lundi 12 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2326621 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | 3e Section - 3e Chambre - OQTF 6 sem. |
| Avocat requérant | CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 novembre 2023, M. A B, représenté par Me Pafundi demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale avec pour conseil l'avocat soussigné ;
2°) d'annuler les arrêtés pris le 18 novembre 2023 par lequel le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour sur le territoire pour une durée de 24 mois ;
3°) d'annuler le signalement de l'intéressé aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour à dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai et de procéder au réexamen de sa situation administrative ;
5°) de condamner l'Etat à la somme de 1 500 euros HT au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, étant ici précisé que le conseil du requérant renoncerait dans ce cas à percevoir l'indemnité allouée au titre de l'aide juridictionnelle
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont entachés d'incompétence de leur auteur ;
- elles méconnaissent son droit d'être entendu ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
- elle est entachée d'erreur de droit au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH) ;
En ce qui concerne la décision de refus d'octroi de délai de départ volontaire :
- elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnait l'article L. 612-6 du CESEDA ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît l'article 3 de la CEDH ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er février 2024, le préfet de police, représenté par Me Termeau du cabinet Actis avocats conclut au rejet de la requête.
Il soutient :
- à titre principal que la requête est portée devant une juridiction incompétente pour en connaître
- et à titre subsidiaire que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 2 février 2024, M. A B doit être regardé comme se désistant de sa requête en raison de l'audiencement le 31 janvier 2024 d'une requête identique déposée devant le tribunal administratif de Melun.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Gracia, vice-président de la 3e section, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Gracia a été entendu au cours de l'audience publique en présence de Mme Tardy-Panit, greffière d'audience, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant géorgien, né le 24 août 1976 à Sokhoumi (Géorgie), est entré en France dans le courant de l'année 2012, selon ses déclarations. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de l'arrêté du 18 novembre 2023 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné.
2. Par acte du 2 février 2024, M. B doit être regardé comme se désistant de l'ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au Préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 février 2024.
Le magistrat désigné,
J-Ch. GRACIALa greffière,
P. TARDY-PANIT
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.