LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2313640

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2313640

mercredi 14 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2313640
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantCABINET ARTAUD, BELFIORE, CASTILLON, GREBILLE-ROMAND (SCP)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 juin 2023, le centre hospitalier de Luxembourg, représenté par Me Belfiore, demande au tribunal :

1°) de condamner Mme B A au paiement de la somme de 4 738 euros au titre des factures de prestations de soins impayées ainsi que les intérêts au taux légal et contractuel et la somme de 5, 25 euros au titre des frais d'affranchissement ;

2°) de mettre à la charge de Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier,

Vu :

- le règlement UE n°1896/2006 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2006 instituant une procédure européenne d'injonction de payer,

- le décret n°2008-1346 du 17 décembre 2008 relatif aux procédures européennes d'injonction de payer et de règlement des petits litiges ;

- le code de procédure civile,

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (). ".

2. Le centre hospitalier de Luxembourg est un établissement public hospitalier de droit luxembourgeois, situé au Grand-Duché de Luxembourg et qui a fourni des prestations de soins à Mme A, résidant en France, pour un montant restant dû de 4 738 euros. Par la présente instance, le centre hospitalier de Luxembourg demande au tribunal d'enjoindre à Mme A à lui verser la somme de 4 378 euros aux fins de recouvrer sa créance.

3. Le règlement UE n°1896/2006 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2006 a institué une procédure européenne d'injonction de payer, transposé dans le droit français à la section II du chapitre II du titre IV du Livre III du code de procédure civile. Toutefois, cette procédure, qui permet de saisir la juridiction nationale du lieu de résidence du débiteur, ne s'applique qu'en matière civile et commerciale dans les litiges transfrontaliers mais ne recouvre pas les matières administratives, ainsi que les créances découlant d'obligations non contractuelles, comme en dispose l'article 2 dudit règlement : " 1. Le présent règlement s'applique en matière civile et commerciale dans les litiges transfrontaliers, quelle que soit la nature de la juridiction. Il ne recouvre notamment pas les matières () administratives. 2. Sont exclues de l'application du présent règlement : () d) les créances découlant d'obligation non contractuelles (). ".

4. Le litige soulevé concerne une créance de nature administrative et non contractuelle détenue par un établissement public de droit luxembourgeois qui n'entre pas dans le champ d'application des dispositions précitées relatives à la procédure européenne d'injonction de payer. Dès lors, la présente saisine du tribunal par le centre hospitalier de Luxembourg, qui doit être regardée comme une requête en injonction de payer européenne aux fins d'obtenir le paiement d'une créance transfrontalière détenue par une personne morale de droit public luxembourgeois à l'encontre d'une débitrice résidente française, est manifestement irrecevable dès lors que les conditions énoncées à l'article 2 du règlement UE n°1896/2006 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2006 qui a institué une procédure européenne d'injonction de payer ne sont pas remplies.

5. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la présente requête en toutes ses conclusions, par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête susvisée est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au centre hospitalier de Luxembourg.

Fait à Paris, le 14 juin 2023.

Le vice-président de la 6ème section,

P. Laloye

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2313640/6-

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions