LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2311628

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2311628

vendredi 14 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2311628
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5e Section - 3e Chambre
Avocat requérantBERTRAND

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., exploitant d’un bar-brasserie, qui demandait la condamnation de la Ville de Paris à l’indemniser d’un préjudice économique de 48 932 euros. Ce préjudice était lié à des travaux d’aménagement de la voirie (piste cyclable, trottoirs) réalisés boulevard d’Ornano d’août à octobre 2022. Le tribunal a jugé que la gêne subie (accès difficile à une seule façade, perte d’une terrasse pendant moins d’un mois) n’excédait pas les sujétions normales supportables par un riverain, et que le préjudice n’était ni anormal ni spécial. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l’administration pour dommages de travaux publics.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 mai 2023 et 25 mars 2025, M. C..., représenté par Me Véronique Bertrand, demande au tribunal :

de condamner la Ville de Paris à lui verser une indemnité de 48 932 euros, assortie des intérêt au taux légal à compter du 3 mars 2023, en réparation du préjudice résultant des troubles qu’il a subis dans l’exploitation du bar-brasserie qu’il exploite sous l’enseigne Le Fontenoy du fait de travaux d’aménagement de la voirie réalisés boulevard d’Ornano à Paris d’août à novembre 2022 ;

de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- le préjudice économique subi à l’occasion des opérations de travaux publics menés devant son établissement commercial présente, en raison du caractère exceptionnellement difficile de l’accès à son établissement pendant une longue période et de l’intensité des nuisances sonores et des vibrations provoqués par ces travaux, un caractère anormal et spécial ;
- ce préjudice, correspondant à la baisse de son chiffre d’affaires toutes taxes comprises pendant la période des travaux, soit du 1er juillet au 31 octobre 2022, par rapport aux périodes normales de mai et juin et de novembre et décembre 2022, s’élève à la somme de 48 932 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2025, la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que le préjudice allégué n’est ni anormal ni spécial.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Julinet, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Medjahed, rapporteur public ;
- et les observations de M. B....


Considérant ce qui suit :

Des travaux d’aménagement de la voirie visant à pérenniser une piste cyclable bidirectionnelle et consistant en la création de séparateurs et de refuges piétons et de feux de signalisation ainsi qu’en un élargissement des trottoirs ont été menés boulevard d’Ornano à Paris, entre la rue Joseph-Dijon et la place Albert-Khan, en plusieurs phases, du 2 août au 11 octobre 2022.

M. C..., qui exploite un bar-brasserie sous l’enseigne Le Fontenoy situé au 60 boulevard d’Ornano, à l’angle de la place Albert-Khan, a demandé à la Ville de Paris l’indemnisation du préjudice économique qu’il estime avoir subi en raison de ces travaux. Par sa requête, il demande la condamnation de la Ville de Paris à lui verser une indemnité de 48 932 euros en réparation de ce préjudice.

Il résulte de l’instruction, notamment du procès-verbal de la réunion d’ouverture du chantier du 25 juillet 2022 produit en défense et des photographies jointes à la requête, d’une part, que, contrairement à ce que soutient M. B..., les travaux d’aménagement du boulevard d’Ornano entre la rue Joseph-Dijon et la place Albert-Khan n’ont pas duré du 1er juillet au 31 octobre 2022, soit pendant quatre mois, mais seulement du 2 août au 11 octobre 2022, et que, menés par phases successives, ils n’ont porté sur le côté pair du boulevard sur lequel donne le commerce exploité par M. B... que du 14 septembre au 10 octobre 2022, soit pendant moins d’un mois, et, d’autre part, que le bar Le Fontenoy dispose de trois façades donnant non seulement sur le boulevard d’Ornano mais également sur la place Albert-Khan et la rue Championnet, dont il n’est pas établi qu’elles ont été affectées par les travaux. Par suite, M. B... n’est pas fondé à soutenir que la gêne résultant de la baisse de la visibilité de l’établissement et de la difficulté d’y accéder depuis une seule de ses trois façades et de la perte de jouissance d’une seule de ses trois terrasses pendant moins d’un mois, le niveau des nuisances sonores et des vibrations provoquées par ces travaux et ressenties à l’intérieur du local et sur les terrasses restées accessibles n’étant pas établi, ont excédé les sujétions qu’un riverain de la voie publique peut être normalement appelé à supporter sans indemnité.

Au demeurant, il ne résulte pas de l’attestation d’un expert-comptable portant sur le chiffre d’affaires des seuls mois de mai à décembre 2022, qui ne permet ni de le comparer avec celui des années précédentes et suivantes, ni d’apprécier sa variabilité mensuelle habituelle, ni de calculer le manque à gagner de M. B..., seul indemnisable, et qui fait apparaître une baisse du chiffre d’affaires légère au mois de juillet et importante au mois d’août par rapport aux mois de mai et juin et d’octobre à décembre qui ne peut être expliquée par les travaux, que le préjudice qu’il a subi présente un caractère anormal.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... et à la Ville de Paris.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Aubert, présidente,
M. Julinet, premier conseiller,
Mme Chounet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2025.


Le rapporteur,





S. JULINET

La présidente,





S. AUBERT
La greffière,





A. LOUART


La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions