jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2217627 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET HODEZ, ROUFIAT AVOCATS ASSOCIES (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 19 août 2022, 7 septembre 2022 et 17 mars 2023, M. B D, représenté par Me Joseph-Theobald, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de surseoir à statuer sur l'indemnisation de ses préjudices dans l'attente de leur évaluation par un collège d'experts judiciaires spécialisés en urologie, infectiologie et psychiatrie ;
2°) de condamner l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à l'indemniser de l'ensemble de ses préjudices, à hauteur de 134 780 euros ;
3°) de condamner l'AP-HP aux entiers dépens.
Il soutient que :
- la responsabilité de l'AP-HP est engagée du fait du retard de prise en charge de l'infection constatée le 6 juillet 2020 à l'issue de l'ablation de sa prothèse pénienne, laquelle avait été antérieurement posée par l'équipe médicale de l'hôpital Foch à Suresnes ;
- les analyses bactériologiques de la prothèse ont révélé la présence de plusieurs germes, notamment des streptocoques, qui auraient dû conduire à la mise en place précoce d'un traitement antibiotique dès sa sortie de l'hôpital. Il a été victime d'infections staphylococciques et à streptocoques à répétition de 2020 à 2021 ;
- les conditions sont réunies pour ordonner une expertise judiciaire, notamment pour évaluer ses préjudices ;
- les préjudices subis résultant de cette infection nosocomiale doivent être évalués comme suit : 11 790 euros au titre des dépenses des santé actuelles, 1 180 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 4 000 euros au titre des souffrances endurées permanentes, 5 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire, 2 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent, 34 500 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 37 800 euros au titre des pertes de gains professionnels actuels et 30 000 euros au titre du préjudice sexuel.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2023, le directeur général de l'AP-HP conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la demande d'expertise complémentaire sollicitée par M. D ;
2°) à ce que les demandes de M. D soient ramenées à la part strictement imputable à la faute commise par l'AP-HP ;
3°) à titre subsidiaire, de surseoir à statuer dans l'attente de la réalisation de l'expertise, pour laquelle seront désignés un expert urologue et un expert infectiologue ;
4°) au rejet des demandes plus amples de M. D.
Il soutient que :
- l'AP-HP entend reconnaître sa responsabilité uniquement en tant qu'elle concerne le retard de prise en charge de l'infection nosocomiale déjà présente lorsque M. D s'est rendu à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière ;
- M. D est uniquement fondé à être indemnisé au titre de son déficit fonctionnel temporaire et de ses souffrances endurées ;
- les demandes de la CPAM de Paris ne pourront qu'être rejetées.
Par un mémoire, enregistré le 10 octobre 2022, le directeur général de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Paris, représenté par Me Lefebvre, demande au tribunal :
1°) de condamner l'AP-HP à lui verser la somme de 24 945,41 euros, assortie des intérêts légaux à compter du 10 octobre 2022 ;
2°) de réserver les prestations non connues à ce jour et celles qui pourraient être versées ultérieurement ;
3°) de condamner l'AP-HP à lui verser la somme de 1 114 euros correspondant à l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ;
4°) de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Il fait valoir que :
- il est fondé à solliciter la condamnation du responsable du dommage à lui rembourser sa créance correspondant aux prestations versées imputables à l'accident médical dont a été victime M. D ;
- les prestations servies par la caisse s'élèvent à la somme de 24 945,41 euros.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique,
- le code de la sécurité sociale,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Abrahami, rapporteur public,
- et les observations de Me Joseph-Theobald, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, né le 24 mai 1982, a fait l'objet d'une implantation de prothèse pénienne le 22 novembre 2018, à l'hôpital Foch à Suresnes. Le 7 février 2020, il a été victime d'un accident domestique résultant en une brûlure au niveau des parties intimes. Le 28 février 2020, il a été procédé à une implantation testiculaire, à l'hôpital Foch. M. D s'est présenté le 5 juillet 2020 au service des urgences de la Pitié-Salpêtrière à Paris en raison de la survenue d'une érosion de la pompe de sa prothèse pénienne, avec plaie au niveau du scrotum. Il a été procédé à l'ablation de la prothèse le 6 juillet 2020. M. D a été autorisé à quitter l'établissement le 7 juillet 2020, avec reprise du suivi à l'hôpital Foch, à Suresnes, où avait eu lieu l'intervention initiale de pose de prothèse. La prothèse pénienne a été adressée au service de bactériologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour procéder à des analyses qui ont révélé une culture positive aux germes enteroccus faecalis, klebsiella oxytoca et staphylococcus epidermidis. M. D a été de nouveau hospitalisé le 20 juillet 2020 en raison d'une fièvre persistante et d'une dermoépidermique sub-pubienne et inguinale gauche avec désunion de la cicatrice et écoulement purulent. Une antibiothérapie probabiliste a alors été mis en place le même jour. M. D a saisi, le 29 septembre 2022, la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CCI) d'Ile-de-France aux fins d'indemnisation. La CCI d'Ile-de-France a diligenté une expertise conduite par le Dr C, urologue, qui a déposé son rapport le 21 décembre 2022. Par un avis du 25 janvier 2023, la CCI d'Ile-de-France s'est estimée incompétente pour rendre un avis sur la demande d'indemnisation présentée par M. D.
2. Par un courrier avec avis de réception en date du 24 novembre 2021, M. D a sollicité, auprès de l'AP-HP, l'indemnisation de ses préjudices en lien avec le défaut de prise en charge dont il estime avoir été victime dans les suites de l'ablation de la prothèse pénienne effectuée le 6 juillet 2020. Par un courrier du 8 août 2022, l'AP-HP a formulé une proposition d'indemnisation auprès de M. D, qui l'a refusée. Par la présente requête, M. D demande au tribunal de condamner l'AP-HP en réparation de ses préjudices.
Sur la responsabilité de l'AP-HP :
3. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ". Ces dispositions font peser sur l'établissement de santé la responsabilité des infections nosocomiales, qu'elles soient exogènes ou endogènes, à moins que la preuve d'une cause étrangère soit rapportée ou que le taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique de la victime soit supérieur à 25 %, étant précisé que seule une infection, survenant au cours ou au décours d'une prise en charge et qui n'était ni présente ni en incubation au début de la prise en charge, peut être qualifiée de nosocomiale.
4. D'une part, il résulte de l'instruction qu'à l'issue de l'ablation de la prothèse pénienne de M. D le 6 juillet 2020 à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, la prothèse a été adressée au service de bactériologie pour procéder à des analyses, lesquelles ont révélé une culture positive aux germes enteroccus faecalis, klebsiella oxytoca et staphylococcus epidermidis. M. D a de nouveau été hospitalisé le 20 juillet 2020 en raison d'une fièvre persistante et d'une cellulite sub-pubienne et inguinale gauche avec désunion de la cicatrice et écoulement purulent. Une antibiothérapie probabiliste a alors été mise en place le même jour, laquelle a permis une régression du syndrome biologique dès le 21 juillet suivant. Ainsi que le précise le rapport d'expertise, l'accident domestique du 7 février 2020 a entraîné une brûlure du deuxième degré au niveau de la phalloplastie et une détérioration par choc direct de la pompe de la prothèse, qui ne fonctionnait plus et a été secondairement à l'origine de la constitution d'un abcès. Ainsi, l'infection dont a été victime M. D était déjà présente lors de sa prise en charge par l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière en raison d'une abcédation fistulisée avec exposition de la pompe de la prothèse, nécessitant l'ablation de ce matériel. Les germes liés à cette infection ont été diagnostiqués à l'issue de l'ablation de la prothèse pénienne le 6 juillet 2020, de sorte que l'infection, ainsi que le rapporte suffisamment l'AP-HP, doit être regardée, en l'espèce, comme relevant d'une cause étrangère à la prise en charge médicale assurée par cet établissement.
5. D'autre part, il résulte de l'instruction que M. D n'a pas été recontacté à l'issue de cette même intervention, alors que la lecture des examens bactériologiques du patient aurait dû conduire à la mise en place plus précoce d'une antibiothérapie, le retard de cette dernière favorisant le développement d'une cellulite pubienne et périnéale et nécessitant l'hospitalisation de M. D, du 20 au 24 juillet 2020. Le rapport d'expertise précise, à cet égard, que la cellulite développée par M. D constitue la seule conséquence imputable au manquement de l'AP-HP. Dans ces conditions, et sans qu'il soit besoin d'ordonner une nouvelle expertise, M. D est uniquement fondé à demander la réparation des préjudices subis du fait du retard de prise en charge de l'équipe médicale de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans les suites de l'intervention du 6 juillet 2020.
Sur les préjudices :
6. L'expert désigné par la CCI a fixé la date de consolidation au 15 décembre 2021. L'intéressé a droit à la réparation de ses préjudices. Il y a également lieu de statuer sur les prétentions indemnitaires présentées par la CPAM de Paris.
En ce qui concerne les préjudices extra patrimoniaux :
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
7. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que le retard de prise en charge de l'infection nosocomiale de M. D a été à l'origine d'une période de déficit fonctionnel temporaire total du 20 au 24 juillet 2020 puis d'une période de déficit fonctionnel temporaire partiel de 50 % du 25 juillet au 25 août 2020 et de 10 % du 26 août au 21 septembre 2020. Il sera fait une exacte indemnisation de ce poste de préjudice en allouant à M. D la somme de 466 euros, qui sera mise à la charge de l'AP-HP.
S'agissant des souffrances endurées :
8. Il y a lieu de fixer à 2 sur une échelle croissante de 1 à 7, les souffrances endurées par le requérant à raison de la cellulite pubienne et inguinale imputable aux soins délivrés par l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il y a donc lieu de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 2 000 euros.
9. En revanche, il ne résulte pas de l'instruction que les autres chefs de préjudices invoqués par M. D seraient imputables au retard de prise en charge de l'infection nosocomiale qui était déjà présente lorsque ce dernier s'est présenté à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière le 5 juillet 2020. Aucune indemnisation ne peut ainsi lui être allouée à ce titre.
En ce qui concerne les dépenses de santé exposées par la CPAM de Paris :
10. La CPAM de Paris justifie, par la production d'un relevé définitif de ses débours émis le 6 octobre 2022, avoir pris en charge, pour le compte de M. D, le versement de frais hospitaliers, pour un montant total de 24 945,41 euros. Il résulte de l'instruction que seule l'hospitalisation de M. D entre le 20 juillet et le 24 juillet 2020 est en lien direct et certain avec le retard de prise en charge de l'infection nosocomiale du requérant. Il y a donc lieu de condamner l'AP-HP à verser la somme de 7 120 euros à la caisse, assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 octobre 2022.
Sur l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale :
11. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget () ".
12. La CPAM de Paris a droit à l'indemnité forfaitaire régie par les dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, pour le montant de 1 162 euros auquel elle a été fixée par l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, l'AP-HP versera à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris la somme de 1 162 euros.
Sur les frais liés au litige :
13. Il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de la CPAM de Paris tendant au versement d'une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que la présente instance ait occasionné des dépens ni pour M. D ni pour la CPAM de Paris. Par suite, les conclusions présentées en ce sens doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris est condamnée à verser à M. D la somme de 2 466 euros en réparation de ses préjudices.
Article 2 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris est condamnée à verser à la CPAM de Paris la somme de 7 120 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 octobre 2022.
Article 3 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à la CPAM de Paris la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la CPAM de Paris est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris et au directeur général de la caisse primaire d'assurance maladie de Paris.
Copie sera transmise pour information au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Versol, présidente,
M. Pény, premier conseiller,
M. Doan, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
Le rapporteur,
A. A
La présidente,
F. Versol La greffière,
A. Cardon
La République mande et ordonne au ministre de la prévention et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/6-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026