LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2303330

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2303330

mardi 3 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2303330
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation2e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET DELOITTE SOCIETE D'AVOCATS

Résumé IA

**Sujet principal** : Recours en restitution de TVA pour un montant de 138 267 euros, introduit par la société Wework Paris I Tenant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société comme irrecevable pour tardiveté. Il considère que le délai de recours de deux mois a couru à compter de la notification initiale du rejet partiel par l'administration fiscale (13 septembre 2022), et que la saisine ultérieure d'un conciliateur fiscal ainsi qu'un échange de courriers ne constituent pas une nouvelle réclamation régulière interrompant ce délai. **Textes appliqués** : Articles R.* 199-1 et R.* 197-3 du Livre des Procédures Fiscales (délai de recours et conditions de forme d'une réclamation contentieuse).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 février et 7 novembre 2023, la société Wework Paris I Tenant, représentée par Me Gerometta, demande au tribunal :

1°) de prononcer la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée qu’elle estime avoir acquittée à tort en 2019, pour un montant de 138 267 euros ;

2°) mettre à la charge de l’Etat la somme de 5 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

La société Wework Paris I Tenant soutient que :

sa requête n’est pas tardive, dès lors qu’elle conteste la décision prise sur une nouvelle réclamation après l’avis du conciliateur fiscal ;
le refus de lui accorder le droit à déduction méconnait les dispositions de l’article 208 de l’annexe II du code général des impôts et de l’article 39 de l’annexe IV du même code, dès lors qu’en l’espèce, si elle a déposé sa demande de déduction après le 31 décembre de la deuxième année qui suivait celle de l’omission, c’est seulement à la demande des services fiscaux qui lui ont expressément demandé de ne pas le faire pendant la vérification de comptabilité dont elle faisait l’objet ;
ce refus méconnait ces mêmes dispositions dès lors que plusieurs factures pouvaient être déduites jusqu’au 31 décembre 2022 ;
ce refus est contraire au droit de l’Union européenne et au principe de neutralité de la taxe sur la valeur ajoutée.




Par deux mémoires en défense, enregistrés les 19 juillet et 28 novembre 2023, la directrice régionale des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que la requête est tardive et que les moyens soulevés par la société Wework Paris I Tenant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Desprez,
- et les conclusions de Lucille Laforêt, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

La société Wework Paris I Tenant a introduit une réclamation afin d’obtenir le remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour un montant de 3 906 063 euros au titre de mai 2022. Le service a accepté, par une décision du 13 septembre 2022, cette demande dans la limite de 3 287 626 euros, et rejeté celle-ci pour 618 437 euros. La société Wework Paris I Tenant a saisi le conciliateur fiscal, qui a invité la société, dans un avis du 25 octobre 2022 à présenter une nouvelle réclamation. Le 8 novembre 2022, la société Wework Paris I Tenant a répondu par courrier électronique à une demande de renseignement du 24 octobre 2022, et adressé une liste de factures relatives au crédit de TVA de 618 437 euros. Par un courrier électronique du 15 décembre 2022, le service a informé la société Wework Paris I Tenant qu’il maintenait sa position du 13 septembre 2022. Par la présente requête, la société Wework Paris I Tenant, qui a déduit sur sa déclaration de novembre 2022 une partie de la part de TVA dont l’administration a refusé le remboursement, pour un montant de 480 171 euros, demande de prononcer la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée qu’elle estime avoir acquittée à tort en 2019, pour un montant de 138 267 euros.

Aux termes de l’article R*. 199-1 du livre des procédures fiscales : « L'action doit être introduite devant le tribunal compétent dans le délai de deux mois à partir du jour de la réception de l'avis par lequel l'administration notifie au contribuable la décision prise sur la réclamation, que cette notification soit faite avant ou après l'expiration du délai de six mois prévu à l'article R. 198-10. ». L’article R.*197-3 du même livre dispose : « Toute réclamation doit à peine d'irrecevabilité: /  a) Mentionner l'imposition contestée; /  b) Contenir l'exposé sommaire des moyens et les conclusions de la partie; / c) Porter la signature manuscrite de son auteur; à défaut l'administration invite par lettre recommandée avec accusé de réception le contribuable à signer la réclamation dans un délai de trente jours; / d) Être accompagnée soit de l'avis d'imposition, d'une copie de cet avis ou d'un extrait du rôle, soit de l'avis de mise en recouvrement ou d'une copie de cet avis, soit, dans le cas où l'impôt n'a pas donné lieu à l'établissement d'un rôle ou d'un avis de mise en recouvrement, d'une pièce justifiant le montant de la retenue ou du versement. ».

Il résulte de l’instruction que le service fiscal a rejeté partiellement la réclamation contentieuse de la société Wework Paris I Tenant par un courrier du 13 septembre 2022, dont elle a eu connaissance au plus tard le 3 octobre suivant, date à laquelle elle a saisi le conciliateur fiscal par un courrier électronique par lequel elle se réfère à cette décision de rejet partiel. Ce rejet partiel mentionnait les voies et délais de recours, et la saisine du conciliateur fiscal ne pouvait avoir pour effet d’interrompre ce délai ainsi que cela était clairement indiqué dans la décision de rejet partiel du 13 septembre 2022.

La société fait valoir que son courrier électronique du 8 novembre 2022 devait être regardée comme une nouvelle réclamation, à l’introduction de laquelle l’avait invitée le conciliateur fiscal dans son avis du 25 octobre 2022. Toutefois, ce courrier électronique, qui ne respectait au demeurant aucune des formes imposées pour la présentation d’une réclamation contentieuse par l’article R.* 197-3 du livre des procédures fiscales en particulier en ne comportant aucun exposé sommaire des moyens et des conclusions, ni signature manuscrite, se présentait comme une réponse à la demande d’information adressée également par courrier électronique envoyé par le service le 24 octobre 2022. Ainsi, le courrier électronique de la société Wework Paris I Tenant du 8 novembre se référait « à la demande de renseignements ci-jointe concernant les factures rejetées pour le remboursement du crédit de TVA (…) pour la période mai 2022 » et se bornait à demander de trouver jointe la liste des factures demandée par le service avant même l’avis du conciliateur fiscal. Dans ces conditions, le courrier électronique du 8 novembre 2022 de la société Wework Paris I Tenant ne peut être regardé comme une nouvelle réclamation. Le délai de recours contentieux prévu à l’article R.*199-1 du livre des procédures fiscales, qui a commencé à courir au plus tard le 3 octobre 2022, était ainsi expiré lors de l’introduction de la requête le 14 février 2023.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la société Wework Paris I Tenant doit être rejetée comme tardive.





D E C I D E :


Article 1er : La requête de la société Wework Paris I Tenant est rejetée.



Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Wework Paris I Tenant et au directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris.


Délibéré après l'audience du 20 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Simonnot, président,
M. Desprez, premier conseiller,
Mme Van Daële, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 février 2026.




Le rapporteur,
signé
JB. DESPREZ

Le président,
signé
JF. SIMONNOT


Le greffier,

signé



M.-C POCHOT

La République mande et ordonne au ministre de l’économie et des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions