LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2211115

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2211115

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2211115
TypeDécision
PublicationC
Formation1re Section - 2e Chambre
Avocat requérantTABI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 mai 2022, la société La Maison du Bâtiment 75, représentée par Me Tabi, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que des pénalités et amendes auxquels elle a été assujettie pour un montant total de 192 434 euros ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l'administration fiscale, en omettant de répondre à sa demande de communication de documents, a méconnu la garantie dont elle bénéficie en vertu des dispositions de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2022, l'administrateur général des finances publiques représentant la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Île-de-France conclut au rejet de la requête.

Il soutient que le moyen n'est pas fondé.

Par une ordonnance du 11 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 juillet 2024 à 12 heures.

La société La Maison du Bâtiment 75 a présenté, le 18 septembre 2024 postérieurement à la clôture de l'instruction, un mémoire, lequel n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts ;

- le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Amadori,

- les conclusions de M. Charzat, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société La Maison du Bâtiment 75, qui exerce une activité de menuiserie métallique et de serrurerie, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle, par une proposition de rectification du 19 décembre 2018, le service vérificateur a procédé à des rectifications de ses bénéfices imposables à l'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2015 et 2016 ainsi qu'à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période de janvier 2015 à décembre 2017. Le service lui a également infligé des amendes pour facturation fictive au titre de l'année 2015, des amendes pour facturation de complaisance au titre des années 2016 et 2017 ainsi des amendes pour absence de désignation des bénéficiaires des revenus présumés distribués au titre des exercices clos en 2015 et 2016. Les impositions supplémentaires, pénalités et amendes résultant de ce contrôle ont été mises en recouvrement le 15 mars 2019 pour un montant total, en droits, pénalités, intérêts de retard et amendes, de 192 434 euros. La société La Maison du Bâtiment 75 a contesté ces sommes par une réclamation du 31 décembre 2021, laquelle a fait l'objet d'une décision de rejet du 22 mars 2022.

Sur les conclusions à fin de décharge :

2. Aux termes de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ".

3. En l'espèce, la société La Maison du Bâtiment 75 fait valoir, qu'en application de ces dispositions et à la suite de la notification de la proposition de rectification du 19 décembre 2018 dont elle a été rendue destinataire, elle a sollicité, par l'intermédiaire de son conseil, la communication des éléments recueillis par le service vérificateur dans le cadre de l'exercice de son droit de communication obtenus de tiers, sur lesquels le service s'était fondé pour établir les rectifications et rappels. Au soutien de son moyen, la société requérante produit une copie du courrier adressé au service par son avocat, lequel est présumé avoir été mandaté par le client qu'il indique représenter. Ce courrier mentionne le numéro de recommandé 1B 012 691 5455 8. Le requérant produit également une copie de la preuve de dépôt d'un tel courrier recommandé, libellé à l'adresse de la direction de contrôle fiscal située à Saint-Denis La Plaine et revêtu du même numéro de recommandé, ainsi qu'une impression de la page du site internet de La Poste faisant état du suivi de ce courrier recommandé et dont il résulte que ce dernier, pris en charge le 18 janvier 2019 au bureau de Poste de Paris Victor Hugo, situé à proximité du cabinet d'avocats émetteur du courrier, est parvenu à Saint-Denis la Plaine le 21 janvier 2021, où il a été distribué, ainsi que le mentionne le statut du suivi du courrier. La société requérante justifie suffisamment, par ces éléments, de la notification du courrier portant demande de communication des éléments recueillis par le service, dans le cadre de son droit de communication. En se bornant à faire valoir qu'un tel courrier recommandé n'aurait pas été assorti d'un avis de réception, l'administrateur des finances publiques représentant la direction de contrôle fiscal d'Île-de-France ne conteste pas sérieusement la réception d'un tel courrier par le service. Il est, par ailleurs, constant qu'aucune suite n'a été donnée à un tel courrier, privant ainsi la société contribuable d'une garantie substantielle de procédure. Enfin, l'administration fiscale n'établit pas ni même n'allègue que tout ou partie des impositions supplémentaires et pénalités n'auraient pas été fondées sur ces documents. En conséquence, les impositions supplémentaires, pénalités et amendes en litige doivent être regardées comme ayant été établies à l'issue d'une procédure ayant méconnu les dispositions précitées de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. La procédure d'imposition est entachée, dès lors, d'une irrégularité de nature à entraîner leur décharge.

4. Il résulte de ce qui précède que la société La Maison du Bâtiment 75 est fondée à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, des pénalités et amendes auxquels elle a été assujettie par avis de mise en recouvrement du 15 mars 2019, pour un montant total de 192 434 euros.

Sur les frais liés à l'instance :

5. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par La société La Maison du Bâtiment 75 et non compris dans les dépens.

D E C I D E:

Article 1er : La société La Maison du Bâtiment 75 est déchargée des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, des pénalités et amendes auxquels elle a été assujettie par avis de mise en recouvrement du 15 mars 2019.

Article 2 : L'Etat versera à la société La Maison du Bâtiment 75 une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de la société La Maison du Bâtiment 75 est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société La Maison du Bâtiment 75 et à l'administrateur des finances publiques représentant la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile de France.

Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Le Roux, présidente,

M. Amadori, premier conseiller ;

Mme Alidière, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.

Le rapporteur,

A. AMADORI

La présidente,

M.-O. LE ROUX La greffière,

V. FLUET

La République mande et ordonne au ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/1-

Décisions similaires

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400288

La société First Trading contestait devant le **Tribunal Administratif de Paris** des rappels d'impôts et pénalités suite à un contrôle fiscal. Le tribunal a **rejeté sa requête**, considérant que la proposition de rectification avait été régulièrement notifiée conformément aux articles L. 57 et L. 76 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens soulevés (prescription, qualification de la cession immobilière) n'étaient pas fondés.

31/03/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407139

**Sujet principal** : La requête de la SAS Etablissements A. Chollet contestant la réintégration fiscale de provisions pour dépréciation de ses stocks et demandant la décharge d'impositions supplémentaires sur les sociétés. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la méthode d'évaluation de la provision pour dépréciation appliquée au groupe de produits "V" n'est pas suffisamment précise et détaillée, car elle utilise un taux unique basé sur la durée de stockage pour des produits hétérogènes, sans justification d'une dépréciation homogène. **Textes appliqués** : Les articles 39-1 5° et 38-3 du Code général des impôts (CGI), en application de l'article 209 du CGI, ainsi que l'article 38 decies de l'annexe III au CGI, relatifs aux conditions de déductibilité des provisions pour dépréciation des stocks.

31/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418646

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision du recteur de l'académie de Paris refusant la révision de l'affectation de sa fille en classe de première STMG. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en maintenant l'affectation initiale, les arguments fondés sur une prétendue erreur d'un conseiller principal d'éducation et sur les risques pour la scolarité de l'élève n'étant pas de nature à caractériser une situation exceptionnelle justifiant une révision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et de l'arrêté académique fixant les procédures d'affectation.

31/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517216

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, etc.) prises par le préfet de police. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer ces décisions et que leur motivation était suffisante, notamment au regard de la menace pour l'ordre public. Il a également déclaré irrecevable le recours contre le signalement Schengen, cette inscription n'étant pas une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.

31/03/2026

← Retour aux décisions