lundi 28 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2319291 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | PESCHANSKI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 août 2023, Mme C A, représentée par Me Peschanski, demande à la juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 13 mars 2023 par laquelle la maire de Paris a refusé de lui attribuer le bénéfice d'un contrat jeune majeur, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la légalité de cette décision ;
3°) d'enjoindre à la maire de Paris de procéder au réexamen de sa demande de contrat de jeune majeur, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre à la maire de Paris de lui assurer une solution d'hébergement et une prise en charge de ses besoins alimentaires, sanitaires, éducatifs et administratifs, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle est présumée dans le cadre d'une fin de prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance ; sa situation d'urgence est exacerbée par sa situation de vulnérabilité, étant enceinte de huit mois et mère de deux jeunes enfants en bas âge ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse dès lors que :
* la décision est entachée d'incompétence du signataire ;
* elle méconnaît les dispositions de l'article L. 222-5-1 du code de l'action sociale et des familles et est entachée par voie de conséquence d'un vice de procédure ;
* elle méconnaît les dispositions de l'article L. 222-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2023, la maire de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la condition d'urgence n'est pas remplie et elle sollicite une substitution de motifs de la décision attaquée dès lors que cette décision aurait pu être prise au motif, d'une part, de la reconnaissance du statut de réfugiée à Mme A et à ses filles, par décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, en date du 30 mars 2023, ce qui permet à l'intéressée de bénéficier d'allocations sociales, qu'elle peut également bénéficier de revenus professionnels, dès lors qu'elle est titulaire d'un certificat d'aptitude professionnelle d'accompagnant éducatif petite enfance, d'autre part, qu'elle ne justifie d'aucun projet professionnel et ne relève donc pas des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
Vu :
- les autres pièces du dossier,
- la requête enregistrée le 17 août 2023 sous le numéro 2319292 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Versol pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 24 août 2023 en présence de Mme Doucet, greffière d'audience, Mme Versol a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Siran, substituant Me Peschanski, représentant Mme A, qui maintient ses conclusions par les mêmes moyens ;
- et les observations de M. B, représentant la maire de Paris, qui maintient ses conclusions et fait valoir qu'il n'est pas démontré que Mme A est sans ressource.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A, ressortissante ivoirienne née le 8 octobre 2004, est entrée en France en 2019 selon ses déclarations. Par un jugement du 19 novembre 2019, le juge des enfants a ordonné son placement auprès des services de l'aide sociale à l'enfance de Paris jusqu'au 30 novembre 2020, placement prolongé jusqu'à sa majorité par un jugement du 22 décembre 2021. Mme A a sollicité le bénéfice d'un contrat en qualité de jeune majeur. Par une décision du 13 mars 2023, la maire de Paris a refusé de lui accorder le bénéfice de cette aide. La requérante a formé un recours administratif préalable contre cette décision, resté sans réponse. Par la présente requête, Mme A demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 13 mars 2023 par laquelle la maire de la ville de Paris a refusé de lui accorder le bénéfice d'un contrat en qualité de jeune majeur.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application de ces dispositions, l'admission provisoire de Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
5. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
6. Eu égard aux effets particuliers d'une décision refusant de poursuivre la prise en charge, au titre des deux derniers alinéas de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, d'un jeune jusque-là confié à l'aide sociale à l'enfance, la condition d'urgence doit en principe être constatée lorsqu'il demande la suspension d'une telle décision de refus. Il peut toutefois en aller autrement dans les cas où l'administration justifie de circonstances particulières, qu'il appartient au juge des référés de prendre en considération en procédant à une appréciation globale des circonstances de l'espèce qui lui est soumise.
7. En l'espèce, Mme A, qui a été prise en charge par l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité, est enceinte de huit mois et mère en charge de deux enfants âgées de trois ans. Si la maire de Paris fait valoir à l'audience que Mme A dispose de ressources suffisantes pour prendre en charge ses besoins et ceux de sa famille, eu égard aux allocations sociales auxquelles elle peut prétendre en tant que parent isolé, à raison du statut de réfugiée que lui a reconnu l'office français de protection des réfugiés et apatrides, il n'est produit aucun élément à l'appui de ces allégations, alors que les pièces versées au dossier n'en justifient pas davantage. Dans ces conditions et alors qu'il n'est pas contesté que Mme A, désormais séparée de son compagnon, lui-même bénéficiaire d'un contrat jeune majeur, est dépourvue de soutien familial sur le territoire français, la maire de Paris ne peut être regardée comme justifiant de circonstances particulières et la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
8. Aux termes de l'article L. 222-5 code de l'action sociale et des familles, dans sa rédaction applicable au litige : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : () 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans et les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article./ Peuvent être également pris en charge à titre temporaire, par le service chargé de l'aide sociale à l'enfance, les mineurs émancipés et les majeurs âgés de moins de vingt et un ans qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants./Un accompagnement est proposé aux jeunes mentionnés au 1° du présent article devenus majeurs et aux majeurs mentionnés au 5° et à l'avant-dernier alinéa, au-delà du terme de la mesure, pour leur permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée ".
9. Il résulte des dispositions précitées que, depuis l'entrée en vigueur du I de l'article 10 de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants dont elles sont issues, les jeunes majeurs de moins de vingt et un ans ayant été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance d'un département avant leur majorité bénéficient d'un droit à une nouvelle prise en charge à titre temporaire par ce service, lorsqu'ils ne disposent pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants.
10. Il résulte également des dispositions de l'article L. 222-5-1 du code de l'action sociale et des familles qu'un projet d'accès à l'autonomie, élaboré par le président du conseil départemental avec le mineur, en y associant d'autres institutions et organismes concernés, vise à apporter au mineur pris en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance une réponse globale adaptée à ses besoins en matière éducative, sociale, de santé, de logement, de formation, d'emploi et de ressources. Ce projet est complété, si nécessaire, en fonction des besoins particuliers du jeune majeur en application de l'article R. 222-6 de ce code, dans sa rédaction issue du décret du 5 août 2022 relatif à l'accompagnement vers l'autonomie des jeunes majeurs et des mineurs émancipés ayant été confiés à l'aide sociale à l'enfance, pour les jeunes majeurs de moins de vingt et un ans mentionnés au 5° de l'article L. 222-5, qui continuent de relever d'une prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Cette prise en charge prend la forme du document dénommé " contrat jeune majeur " qui a pour objet de formaliser les relations entre le service de l'aide sociale à l'enfance et le jeune majeur, dans un but de responsabilisation de ce dernier.
11. Pour refuser d'accorder le bénéfice d'un contrat jeune majeur à Mme A, la maire de Paris a, dans sa décision du 13 mars 2023, considéré, d'une part, qu'il n'était pas possible de s'assurer de l'identité de l'intéressée, compte tenu de la date de naissance au 4 décembre 1998 mentionnée dans une décision de refus de visa la concernant, en date du 22 mai 2018, d'autre part, que sa situation sociale et familiale ne pouvait être regardée comme une situation de précarité, puisqu'elle était en couple avec deux enfants à charge. Dans son mémoire en défense, enregistré le 23 août 2023, la maire de Paris sollicite une substitution de motifs, en faisant valoir, d'une part, que la reconnaissance du statut de réfugiée à Mme A et à ses filles, par décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, en date du 30 mars 2023, permet à l'intéressée de bénéficier d'allocations sociales et qu'elle peut également bénéficier de revenus professionnels, dès lors qu'elle est titulaire d'un certificat d'aptitude professionnelle d'accompagnant éducatif petite enfance, d'autre part, qu'elle ne justifie d'aucun projet professionnel et ne relève donc pas pour ces motifs des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
12. Il résulte de l'instruction que Mme A, âgée de dix-huit ans et dépourvue de soutien familial en France, est actuellement hébergée à titre bénévole au sein d'un lieu de vie et d'accueil situé à Evreux, avec ses deux enfants âgées de trois ans. Elle a suivi une formation professionnelle " petite enfance " en alternance, apprentissage au titre duquel elle a perçu une rémunération comprise entre 200 et 500 euros mensuels jusqu'en juillet 2022, et a obtenu en septembre 2022 le certificat d'aptitude professionnelle. Si Mme A s'est vue reconnaître le statut de réfugiée, ainsi que ses filles, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'elle bénéficierait d'allocations sociales, notamment du revenu de solidarité active. Dans ces conditions, eu égard à la situation précaire de la requérante, actuellement enceinte de huit mois, qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour prendre en charge ses besoins ainsi que ceux de ses enfants, le moyen tiré de la méconnaissance du 5° de l'article L. 222-5-1 du code de l'action sociale et des familles est, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
13. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision du 13 mars 2023 par laquelle la maire de Paris a refusé d'attribuer à Mme A le bénéfice d'un contrat jeune majeur, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la légalité de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
14. La présente ordonnance implique nécessairement, compte tenu de son motif, que la maire de Paris réexamine la situation de Mme A. Par conséquent, il y a lieu d'enjoindre à la maire de Paris de procéder à un tel réexamen, dans un délai de dix jours, à compter de la notification de la présente ordonnance, sans qu'il soit nécessaire d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. Il résulte de ce qui précède que Mme A est provisoirement admise à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve, d'une part, que Me Peschanski, avocate de Mme A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et, d'autre part, de l'admission définitive de Mme A à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de la ville de Paris le versement à Me Peschanski de la somme de 1 000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros lui sera directement versée.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A est admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de la décision de la maire de Paris du 13 mars 2023 est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint à la maire de Paris de réexaminer la demande de Mme A tendant au bénéfice d'un contrat jeune majeur, dans un délai de dix jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Peschanski, son conseil, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, la ville de Paris versera à Me Peschanski une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme A, cette somme lui sera directement versée.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, à Me Peschanski et à la maire de Paris.
Fait à Paris, le 28 août 2023.
La juge des référés,
F. Versol
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2319291/6
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026