LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2314405

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2314405

mardi 3 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2314405
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1re Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET ARCHERS (AARPI)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS Chalet Caseblanche, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 65 749 euros pour l’année 2022. La société, exerçant une activité de location meublée avec services para-hôteliers, contestait la réduction de son coefficient d’assujettissement par l’administration, fondée sur l’absence de location du bien durant trois mois de l’année. Le tribunal a jugé que la requérante n’apportait pas la preuve de ses diligences pour louer le bien pendant cette période, conformément aux articles 271 du code général des impôts et 206 de l’annexe II. La solution retenue confirme la position de l’administration, rejetant la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 juin 2023, la SAS Chalet Caseblanche, représentée par son président, M. A, demande au tribunal de prononcer le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2022 rejeté par l'administration, d'un montant de

65 749 euros.

Elle soutient qu'elle a droit, pour son activité de location meublée d'un chalet de montagne avec services para-hôteliers, à un coefficient d'assujettissement égal à 1 en application de l'article 206 II de l'annexe II au code général des impôts, l'administration n'étant pas fondée à le diminuer sur la base d'un mandat donné à une agence immobilière excluant les mois de mai, octobre et novembre de la location, cette exclusion étant d'usage et s'expliquant par la difficulté à trouver des locataires sur cette période, pendant laquelle il n'est pas prouvé que le bien serait destiné à un autre usage.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 octobre 2023, la directrice régionale des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 29 avril 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 13 mai de la même année.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grossholz,

- les conclusions de M. Pertuy, rapporteur public,

- et les observations de Me Azoulay, représentant la SAS Chalet Caseblanche.

Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, la SAS Chalet Caseblanche, qui exerce une activité de location meublée d'un chalet de montagne avec services para-hôteliers, demande au tribunal de prononcer le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2022 rejeté par l'administration, d'un montant de 65 749 euros, correspondant à la réduction du coefficient d'assujettissement, motif pris de l'absence de location du bien durant les mois de mai, octobre et novembre.

2. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " I. - 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération () ". Aux termes de l'article 205 de l'annexe II du même code : " La taxe sur la valeur ajoutée grevant un bien ou un service qu'un assujetti à cette taxe acquiert, importe ou se livre à lui-même est déductible à proportion de son coefficient de déduction ". Aux termes de l'article 206 de la même annexe : " I. - Le coefficient de déduction mentionné à l'article 205 est égal au produit des coefficients d'assujettissement, de taxation et d'admission. II. - Le coefficient d'assujettissement d'un bien ou d'un service est égal à sa proportion d'utilisation pour la réalisation d'opérations imposables. Les opérations imposables s'entendent des opérations situées dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée en vertu des articles 256 et suivants du code général des impôts, qu'elles soient imposées ou légalement exonérées () ". Aux termes de l'article L. 177 du livre des procédures fiscales : " En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée déductible dans les conditions fixées par l'article 271 du code général des impôts, les redevables doivent justifier du montant de la taxe déductible et du crédit de taxe dont ils demandent à bénéficier, par la présentation de documents même établis antérieurement à l'ouverture de la période soumise au droit de reprise de l'administration () ".

3. La requérante se borne à faire valoir l'absence de preuve de la destination du chalet en cause à un autre usage que sa location meublée avec services para-hôteliers durant les mois de mai, octobre et novembre et à soutenir, sans l'établir, que son exclusion du mandat donné à une agence immobilière s'expliquerait uniquement par la difficulté à trouver des locataires sur cette période. Ce faisant, elle n'apporte, ainsi que l'oppose l'administration dans son mémoire en défense, aucun élément de preuve de ses diligences en vue de louer le bien pendant les mois de mai, octobre et novembre, alors que la charge lui en incombe, en application des dispositions précitées. Il en résulte que l'administration est fondée à exclure cette période pour déterminer la proportion d'utilisation du bien pour la réalisation d'opérations imposables et, partant, à diminuer le coefficient d'assujettissement en application des dispositions précitées. Il en résulte que le moyen ne peut qu'être écarté et les conclusions rejetées.

D E C I D E:

Article 1er : La requête de la SAS Chalet Caseblanche est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Chalet Caseblanche et à la directrice régionale des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.

Délibéré après l'audience du 20 mai 2025, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

Mme Grossholz, première conseillère,

Mme Ostyn, conseillère,

Rendu public par mise à disposition du greffe le 3 juin 2025.

La rapporteure,

Signé

C. GROSSHOLZ

Le président,

Signé

J.-C. TRUILHELa greffière,

Signé

S. RUBIRALTA

La République mande et ordonne à la ministre auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/1-1

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions