jeudi 12 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2221249 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET SAIDJI ET MOREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 octobre 2022, la société Options, représentée par Me Grevellec, demande au juge des référés sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
1°) A titre principal, de condamner le Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires de Paris (CROUS de Paris) à lui payer la somme de 4 005,97 euros TTC au titre de la facture n°1059312 du 17 février 2022, assortie des intérêts au taux contractuel égal à 10% l'an à compter de la date d'échéance de ladite facture ;
2°) A titre subsidiaire, de condamner le CROUS de Paris au paiement des intérêts au taux légal, sur la somme provisionnelle de 4 005,97 euros à compter de la mise en demeure du 14 juin 2022, soit à compter du 17 juin 2022 ;
3°) En tout état de cause, de condamner le CROUS de Paris à lui payer la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- le CROUS de Paris n'a pas procédé au paiement de la facture n° 1059312 du
17 février 2022 d'un montant de 4 005,97 euros TTC.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2022, le CROUS de Paris conclut au non-lieu à statuer sur la demande de paiement d'une provision.
Il soutient que :
- il a payé la facture objet du litige par un virement en date du 29 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Par ordonnance, la clôture d'instruction a été fixée au 23 décembre 2022.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. "
2. Il résulte de l'instruction que par un bon de commande en date du 28 janvier 2022, le CROUS de Paris a commandé à la société Options divers matériels pour un événement " UG-CNAM Grand Palais " du 5 février 2022 pour un montant de 4 005,97 euros TTC. La société Options a mis le matériel loué à disposition du CROUS de Paris. Le 17 février 2022, la société Options a déposé sur la plateforme Chorus la facture n°1059312 d'un montant de 4 005,97 euros TTC. Par courrier en date du 14 juin 2022, la société requérante a mis en demeure le CROUS de Paris de procéder au paiement de la somme provisionnelle de 4 005, 95 euros TTC au titre de la facture n°1059312 du 17 février 2022.
3. Par la présente requête, la société Options demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner le CROUS de Paris à lui verser une provision de 4 005,97 euros TTC au titre de la facture n°1059312 du
17 février 2022. La société demande également que cette somme soit assortie des intérêts au taux contractuel, le cas échéant au taux légal.
Sur la demande de provision :
4. Il résulte de l'instruction et n'est pas contesté que le CROUS de Paris a procédé le 29 août 2022 au paiement de la somme de 4 005,97 euros TTC réclamée par la société Options, soit antérieurement à l'introduction de la présente requête. Par suite, les conclusions de la société Options tendant au versement d'une provision de ce montant au titre des prestations qu'elle a effectué sont irrecevables. Par voie de conséquence, il en est de même des conclusions relatives aux intérêts au taux contractuel. Sa requête ne peut, dès lors, qu'être rejetée.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CROUS de Paris, qui n'est pas la partie perdante, la somme que la société Options demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. D'autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner la société Options à verser au CROUS de Paris la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Options tendant au versement d'une provision est rejetée.
Article 2 : La société Options versera au CROUS de Paris la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Options et au CROUS de Paris.
Fait à Paris, le 12 janvier 2023.
La juge des référés,
M.-P. A
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
2/4-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026