mardi 12 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2402570 |
| Type | Décision |
| Formation | Section 8 - Chambre 2 |
| Avocat requérant | LOQUES |
Vu la procédure suivante :
Par une lettre, enregistrée le 27 septembre 2022, M. B A a saisi le tribunal administratif d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n° 2202795 du tribunal administratif de Paris en date du 22 mars 2022.
Par une ordonnance du 10 janvier 2024, la vice-présidente du tribunal administratif de Paris, en application des dispositions de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, a ouvert une phase juridictionnelle suite à la demande d'exécution de M. A.
Un mémoire en défense a été enregistré le 14 février 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le requérant ayant fait l'objet d'une nouvelle mesure d'éloignement, son dossier est désormais géré par les services de la préfecture de police à qui il incombe de statuer sur le réexamen de sa situation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Béal,
- les observations de Me Loques, représentant M. A.
1. Par un jugement du 22 mars 2022, le tribunal de céans a annulé l'arrêté du 27 janvier 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 1 an au motif qu'il ne comportait pas le nom de son auteur et a enjoint au préfet d'examiner sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et non pas de lui délivrer un titre de séjour. Une telle annulation n'interdisait pas à l'autorité compétente de prendre une nouvelle mesure d'éloignement dès lors que celle-ci comporte bien le nom de son auteur. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 24 janvier 2023, le préfet de police a pris une nouvelle mesure d'éloignement ainsi qu'une interdiction de retour sur le territoire pour une durée de 2 ans. Toutefois, par jugement du 8 février 2023, le tribunal de céans a annulé l'interdiction de retour et enjoint cette fois au préfet de police de réexaminer sa situation administrative dans un délai d'un mois. Par suite, le préfet des Hauts-de-Seine est fondé à soutenir que l'obligation de réexamen ne relève plus de ses services mais de ceux de la préfecture de police. Enfin, lors de l'audience publique, le conseil du requérant n'a pas fait état de ce que lesdits services n'auraient pas procédé à un tel examen. Dès lors, les conclusions susvisées de la requête doivent être écartées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 12 mars 2024.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2024
Le magistrat désigné,
A. Béal
La greffière
N. Dupouy
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./8
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509646
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 12 décembre 2023, qui enjoignait au préfet du Val-de-Marne de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal constate que le préfet a pris un arrêté le 13 mars 2025 refusant le titre de séjour et obligeant M. A à quitter le territoire, ce qui constitue un réexamen de sa situation. En conséquence, le jugement initial est regardé comme entièrement exécuté, et la demande d’exécution de M. A est rejetée. Cette solution est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
17/07/2025
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431462
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans. Le tribunal estime que le requérant ne peut utilement contester le défaut de motivation de la décision implicite, n'ayant pas sollicité la communication de ses motifs. Il juge également que le seul fait que M. A ait quitté la France pour le Portugal ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation justifiant l'abrogation de la mesure, au sens de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
24/12/2024
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429414
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 30 octobre 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans à l'encontre de M. A. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation, car le motif tiré de la détention de faux documents administratifs était infondé (le passeport étant régulier) et que le seul autre motif (non-respect d'une précédente mesure d'éloignement) n'aurait pas suffi à justifier la décision. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans injonction de réexamen. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
24/12/2024