lundi 29 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2209765 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | RENAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée sous les nos 2209765 et 2217599, le 3 septembre 2021, Mme B A, représentée par Me Renault, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative de prendre les mesures qu'implique l'exécution des jugements nos 1817739 et 1917465 rendus le 10 février 2021, sous astreinte.
Elle soutient que l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) n'a pas complètement exécuté les jugements nos 1817739 et 1917465.
Par une ordonnance du 12 juillet 2022, le vice-président du tribunal a, en application des dispositions de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par des mémoires enregistrés le 24 novembre 2022 et le 24 juillet 2023, le directeur de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête.
Il soutient avoir communiqué à la requérante l'ensemble des documents administratifs existants et disponibles dont la communication lui a été enjointe par les jugements nos 1817739 et 1917465.
Par deux ordonnances, respectivement en date des 16 novembre 2023 et du
14 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 11 décembre 2023.
Vu les jugements nos 1817739 et 1917465 rendus le 10 février 2021 par le tribunal administratif de Paris.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :
- le rapport de M. Ladreyt, président,
- les conclusions de M. Lamy, rapporteur public,
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes enregistrées sous les nos 2209765 et 2217599 visent toutes deux à l'exécution des jugements nos 1817739 et 1917465. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par une seule décision.
2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () ".
3. Par un jugement définitif n° 1817739 du 10 février 2021, le tribunal a annulé la décision implicite de refus du directeur de l'agence pour l'enseignement français à
l'étranger de communiquer à Mme A les documents soumis au conseil d'administration
préalablement à la séance du 24 novembre 2015, les documents du conseil d'établissement du
lycée français de Pondichéry en lien avec ce projet de restructuration et d'extension, les
documents échangés entre l'agence pour l'enseignement français à l'étranger et le lycée français
de Pondichéry, la convention de prêt conclu entre l'agence pour l'enseignement français à
l'étranger et l'agence France trésor, l'étude de faisabilité et de l'avant-projet de contrat joints à
l'appel d'offre de maîtrise d'œuvre, l'offre du candidat retenu ainsi que les documents relatifs
aux offres des candidats ayant soumissionné, la note établie par le représentant du pouvoir
adjudicateur arrêtant une liste de quatre professionnels susceptibles de réaliser le projet de
restructuration et d'extension, le règlement de la consultation, le cahier des charges dont les
cahiers des clauses administratives et techniques particulières, les plans, le contrat de travaux
visé dans le marché de maîtrise d'œuvre, le rapport d'analyse des offres, des éléments de
notation et de classement ou tout autre document assimilable, les factures et des états d'acompte
émis dans le cadre des travaux de restructuration et d'extension du lycée français de Pondichéry,
les documents rédigés par le prestataire dans le cadre de l'exécution du marché de maîtrise
d'œuvre, l'autorisation du conservatoire des monuments historiques quant à la réalisation de
travaux au sein du lycée français de Pondichéry, la demande de permis de construire ainsi que ce
permis, a enjoint au directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger de lui communiquer ces mêmes documents, sous réserve des occultations nécessaires afin de garantir les secrets protégés par les articles L. 311-5 et L. 311-6 du Code des relations entre le public et l'administration, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, et a condamné l'agence pour l'enseignement français à l'étranger à verser à Mme A la somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
4. Par un jugement définitif n° 1917465 du 10 février 2021, le tribunal a annulé la décision implicite de refus du directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger de communiquer à Mme A la correspondance échangée entre le lycée français de Pondichéry et l'agence pour l'enseignement du français à l'étranger relative aux dons consentis par la fondation Lycée Français Educational Trust, l'inventaire ainsi que les factures de dépenses liées aux dépenses engagées par le lycée français de Pondichéry lors de la journée du
28 septembre 2018, a enjoint au directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger de communiquer à Mme A ces mêmes documents sous réserve des occultations nécessaires afin de garantir les secrets protégés par les articles L. 311-5 et L. 311-6 du Code des relations entre le public et l'administration, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, et a condamné l'agence pour l'enseignement français à l'étranger à verser à
Mme A la somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
5. À l'appui de sa demande, Mme A soutient qu'en dépit de la notification des jugements nos 1817739 et 1917465 à l'agence pour l'enseignement français à l'étranger en date du 11 février 2021, l'agence n'a pas complètement exécuté ces jugements.
Sur les documents échangés entre l'agence et le lycée français de Pondichéry, la note établie par le représentant du pouvoir adjudicateur arrêtant une liste de quatre professionnels susceptibles de réaliser le projet de restructuration et d'extension, et les documents rédigés par le prestataire dans le cadre de l'exécution du marché de maîtrise d'œuvre :
6. Si le directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger conclut au non-lieu à statuer, il résulte de l'instruction que les documents échangés entre l'agence et le lycée français de Pondichéry, la note établie par le représentant du pouvoir adjudicateur arrêtant une liste de quatre professionnels susceptibles de réaliser le projet de restructuration et d'extension, et les documents rédigés par le prestataire dans le cadre de l'exécution du marché de maîtrise d'œuvre n'ont pas été communiqués à la requérante. Par suite, il y a lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'exécution du jugement n° 1817739 en ce qu'elles concernent les documents mentionnés au présent paragraphe.
7. D'une part, l'obligation de communication des documents administratifs résultant des dispositions de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration ne s'étend pas aux documents que l'administration est dans l'impossibilité matérielle de produire, ce caractère s'appréciant eu égard à la nature des documents demandés et au délai dans lequel ils ont été demandés et à l'ensemble des explications données par l'administration.
8. D'autre part, pour établir l'impossibilité matérielle de communiquer lesdits documents, les administrations doivent, d'une part, faire état de ce que des faits postérieurs au jugement ou des faits dont elles ne pouvaient faire état avant son prononcé ont rendu impossible cette communication et, d'autre part, qu'elles ont accompli toutes les diligences nécessaires pour assurer l'exécution de cette décision compte-tenu de la date d'élaboration des documents demandés et de la précision de cette demande. Elles ne peuvent en aucun cas procéder à la destruction délibérée des documents dont le refus de communication a été annulé par le juge administratif, alors même que la réglementation ne leur imposerait plus, à cette date, de les conserver. Si elles ont procédé à une telle destruction après la notification du jugement, elles sont tenues d'accomplir toutes les diligences nécessaires pour les reconstituer, sous réserve d'une charge de travail manifestement disproportionnée, sans préjudice de l'engagement de leur responsabilité.
9. Le directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger expose être dans l'impossibilité matérielle de communiquer les documents échangés entre l'agence et le lycée français de Pondichéry et la note établie par le représentant du pouvoir adjudicateur arrêtant une liste de quatre professionnels susceptibles de réaliser le projet de restructuration et d'extension au motif que ceux-ci ont été perdu, en raison de leur conservation au format Outlook, désormais inexploitable, sur la boîte mail d'un agent. Il résulte de l'instruction que l'ancienneté des documents concernés s'agissant d'un projet de restructuration et d'extension du lycée de Pondichéry datant de 2015, y compris à la date de notification du jugement n° 1817739 intervenue le 11 février 2021, et leur seule conservation par la fonctionnalité " archivage " du logiciel Microsoft Outlook sur la boîte mail d'un agent de l'agence, n'ont pas permis à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger de retrouver les documents sollicités, qui ne sont désormais plus accessibles par l'administration ou ne sont plus conservés. Il s'ensuit que l'administration se trouve dès lors dans l'impossibilité matérielle de communiquer à la requérante ces documents.
10. Le directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger expose également être dans l'impossibilité matérielle de communiquer les documents rédigés par le prestataire dans le cadre de l'exécution du marché de maîtrise d'œuvre. Eu égard à l'auteur des documents et à leur ancienneté, et compte tenu des déclarations non-contestées par la requérante de l'agence quant à l'indisponibilité de ces documents, l'existence actuelle de ces documents, qui n'ont jamais existé ou n'ont pas été conservés, ne résulte pas de l'instruction. Il s'ensuit que l'administration se trouve dès lors dans l'impossibilité matérielle de communiquer à la requérante ces documents.
11. Dans ces conditions, l'existence actuelle des documents mentionnés aux points 9 et 10 ne résulte pas de l'instruction, ceux-ci devant être regardés comme ayant été détruits, alors que leur reconstitution n'apparaît pas possible pour l'administration sans charge de travail manifestement disproportionnée. Dès lors, la demande d'exécution de la communication de ces documents ne peut être que rejetée.
Sur les factures de dépenses liées aux dépenses engagées par le lycée français de Pondichéry lors de la journée du 28 septembre 2018 :
12. Il résulte de l'instruction que les factures de dépenses liées aux dépenses engagées par le lycée français de Pondichéry lors de la journée du 28 septembre 2018 n'ont pas été communiquées à la requérante. Par suite, il y a lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'exécution du jugement n°1917465 en ce qu'elles concernent lesdites factures.
13. Si une autorité administrative est tenue de communiquer les documents administratifs qu'elle détient aux personnes qui en font la demande, ce droit à communication ne s'applique toutefois qu'à des documents existants et n'a ni pour objet, ni pour effet de contraindre l'administration à établir un document qui n'existe pas, l'administration n'étant pas davantage tenue d'établir un document en vue de procurer les renseignements ou l'information souhaités. La communication d'un document inexistant est toutefois imposée, dans l'hypothèse où celui-ci peut être obtenu par un traitement automatisé d'usage courant.
14. Le directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger expose, nouvellement au cours de la présente procédure juridictionnelle d'exécution, sans être contredit, que la réception du 28 septembre 2018 n'a entraîné aucun coût pour le lycée français de Pondichéry dès lors que les seules factures relatives à cet évènement ont été acquittées par le proviseur du lycée sur ses propres fonds d'une part, et par la fondation Lycée Français Educational Trust d'autre part. Il s'ensuit que cet élément nouveau, constitue un changement dans les circonstances justifiant l'impossibilité matérielle pour l'agence de communiquer les factures relatives aux dépenses engagées par le lycée français de Pondichéry pour l'évènement du 28 septembre 2018. Ces documents inexistants n'étant pas de ceux pouvant être obtenus par un traitement automatisé d'usage courant, la demande d'exécution de Mme A s'agissant de la communication de ces factures ne peut être que rejetée.
Sur l'ensemble des autres documents :
15. Il résulte de l'instruction que l'agence pour l'enseignement français à l'étranger a procédé, par un mail du 24 novembre 2022 et par une mise à disposition le 10 juin 2023, via la plateforme " France Transfert " assortie d'un mail d'information de mise à disposition des documents sur cette plateforme, adressés au conseil de Mme A, à la communication de l'ensemble des documents dont la communication lui avait été enjointe par les jugements nos 1817739 et 1917465, à l'exception de ceux évoqués aux points 9 à 14 du présent jugement. Si Mme A avait demandé la communication des documents par communication électronique, il ne ressort pas des pièces du dossier, qu'elle ait indiqué au directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger une adresse mail à laquelle il aurait pu adresser lesdits documents. Dès lors en communicant les documents selon la modalité choisie par la requérante à son conseil, au demeurant identique lors des recours en annulation présentés et dans la présente procédure d'exécution, tout en précisant que ces échanges intervenaient dans le cadre de l'exécution des jugements nos 1817739 et 1917465, le directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger a complètement et utilement exécuté les jugements mentionnés en ce qu'ils concernent ces documents. Il s'ensuit que la demande tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution des jugements nos 1817739 et 1917465 en ce qu'elle concerne ces documents, sous astreinte, est devenue sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur l'exécution de la mise à la charge des frais des litiges :
16. Il ressort des déclarations même de la requérante, et notamment de son courrier adressé au vice-président du tribunal administratif, le 14 février 2022, dans le cadre de la phase administrative de la procédure d'exécution que l'agence pour l'enseignement français à l'étranger a procédé au versement des sommes mises à sa charge au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative par les jugements nos 1817739 et 1917465.
