mercredi 7 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2310931 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET ARENTS, TRENNEC (SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 13 avril 2022, Mme F B, représentée par
le cabinet SCP Arents-Trennec, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement
no 1913965/5-3 rendu le 27 octobre 2021, sous astreinte.
Elle soutient que le ministre de l'intérieur et des outre-mer n'a pas complètement exécuté le jugement n° 1913965/5-3.
Par une ordonnance du 11 mai 2023, le président du tribunal a, en application des dispositions de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 16 janvier 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête.
Il soutient avoir réexaminé la situation de la requérante et avoir procédé au paiement des frais du litige.
Vu le jugement n°1913965/5-3 rendu le 27 octobre 2021 par le tribunal administratif de Paris.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :
- le rapport de M. Ladreyt, président,
- les conclusions de M. Lamy, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () ".
2. Par un jugement n° 1913965/5-3 du 27 octobre 2021, le tribunal a annulé l'arrêté du ministre de l'intérieur et des outre-mer du 2 août 2019 relatif au tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2019, ensemble les décisions portant nomination dans ce grade de M. A E et M. C D. II a également enjoint au ministre de l'intérieur de procéder au réexamen de la candidature de Mme B et celles de
M. A E et M. C D dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement concerné et mis à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. À l'appui de sa demande, Mme B soutient qu'en dépit de la notification du jugement n°1913965 au ministre de l'intérieur et des outre-mer, ce dernier n'a pas complètement exécuté ce jugement.
Sur l'injonction au réexamen de la situation administrative de Mme B :
4. À la suite du jugement n° 1913965/5-3, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a pris un nouvel arrêté le 27 mai 2022 fixant la nouvelle situation administrative de Mme B, lequel au demeurant la nomme au grade de major de police au 1er juillet 2019. Dès lors,
la requête de Mme B tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution du jugement n°1913965/5-3, sous astreinte, en ce qu'elle concerne l'injonction au réexamen de sa situation administrative est devenue sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur l'exécution de la mise à la charge des frais des litiges :
5. Il ressort des avis de paiement produits en défense, que deux virements portant la référence du jugement n° 1913965/5-3 ont été effectués au bénéfice de Mme B pour des montants respectifs de 1 500 et 28,64 euros. Dès lors, la requête de Mme B tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1913965/5-3,
sous astreinte, en ce qu'elle concerne le paiement des frais du litige est devenue sans objet.
Il n'y a pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la demande de Mme B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ladreyt, président,
M. Gandolfi, premier conseiller,
Mme Leravat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2024.
Le président-rapporteur,L'assesseur le plus ancien,
J-P. LADREYTG. GANDOLFI
La greffière,
L. SUEUR
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
No 2310931
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309888
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à une ressortissante bangladaise. Le juge a constaté que le préfet de police, mis en demeure, n'avait produit aucune défense et était donc réputé avoir acquiescé aux faits de la requérante, notamment sa présence continue en France depuis 2009 et la régularisation de son conjoint. La décision a été annulée pour méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas procédé à l'examen complet de la situation personnelle et familiale de l'intéressée.
27/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407314
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant camerounais, père d'un enfant français. La juridiction a estimé que la décision administrative, fondée sur une menace à l'ordre public, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant, en portant atteinte à sa vie familiale en France. Le tribunal a ainsi fait prévaloir la protection de la vie familiale sur les considérations d'ordre public dans ce cas d'espèce.
27/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317783
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une révocation et une radiation des cadres d'un capitaine de police pour vice de procédure disciplinaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (5e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était entachée d'un vice substantiel, car l'agent n'a pas disposé d'un délai suffisant pour consulter son dossier (reçu seulement la veille de l'audience du conseil de discipline, malgré sa demande antérieure et l'importance du dossier). Cette méconnaissance des droits de la défense entraîne l'annulation de l'arrêté de révocation attaqué. **Textes appliqués** : Article L. 532-4 du code général de la fonction publique et article 5 du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984, qui garantissent le droit à la communication intégrale du dossier dans un délai permettant une défense effective.
27/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315697
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler sa déclaration d'élimination au concours externe du CAPES d'anglais 2023. La juridiction juge irrecevable le recours, considérant que la délibération du jury sur l'admissibilité n'est pas détachable de sa décision finale. Elle refuse également la condamnation de l'État aux frais de procédure, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
27/03/2026