jeudi 17 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2509646 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Section 8 - Chambre 2 |
| Avocat requérant | CALVO-PARDO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 avril 2024, M. B A, représenté par Me Calvo-Pardo, demande au tribunal d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n°2324139/8 du 12 décembre 2023 par lequel, après avoir annulé les décisions du préfet du Val-de-Marne du 18 octobre 2023 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et lui faisant interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois, le tribunal a enjoint au préfet du Val-de-Marne de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant ce réexamen.
Il soutient que le préfet du Val-de-Marne n'a pas procédé au réexamen de sa situation et ne lui a pas délivré une autorisation provisoire de séjour.
Par une ordonnance du 25 mars 2025, la vice-présidente du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 avril 2025, le préfet du Val-de-Marne a produit un arrêté du 13 mars 2025 par lequel il a refusé la délivrance d'un titre de séjour à M. A, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Vu :
- le jugement n°2324139/8 du 12 décembre 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Mme Perrin a lu son rapport au cours de l'audience publique du 16 juillet 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution / Si le jugement () dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai et prononcer une astreinte. "
2. Par un jugement n°2324139/8 du 12 décembre 2023, le tribunal administratif, d'une part, a annulé les décisions du 18 octobre 2023 par lesquelles le préfet du Val-de-Marne a obligé M. A à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il est éloigné et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois, d'autre part, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant ce réexamen. M. A a saisi le tribunal en vue d'obtenir l'exécution de ce jugement.
3. Il résulte de l'instruction, et notamment des pièces produites par le préfet du Val-de-Marne le 16 avril 2025, que M. A a fait l'objet d'une décision de rejet de sa demande de délivrance d'un titre de séjour et d'une décision l'obligeant à quitter le territoire français, rendues le 13 mars 2025, et qu'ainsi l'administration s'est prononcée sur la demande de titre de séjour de M. A. Par conséquent, le jugement du 12 décembre 2023 par lequel le tribunal a enjoint au préfet du Val-de-Marne de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant ce réexamen doit être regardé comme ayant été entièrement exécuté.
4. Il résulte de ce qui précède que la demande d'exécution de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Val-de-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2025.
La magistrate désignée,
Signé
A. Perrin
La greffière,
Signé
E. Cardoso La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026