vendredi 20 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2218594 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | CREISSELS |
Vu la procédure suivante :
Par un mémoire, enregistré le 25 avril 2025, la société SETEC TPI demande à ce que les opérations d'expertise ordonnées par le jugement avant dire-droit n° 2218594 du 3 décembre 2024 soient rendues opposables aux sociétés Guintoli, Demathieu Bard Construction, NGE Génie civil, Pizzaroti, Géotechnique et travaux spéciaux, Franki Fondations Belgium et Atlas Fondations.
Elle fait valoir qu'elle a présenté un mémoire, enregistré le 14 octobre 2024 par lequel elle a formulé des conclusions d'appel en garantie contre lesdites sociétés.
Par un mémoire, enregistré le 2 juin 2025, la société Egis projects, représentée par Me Jeambon, fait valoir qu'elle ne s'oppose pas à l'extension des opérations d'expertise.
Par un mémoire, enregistré le 12 juin 2025, la société Demathieu Bard Construction, représentée par Me Mathurin, conclut au rejet de la demande d'extension et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société SETEC TPI au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la société SETEC TPI n'étant pas intervenue pour la réalisation des travaux en litige, la demande de mise en cause de la société Demathieu Bard Construction est irrecevable et infondée.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Victor Tanzarella Hartmann, conseiller,
- les conclusions de Mme Christelle Kanté, rapporteure publique,
- et les observations de Me Bonifas pour la société AGLM Immo et Me Delesque pour la société Demathieu Bard Construction.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement avant dire-droit n°2218594/5-3 du 3 décembre 2024, le tribunal administratif de Paris a décidé de procéder à une expertise avant de statuer sur la requête présentée par la société AGLM Immo et tendant à l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison des travaux de prolongement de la ligne E du RER (projet EOLE).
2. Par un mémoire enregistré le 14 octobre 2024, la société SETEC TPI a présenté des conclusions d'appel en garantie contre les sociétés SNCF Réseau, Egis Rail, Agence Duthilleul, Guintoli, Demathieu Bard Construction, NGE Génie Civil, Pizzaroti, Géotechnique et Travaux Spéciaux, Franki Fondations Belgium et Atlas Fondations. Il y a lieu, dès lors, d'étendre les opérations d'expertise auxdites sociétés. Si la société Demathieu Bard Construction fait valoir que les conclusions d'appel en garantie de la société SETEC TPI sont vouées au rejet dès lors que celle-ci n'a pas réalisé la maitrise d'œuvre des travaux qui seraient à l'origine des dommages subis par la société AGLM Immo, la mise en en cause d'une partie dans une expertise ne préjuge aucunement de l'existence, de l'étendue et des responsabilités des parties.
3. Il résulte de ce qu'il précède qu'il y a lieu de faire droit à la demande d'extension présentée par la société SETEC TPI.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société SETEC TPI la somme demandée par la société Demathieu Bard au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les opérations d'expertise décidées par jugement avant dire droit n°2218594 du 3 décembre 2024 seront réalisées en présence des sociétés AGLM Immo, SNCF Réseau, SETEC, SETEC TPI, Egis Projects, Egis Rail, Agence Duthilleul, Guintoli, Demathieu Bard Construction, NGE Génie Civil, Pizzaroti, Géotechnique et Travaux Spéciaux, Franki Fondations Belgium et Atlas Fondations.
Article 2 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la société Demathieu Bard Construction sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié aux sociétés AGLM Immo, SNCF Réseau, SETEC, SETEC TPI, Egis Projects, Egis Rail, Agence Duthilleul, Guintoli, Demathieu Bard Construction, NGE Génie Civil, Pizzaroti, Géotechnique et Travaux Spéciaux, Franki Fondations Belgium et Atlas Fondations.
Délibéré après l'audience du 19 juin 2025 à laquelle siégeaient :
M. Davesne, président,
M. Maréchal, premier conseiller,
M. Tanzarella Hartmann, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2025.
Le rapporteur,
V. Tanzarella HartmannLe président,
S. Davesne
La greffière,
V. Lagrède
La République mande et ordonne au ministre chargé des transports, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026