Il s'ensuit que la demande tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution des jugements nos 1817739 et 1917465 en ce qu'elle concerne les frais des litiges, sous astreinte, est devenue sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la demande de
Mme A tendant à ce que le tribunal prescrive, sous astreinte, les mesures qu'implique l'exécution des jugements nos 1817739 et 1917465 en ce qu'elle concerne la communication des documents soumis au conseil d'administration préalablement à la séance du 24 novembre 2015, des documents du conseil d'établissement du lycée français de Pondichéry en lien avec ce projet de restructuration et d'extension, de la convention de prêt conclu entre l'agence pour l'enseignement français à l'étranger et l'agence France trésor, de l'étude de faisabilité et de l'avant-projet de contrat joints à l'appel d'offre de maîtrise d'œuvre, de l'offre du candidat retenu ainsi que des documents relatifs aux offres des candidats ayant soumissionné, du règlement de la consultation, du cahier des charges dont les cahiers des clauses administratives et techniques particulières, des plans, le contrat de travaux visé dans le marché de maîtrise d'œuvre, du rapport d'analyse des offres, des éléments de notation et de classement ou tout autre document assimilable, des factures et des états d'acompte émis dans le cadre des travaux de restructuration et d'extension du lycée français de Pondichéry, de l'autorisation du conservatoire des monuments historiques quant à la réalisation de travaux au sein du lycée français de Pondichéry, de la demande de permis de construire ainsi que ce permis, de la correspondance échangée entre le lycée français de Pondichéry et l'agence pour l'enseignement du français à l'étranger relative aux dons consentis par la fondation Lycée Français Educational Trust, de l'inventaire et la mise à la charge des frais des litiges.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la demande de Mme A enregistrée sous les nos 2209765 et 2217599 est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au directeur de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger.
Délibéré après l'audience du 10 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ladreyt, président,
M. Gandolfi, premier conseiller,
Mme Leravat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2024.
Le président-rapporteur,L'assesseur le plus ancien,
J-P. LADREYTG. GANDOLFI
La greffière,
L. SUEUR
La République mande et ordonne à la ministre de l'Europe et des affaires étrangères en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Nos 2209765,
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309888
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à une ressortissante bangladaise. Le juge a constaté que le préfet de police, mis en demeure, n'avait produit aucune défense et était donc réputé avoir acquiescé aux faits de la requérante, notamment sa présence continue en France depuis 2009 et la régularisation de son conjoint. La décision a été annulée pour méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas procédé à l'examen complet de la situation personnelle et familiale de l'intéressée.
27/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407314
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant camerounais, père d'un enfant français. La juridiction a estimé que la décision administrative, fondée sur une menace à l'ordre public, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant, en portant atteinte à sa vie familiale en France. Le tribunal a ainsi fait prévaloir la protection de la vie familiale sur les considérations d'ordre public dans ce cas d'espèce.
27/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317783
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une révocation et une radiation des cadres d'un capitaine de police pour vice de procédure disciplinaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (5e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était entachée d'un vice substantiel, car l'agent n'a pas disposé d'un délai suffisant pour consulter son dossier (reçu seulement la veille de l'audience du conseil de discipline, malgré sa demande antérieure et l'importance du dossier). Cette méconnaissance des droits de la défense entraîne l'annulation de l'arrêté de révocation attaqué. **Textes appliqués** : Article L. 532-4 du code général de la fonction publique et article 5 du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984, qui garantissent le droit à la communication intégrale du dossier dans un délai permettant une défense effective.
27/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315697
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler sa déclaration d'élimination au concours externe du CAPES d'anglais 2023. La juridiction juge irrecevable le recours, considérant que la délibération du jury sur l'admissibilité n'est pas détachable de sa décision finale. Elle refuse également la condamnation de l'État aux frais de procédure, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
27/03/2026