jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2301804 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CHALAVON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 janvier et 17 avril 2023, les sociétés SNCF Gares et Connexions et SNCF Retail et Connexions, représentées par Me Chalavon, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner la société Prêt à croquer à leur verser, à titre de provision, la somme de 59 811,96 euros, assortie, à compter de la date d'exigibilité des créances, des intérêts au taux légal majoré de 2 points et de la capitalisation des intérêts, sans délai et sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, le tout au titre des redevances contractuelles impayées et autres charges jusqu'à la date de résiliation de la convention le 15 décembre 2022, et de l'indemnité pour occupation domaniale irrégulière pour la période, à parfaire, du 15 décembre 2022 au 30 septembre 2023 ;
2°) de mettre à la charge de la société Prêt à croquer une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la juridiction administrative est compétente, dès lors que la convention en cause est un contrat administratif ;
- la demande est recevable, dès lors que la créance trouve son origine dans un contrat ;
- l'obligation de paiement et son quantum ne sont pas sérieusement contestables ; les redevances d'occupation domaniale sont dues en application de l'article 8 des conditions particulières de la convention d'occupation domaniale ; les indemnités d'occupation irrégulières sont dues en application des articles L. 2122-1, L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques ; les intérêts de retard ainsi que leur capitalisation sont dus en application de l'article 1343-2 du code civil et de l'article 11 des conditions générales de la convention.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 avril 2023, la société Prêt à croquer, représentée par Me Bidault conclut au rejet de la requête, demande la désignation d'un expert et à ce que soit mis à la charge, solidairement, des sociétés Retail et Connexions et SNCF Gares et Connexions la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les sommes demandées sont contestables ; il n'est pas possible de connaître la date de résiliation de la convention d'occupation du domaine public ;
- elle a été dans l'incapacité d'exploiter son point de vente dans des conditions normales.
Par un mémoire en réplique enregistré le 19 avril 2023 à 10 heures 16 les sociétés SNCF Gares et Connexions et Retail et Connexions persistent dans leurs précédentes conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Guillou, greffière d'audience, M. A a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Chalavon, représentant les sociétés SNCF Gares et Connexions et Retail et Connexions ;
- et les observations de Me Gaury, représentant la société Prêt à croquer.
La clôture de l'instruction a été reportée au 19 avril 2023 à 17 heures.
Considérant ce qui suit :
1. Par une convention d'occupation du domaine public ferroviaire non constitutive de droits réels en date du 25 mars 2016, la société Prêt à croquer a été autorisée par SNCF Gares et Connexions à occuper une coque commerciale d'une superficie totale d'environ 30 m² située au sein de la gare de Paris Nord (lot n°1 de l'UT n°002063L sur le quai des voies 41/43), à Paris, pour y exercer l'activité de " cafétéria, boutique et magasin ayant pour vocation la vente à emporter d'aliments et de boissons présentés dans des conditionnements établis ", sous l'enseigne " Prêt à croquer ", aujourd'hui " Segafredo ". Cette autorisation d'occupation a été consentie pour une durée de 10 ans prenant effet rétroactivement à compter du 1er janvier 2013 et prenant fin au 31 décembre 2022. Par une décision unilatérale du 30 avril 2020, la société SNCF Gares et Connexions a consenti à la société Prêt à croquer une exonération totale de redevance et de charges pour la période du 16 mars au 30 avril 2020. Par un avenant conclu le 14 décembre 2020, une exonération de redevance minimum garantie à hauteur de 17.332,00 euros HT a été octroyée à la société Prêt à croquer, pour la période du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, à la condition préalable que cette dernière s'engage à payer, déduction faite de cette exonération, l'intégralité des sommes restant dues. Par courrier du 20 octobre 2022, notifié le 14 novembre 2022, la société SNCF Retail et Connexions a informé la société Prêt à croquer de la résiliation pour faute de la convention, en application de l'article 24 de ses conditions générales, pour défaut de paiement qui interviendrait selon les termes de ce courrier le 30 novembre 2022, mais intervenue, en réalité, selon les écritures des sociétés requérantes, le 15 décembre 2022. Par la présente requête, les sociétés SNCF Gares et Connexions et Retail et Connexions demandent au tribunal que la société Prêt à croquer soit condamnée à leur verser à titre de provision la somme de 59 811,96 euros, assortie, à compter de la date d'exigibilité des créances, des intérêts au taux légal majoré de 2 points et de la capitalisation des intérêts, au titre des redevances contractuelles et autres charges et de l'indemnité pour occupation domaniale irrégulière pour la période, à parfaire, du 15 décembre 2022 au 30 septembre 2023.
Sur la demande de provision :
2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ". Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de la seule obligation invoquée devant lui par la partie qui demande une provision, sans tenir compte d'une éventuelle créance distincte que le défendeur détiendrait sur le demandeur.
3. Aux termes des dispositions de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L.1 donne lieu au paiement d'une redevance (). ".
En ce qui concerne la somme demandée au titre des redevances d'occupation et autres charges issues de la convention d'occupation jusqu'à sa date de résiliation au 15 décembre 2022 :
4. Aux termes de l'article 8 des conditions particulières de la convention d'occupation du domaine public : " 1) Montant de la redevance / L'OCCUPANT paie au Gestionnaire une redevance dont le montant annuel hors taxe est égal au chiffre d'affaires de l'année N réalisé sur l'emplacement concédé. / Par définition, ce chiffre d'affaires réalisé sur l'emplacement concédé n'étant pas connu en début d'année, l'OCCUPANT garantit pour l'année N le versement d'un montant minimum égal à 85% de 15% du chiffre d'affaires de l'année N-1 réalisé sur l'emplacement concédé. Les parties conviennent que l'OCCUPANT transmettra au plus tard le 31 mars de l'année N+1 le chiffre d'affaires réalisé sur l'emplacement concédé, certifié par un expert-comptable ou un commissaire aux comptes, qui permettra le calcul définitif de la redevance de l'année N. () ". Aux termes de l'article 11 de la même convention : " () 2) Impôts et taxes / L'OCCUPANT rembourse à SNCF RESEAU les dépenses engagées sur la base d'un forfait annuel global. / Le montant annuel de ce forfait est fixé à trois mille sept cent trente-neuf euros et soixante-seize centimes (3 739,76) hors taxes ; il est payable aux conditions et selon la périodicité fixées pour le paiement de la redevance. / Ce forfait est indexé chaque année dans les mêmes conditions que la redevance d'occupation ou révisé, notamment en cas de modification des prestations et fournitures assurées ou en cas de modification de l'utilisation des locaux. ". L'article 9 fixe la formule d'indexation applicable.
5. Il résulte de l'instruction que la société SNCF Retail et Connexions, agissant pour le compte de la société SNCF Gares et Connexions, ayant constaté des défauts de paiement de la part de la société Prêt à croquer, l'a, par un courrier du 12 juillet 2022, mise en demeure de payer, dans un délai de huit jours, la somme rectifiée de 27 076,16 euros TTC au titre des redevances impayées. En l'absence de paiement, elle l'a, par un courrier du 20 octobre 2022, notifié le 14 novembre suivant, mise en demeure de quitter le bien qu'elle occupe ainsi que de payer, sans délai, la somme actualisée de 35 181,39 euros. Compte tenu des termes de la convention du 25 mars 2016 cités au point 4, et ainsi qu'il en ressort de l'extrait de compte des restes dus au 3 janvier 2023 de la société Retail et Connexions, les redevances d'occupation indexées et les taxes sur la valeur ajoutée et charges dus par la société Prêt à croquer s'élèvent à 35 181,39 euros TTC, incluant les frais d'huissier à hauteur de 107,60 euros. Par ailleurs, si la société Prêt à croquer soutient que la créance dont se prévalent les sociétés requérantes est sérieusement contestable du seul fait de désordres affectant la dépendance domaniale occupée qui leur seraient imputables et auraient perturbé son exploitation commerciale, il résulte de l'instruction qu'aucune stipulation de la convention d'occupation n'autorise l'occupant à se soustraire au paiement des redevances pour un tel motif. Ainsi, la société Prêt à croquer ne peut utilement se prévaloir d'éventuels préjudices pour se délier de son obligation d'acquitter les redevances d'occupation en litige et dès lors ses conclusions tendant à la désignation d'un expert judiciaire ne peuvent qu'être rejetées.
6. Dans ces conditions, l'obligation dont se prévalent les sociétés SNCF Gares et Connexions et Retail et Connexions au titre des redevances d'occupation indexées de la société Prêt à croquer, et des frais et charges associés n'est pas sérieusement contestable à hauteur de la somme sollicitée pour la période allant du 1er avril 2021 au 15 décembre 2022.
En ce qui concerne la somme demandée au titre de l'indemnité d'occupation irrégulière :
7. Le gestionnaire du domaine public est fondé à réclamer à l'occupant qui utilise de manière irrégulière le domaine une indemnité compensant les revenus qu'il aurait pu percevoir d'un occupant régulier pendant cette période. A cette fin, il doit rechercher le montant des redevances qui auraient été appliquées si l'occupant avait été placé dans une situation régulière, soit par référence à un tarif existant, lequel doit tenir compte des avantages de toute nature procurés par l'occupation du domaine public, soit, à défaut de tarif applicable, par référence au revenu, tenant compte des mêmes avantages, qu'aurait pu produire l'occupation régulière de la partie concernée du domaine public.
8. Aux termes de l'article 24 des conditions générales de la convention d'occupation applicable : " En cas de non-paiement des sommes dues par l'OCCUPANT à la date limite de paiement figurant sur les factures, [SNCF Gares et Connexions] ou le GESTIONNAIRE le met en demeure de régler les sommes dues, par lettre recommandée avec demande d'accusé de réception. A défaut de règlement dans le délai imparti, ou de solution alternative conventionnellement convenue dans le même délai, [SNCF Gares et Connexions] ou le GESTIONNAIRE peut par lettre recommandée avec accusé de réception, mettre fin à la convention sans qu'il y ait lieu de remplir quelque formalité judiciaire que ce soit pour que la résiliation soit effective. Dans les cas visés au présent article, () le gestionnaire informe l'occupant de sa décision de résilier la convention au moins un mois avant sa prise d'effet, par lettre recommandée avec demande d'accusé de réception. ".
9. Il résulte de l'instruction que le courrier de mise en demeure du 12 juillet 2022 a, conformément à l'article 24 des conditions générales de la convention, ouvert aux sociétés requérantes la possibilité de mettre fin à la convention à défaut de paiement dans le délai imparti de huit jours fixé par le courrier. Ainsi, par un courrier du 20 octobre 2022, notifié le 14 novembre 2022, la convention d'occupation du domaine public a été résiliée de plein droit, conformément à ce que soutiennent les sociétés requérantes, le 15 décembre 2022, faute pour la société Prêt à croquer d'avoir déféré à la mise en demeure du 12 juillet 2022 de payer les redevances dues. En dépit de la résiliation de la convention, la société Prêt à croquer s'est maintenue irrégulièrement sur le domaine public sans droit ni titre depuis le 15 décembre 2022. La société Prêt à croquer ne conteste ni se maintenir irrégulièrement sur l'emplacement litigieux, ni le montant du préjudice réclamé au titre de l'indemnisation compensant les revenus dont les sociétés requérantes ont été privées. Dès lors, l'obligation dont se prévalent les sociétés SNCF Retail et Connexions et SNCF Gares et Connexions doit être regardée comme non sérieusement contestable pour la période allant du 15 décembre 2022 à la libération effective de la dépendance du domaine public par la société Prêt à croquer.
10. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la société Prêt à croquer à verser une provision aux sociétés SNCF Gares et connexions et Retail et Connexions au titre des redevances d'occupation impayées du 1er avril 2021 au 15 décembre 2022, et de l'indemnité d'occupation irrégulière du domaine public, calculée par référence au tarif existant, à compter du 15 décembre 2022 et jusqu'à sa libération effective des lieux, et non comme le demandent les sociétés requérantes jusqu'au 30 septembre 2023 dès lors que cette date ne peut être présumée comme celle de la libération effectives des lieux, dans la limite des 59 811,96 euros demandés. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette condamnation d'une astreinte.
Sur les intérêts de retard et leur capitalisation :
11. D'une part, aux termes de l'article 12.6 des conditions générales de la convention : " Les sommes non payées à la date limite de paiement indiquée sur la facture sont de plein droit et automatiquement majorées d'intérêts de retard après l'envoi d'une mise en demeure restée sans effet, et ce quelle que soit la cause du retard du paiement. Ces intérêts de retard sont calculés sur la base du taux de l'intérêt légal applicable à l'année considérée majorée de cinq points, et ce à compter rétroactivement de la date d'exigibilité de la redevance d'occupation ; étant précisé que tout mois commencé sera dû. ". Les sociétés requérantes ont droit aux intérêts de retard, calculés dans les conditions prévues par les stipulations de l'article susmentionné, sur la somme correspondant aux redevances d'occupation mises à la charge de la société Prêt à croquer sur un fondement contractuel jusqu'à la date du 15 décembre 2022, date à laquelle la convention a été résiliée.
12. D'autre part, aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. () ". Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires dus en application de l'article 1231-6 du code civil courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine. En application de ces dispositions, les sociétés requérantes ont droit aux intérêts au taux légal à compter du 28 juillet 2022, soit huit jours après la date à laquelle leur première mise en demeure du 12 juillet 2022 a été notifiée à la société Prêt à croquer, soit le 20 juillet 2022.
13. Aux termes de l'article 1343-2 du même code : " Les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, produisent intérêt si le contrat l'a prévu ou si une décision de justice le précise. ". Pour l'application de ces dispositions, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond. Cette demande prend toutefois effet au plus tôt à la date à laquelle elle est enregistrée et pourvu qu'à cette date il s'agisse d'intérêts dus au moins pour une année entière. Le cas échéant, la capitalisation s'accomplit à nouveau à l'expiration de chaque échéance annuelle ultérieure sans qu'il soit besoin de formuler une nouvelle demande.
14. La capitalisation des intérêts a été demandée le 23 janvier 2023. Dès lors, à la date de la présente ordonnance, il n'était pas dû une année d'intérêts. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de rejeter la demande de capitalisation.
Sur les frais d'instance :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Prêt à croquer, qui est la partie perdante, le versement aux sociétés SNCF Gares et Connexions et Retail et Connexions de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, les conclusions de la société Prêt à croquer sur le fondement de ces dispositions ne peuvent qu'être rejetées.
O R D O N N E:
Article 1er : La société Prêt à croquer est condamnée à verser aux sociétés SNCF Gares et Connexions et Retail et Connexions une provision au titre des redevances d'occupation impayées du 1er avril 2021 au 15 décembre 2022, et de l'indemnité d'occupation irrégulière du domaine public, calculée par référence au tarif existant, à compter du 15 décembre 2022 et jusqu'à sa libération effective des lieux, dans la limite de 59 811,96 euros, augmentée des intérêts de retard selon les modalités précisées aux points 11 et 12 de la présente ordonnance.
Article 2 : La société Prêt à croquer versera aux sociétés SNCF Gares et Connexions et Retail et Connexions la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus de conclusions des sociétés requérantes et les conclusions de la société Prêt à croquer sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société SNCF Gares et Connexions, à la société Retail et Connexions et à la société Prêt à croquer.
Fait à Paris, le 27 avril 2023.
Le juge des référés,
J.-F. A
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/4-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026