LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2311496

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2311496

mercredi 1 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2311496
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1re Section - 3e Chambre
Avocat requérantAMELA-PELLOQUIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. Flores, liquidateur amiable de la société Adsrise, contestant des amendes fiscales et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée. La juridiction a jugé irrecevables les demandes, car M. Flores ne justifiait plus de sa qualité pour représenter la société après la publication de la clôture de la liquidation au registre du commerce, conformément aux articles 1844-7 et 1844-8 du code civil. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes sans examiner le fond, appliquant les règles de procédure fiscale (article R. 197-4 du livre des procédures fiscales).

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I – Par une requête n° 2311496/1-3, enregistrée le 22 mai 2023, M. A... Flores, liquidateur amiable de la société Adsrise, représenté par Me Amela-Pelloquin, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des amendes fiscales d’un montant total de 4 500 euros mises à la charge de la société Adsrise sur le fondement de l’article 1729 B du code général des impôts au titre des année 2019 et 2020 ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.

Il soutient que :
-
la réclamation était recevable ;
-
les amendes fiscales n’ont pas été notifiées à la société Adsrise ;
-
l’administration n’a pas motivé l’application de ces amendes.


Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2023, la directrice régionale des finances publiques d’Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que la requête est irrecevable, M. Flores n’ayant plus qualité pour représenter la société Adsrise.


II – Par une requête n° 2311498/1-3, enregistrée le 22 mai 2023, M. A... Flores liquidateur amiable de la société Adsrise, représenté par Me Amela-Pelloquin, demande au tribunal :

1°) de prononcer, à titre principal, la décharge, en droits et majorations, de l’ensemble des impositions mises à la charge de la société Adsrise à hauteur de la somme de 367 162 euros et, à titre subsidiaire, la réduction de ces impositions et majorations à hauteur de la somme de 45 150 euros en raison de la prescription ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.

Il soutient que :
-
la réclamation était recevable ;
-
elle n’était pas tardive ;
-
le droit de reprise n’ayant pas été exercé par l’administration avant le 31 décembre 2019, la prescription est acquise pour l’exercice clos en 2016, dès lors que la société a reçu la proposition de rectification du 8 octobre 2018 le 17 décembre 2020 ;
-
la proposition de rectification et les avis de mise en recouvrement n’ont pas été notifiés à une adresse utile ;
-
la somme totale de 45 150 euros mise à sa charge pour l’année 2016 est prescrite.


Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2023, la directrice régionale des finances publiques d’Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
-
la requête est irrecevable, M. Flores n’ayant plus qualité pour représenter la société Adsrise ;
-
la requête est tardive tant au regard du délai prévu à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales que de celui prévu à l’article R. 196-3 du même livre.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
-
le code civil ;
-
le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
-
le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
-
le rapport de Mme Dousset,
-
et les conclusions de M. Lenoir, rapporteur public.



Considérant ce qui suit :
La société Adsrise, qui exerçait l’activité d’agence de publicité, commerce et conseil en informatique et activités connexes, a été informée par un avis du 6 février 2018 qu’elle allait faire l’objet d’une vérification de comptabilité portant sur la période du 19 octobre 2016 au 31 décembre 2017. Par une proposition de rectification du 8 octobre 2018, le service a notifié à la société, selon la procédure d’évaluation d’office, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que la majoration de 100 % prévue à l’article 1732 du code général des impôts et l’amende de 50 % prévue au 2 du I de l’article 1737 du même code. Par ailleurs, le service lui a notifié, par des courriers des 10 juillet et 9 septembre 2020, des amendes sur le fondement de l’article 1729 B du code général des impôts. Par ses deux requêtes, M. Flores, liquidateur amiable de la société Adsrise, demande la décharge des amendes mises à la charge de cette dernière sur ce fondement ainsi que la décharge ou la réduction des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des majorations correspondantes auxquels elle a été assujettie par un avis de mise en recouvrement du 30 novembre 2018.
Aux termes de l’article R. 197-4 du livre des procédures fiscales : « Toute personne qui introduit ou soutient une réclamation pour autrui doit justifier d’un mandat régulier. Le mandat doit, à peine de nullité, être produit en même temps que l’acte qui l’autorise ou enregistré avant l’exécution de cet acte. Toutefois, il n’est pas exigé de mandat (…) si le signataire de la réclamation a été mis personnellement en demeure d’acquitter les impositions mentionnées dans cette réclamation ». Aux termes de l’article 1844-7 du code civil : « La société prend fin : (…) 7° Par l’effet d’un jugement ordonnant la liquidation judiciaire (…) ». Aux termes de l’article 1844-8 du même code : « La dissolution de la société entraîne sa liquidation (…) Elle n’a d’effet à l’égard des tiers qu’après sa publication. / Le liquidateur est nommé conformément aux dispositions des statuts. Dans le silence de ceux-ci, il est nommé par les associés ou, si les associés n’ont pu procéder à cette nomination, par décision de justice (…) La personnalité morale de la société subsiste pour les besoins de la liquidation jusqu’à la publication de la clôture de celle-ci ». Il résulte de ces dispositions que, si la personnalité d’une société dissoute subsiste aussi longtemps que ses droits et obligations à caractère social n’ont pas été liquidés, cette société ne peut plus, à compter de la publication de la clôture de la liquidation au registre du commerce et des sociétés, qui entraîne l’achèvement du mandat de son liquidateur amiable et, a fortiori, sa radiation dudit registre, être représentée que par un mandataire ad hoc nommé à cet effet par la juridiction compétente.
Il résulte de l’instruction que l’assemblée générale extraordinaire de la société Adsrise a décidé sa dissolution anticipée le 31 janvier 2021, que M. Flores, président de la société, a été nommé liquidateur amiable, que l’assemblée générale extraordinaire du 7 février 2021 a approuvé les comptes de liquidation, a donné quitus de sa gestion au liquidateur et a prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du 7 février 2021 et que la société a été radiée du registre du commerce et de sociétés de Paris le 7 mars 2021. Dans ces conditions, la société Adsrise ne pouvait plus, à compter de cette date, être représentée par M. Flores, dont le mandat avait cessé, mais seulement par un mandataire ad hoc nommé à cet effet par le tribunal de commerce. Par suite, M. Flores n’avait plus à la date de l’envoi à l’administration des réclamations préalables, le 6 octobre 2022, comme à la date d’enregistrement des requêtes n° 2311496/1-3 et 2311498/1-3, le 22 mai 2023, qualité pour représenter la société, ainsi que le fait valoir l’administration fiscale en défense. Par suite, il y a lieu d’accueillir la fin de non-recevoir ainsi opposée.
Il résulte de ce qui précède que les requêtes n° 2311496/1-3 et 2311498/1-3 de la société Adsrise doivent être rejetées dans toutes leurs conclusions.





D E C I D E


Article 1er : Les requêtes n° 2311496/1-3 et 2311498/1-3 sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. Flores, liquidateur amiable de la société Adsrise, et au directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France et de Paris.


Délibéré après l’audience du 17 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Topin, présidente,
Mme Dousset, première conseillère,
Mme Calladine, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2025.


La rapporteure,
Signé
A. DOUSSET
La présidente,
Signé
E. TOPIN



La greffière,

Signé

L. CLOMBE


La République mande et ordonne au ministre chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions