LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2324640

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2324640

vendredi 12 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2324640
TypeDécision
Formation5e Section - 4e Chambre - R.222-13
Avocat requérantSOUSSAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 octobre 2023, M. A E demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 octobre 2023 par lequel le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ainsi que la décision refusant son séjour en France ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et une carte de séjour temporaire dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à lui verser en application de l'article 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision de refus de séjour qui résulte nécessairement de l'absence de renouvellement de l'attestation de demandeur d'asile est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- l'obligation de quitter le territoire français est illégale par la voie de l'exception du fait de l'illégalité du refus de séjour ;

- ces décisions sont entachées d'un vice d'incompétence ;

- elles sont entachées d'une insuffisance de motivation ;

- elles sont entachées d'une erreur de droit en méconnaissance de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers dès lors que le préfet aurait dû l'informer de son droit à demander une admission au séjour à un autre titre que sa demande d'asile ;

- elles méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il est suivi au sein du centre Primo Levi de soin et de soutien aux personnes victimes de torture et violence politique et risque des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine ;

- elles méconnaissent le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers dès lors que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de son pays d'origine, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ;

S'agissant de la fixation du pays de destination :

- cette décision est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il encourt des tortures et la peine de mort au Pakistan.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2023, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Medjahed, premier conseiller, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 décembre 2023 :

- le rapport de M. Medjahed, magistrat désigné, et la notification par celui-ci aux parties que le jugement à intervenir paraît susceptible d'être fondé sur le moyen soulevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de séjour en raison de son inexistence dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E aurait déposé une demande de titre de séjour qui aurait été rejetée par l'administration ;

- les observations de Me Soussan, avocate commise d'office, représentant M. E, assisté de M. D, interprète, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et ajoute que le préfet de police ne pouvait édicter à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans attendre que la Cour nationale du droit d'asile se prononce sur sa demande de réexamen de sa demande d'asile et qu'il n'a pas sérieusement examiné sa situation au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Le préfet de police de Paris n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, né le 12 octobre 1993 à Khyber Agency au Pakistan, de nationalité pakistanaise, est entré en France le 5 octobre 2018 selon la fiche " TelemOfpra " produite au dossier et y a déposé le 21 novembre 2018 une demande d'asile qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 26 février 2020 confirmée par une décision du 17 juin 2020 de la Cour nationale du droit d'asile. Il a sollicité, le 18 février 2022, le réexamen de sa demande d'asile auprès de l'OFRPA qui a rejeté cette demande de réexamen par une décision du 9 juin 2023 laquelle a été contestée devant la Cour nationale du droit d'asile le jour même. Par un arrêté du 12 octobre 2023, le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. E demande l'annulation de cet arrêté et de la décision refusant son séjour en France.

Sur la recevabilité :

2. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E aurait déposé une demande de titre de séjour qui aurait été rejetée par l'administration. L'arrêté du 12 octobre 2023, qui ne comporte pas une telle décision, a pour objet de l'obliger à quitter le territoire français à destination de son pays d'origine ou de tout autre pays dans lequel il est légalement admissible et à ne pas renouveler son attestation de demande d'asile en raison du rejet de sa demande de réexamen par l'OFRPA. Dès lors, ces conclusions à fin d'annulation, dirigées contre une décision inexistante, sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision inexistante portant refus de séjour doit être écarté en conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation de cette décision.

4. En deuxième lieu, par un arrêté n° 2023-00059 du 23 janvier 2023 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de police n° 75-2023-056 du 23 janvier 2023, le préfet de police a donné à Mme C B, adjointe au chef du bureau de l'accueil de la demande d'asile, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué doit être écarté comme manquant en fait.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " () doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / () ".

6. L'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 542-2, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et fait également état d'éléments relatifs à la situation personnelle du requérant. Par suite, il comporte l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait sur lesquelles se fonde la décision portant obligation de quitter le territoire français. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas sérieusement examiné sa situation. Dès lors, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle doivent être écartés.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'un étranger a présenté une demande d'asile qui relève de la compétence de la France, l'autorité administrative, après l'avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée et des conséquences de l'absence de demande sur d'autres fondements à ce stade, l'invite à indiquer s'il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l'affirmative, à déposer sa demande dans un délai fixé par décret. Il est informé que, sous réserve de circonstances nouvelles, notamment pour des raisons de santé, et sans préjudice de l'article L. 611-3, il ne pourra, à l'expiration de ce délai, solliciter son admission au séjour () ". Aux termes de l'article D. 431-7 du même code : " Pour l'application de l'article L. 431-2, les demandes de titres de séjour sont déposées par le demandeur d'asile dans un délai de deux mois. Toutefois, lorsqu'est sollicitée la délivrance du titre de séjour mentionné à l'article L. 425-9, ce délai est porté à trois mois ".

8. L'information prévue par les dispositions précitées a pour seul objet, de limiter à compter de l'information ainsi délivrée le délai dans lequel il est loisible au demandeur d'asile de déposer une demande de titre de séjour sur un autre fondement. Ainsi, une telle absence d'information, à la supposer avérée, est sans incidence sur la légalité d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / 1° Le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L. 531-25 ; / 2° Le demandeur a présenté une demande de réexamen qui n'est pas irrecevable ; / 3° Le demandeur est maintenu en rétention en application de l'article L. 754-3 ". Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / () / d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 () ; / () ". Aux termes de l'article L. 611-1 de ce code : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / () ".

10. Il ressort des termes non contestés de l'arrêté du 12 octobre 2023 que l'OFPRA a édicté sa décision du 9 juin 2023 rejetant la demande de M. E tendant au réexamen de sa demande d'asile selon la procédure accélérée de l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, en application du d) du 1° de l'article L. 542-2 du même code, le droit de l'intéressé de se maintenir sur le territoire français a pris fin dès que l'office a pris cette décision de rejet. Ainsi, il entrait dans le cas où, en application du 4° de l'article L. 611-1 de ce code, le préfet pouvait légalement l'obliger à quitter le territoire français. Par suite, M. E n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police ne pouvait édicter à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans attendre que la Cour nationale du droit d'asile se prononce sur sa demande de réexamen de sa demande d'asile. Dès lors, ce moyen doit être écarté.

11. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".

12. Si M. E produit deux attestations d'une psychologue clinicienne des 11 février 2022 et 28 novembre 2023 qui relate le récit développé par l'intéressé dans sa demande d'asile et constate qu'il présente un état de syndrome de stress post-traumatique résultant des évènements dont il se prévaut, de la rupture traumatique avec sa famille et sa culture mais aussi de sa situation sociale en France, ces attestations n'émanent cependant pas d'un médecin. En tout état de cause, ni ces attestations ni aucune autre pièce du dossier ne permettent d'établir que l'état de santé de M. E nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par suite, M. E n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de police aurait méconnu les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, ce moyen doit être écarté.

13. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

14. Le requérant ne produit aucune pièce ni aucun élément de nature à établir une quelconque insertion personnelle, familiale ou professionnelle en France. Il ne justifie pas davantage d'une durée de séjour suffisante pour caractériser une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 12 ci-dessus, il n'établit pas que son état de santé de nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par ailleurs, il n'établit ni même n'allègue être dépourvu de toute attache personnelle et familiale au Pakistan où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de 25 ans. Enfin, la circonstance qu'il craint d'être persécuté en cas de retour dans son pays d'origine est inopérante à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention précitée et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

15. En premier lieu, l'arrêté du 12 octobre 2023 comporte l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision fixant le pays de destination conformément aux exigences de motivation résultant de l'article L. 211-5 précité du code des relations entre le public et l'administration. En outre, en indiquant que le requérant n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales après avoir relevé que sa demande de réexamen de sa demande d'asile avait été rejetée par une décision de l'OFPRA du 9 juin 2023, le préfet justifie de manière suffisante de l'examen sérieux des conséquences d'un éloignement de l'intéressé vers son pays d'origine. Dès lors, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de sa situation personnelle doivent être écartés.

16. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Ces dernières stipulations énoncent que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

17. M. E n'apporte aucun élément ni aucun commencement de preuve de nature à établir la réalité d'un risque personnel en cas de retour dans son pays d'origine. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que la demande d'asile de M. E a été rejetée par une décision de l'OFPRA du 26 février 2020 confirmée par une décision du 17 juin 2020 de la Cour nationale du droit d'asile et que sa demande de réexamen a été rejetée par une décision de l'OFPRA du 9 juin 2023. Il ne produit ni devant le préfet ni devant le tribunal aucun élément nouveau. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées au point 16 doivent être écartés.

18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions attaquées doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E et au préfet de police de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 janvier 2024.

Le magistrat désigné,

N. MEDJAHED

La greffière,

E. FLORENTINY

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400767

15/11/2024

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402090

15/11/2024

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416093

15/11/2024

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416168

15/11/2024

← Retour aux décisions