mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2403216 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | DIALLO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 février et le 23 avril 2024, M. E D B, représenté par Me Diallo, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le préfet de police a procédé au retrait de sa carte pluriannuelle valable du 10 décembre 2018 au 9 décembre 2020, a assorti ce retrait d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois
ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de lui restituer sa carte pluriannuelle ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à Me Diallo, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
La décision portant retrait de sa carte pluriannuelle :
- a été signée par une autorité incompétente,
- est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation administrative,
- méconnaît l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- méconnaît les stipulations l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- a été signée par une autorité incompétente,
- est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation administrative,
- est illégale, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant retrait de son titre qui en constitue le fondement,
- méconnait les 2°, 3° et 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- est illégale, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui en constitue le fondement,
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision fixant le pays de destination :
- méconnaît les dispositions de l'article 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2024, le préfet de police, représenté par Me Rannou, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est tardive et, par suite, irrecevable, et qu'en tout état de cause les moyens soulevés par M. D B ne sont pas fondés.
M. D B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle n°2024/1101 du 13 mars 2024, rendue sur demande du 6 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pertuy,
- et les observations de Me Diallo, représentant M. D B.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, ressortissant colombien né le 27 septembre 1986, est entré en France en 1998 selon ses déclarations. Il a été mis en possession d'une carte pluriannuelle valable du 10 décembre 2018 au 9 décembre 2020. M. D B demande l'annulation de l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le préfet de police a retiré son titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. M. D B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Il n'y a donc plus lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions présentées à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :
4. En premier lieu, par un arrêté n° 2023-01598 du 28 décembre 2023 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de police n° 75-2023-736 du 28 décembre 2023, le préfet de police a donné à M. A C, attaché principal d'administration de l'Etat, adjoint à la cheffe de la division de la rédaction et des examens spécialisés, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé par une autorité incompétente doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant retrait du titre de séjour :
5. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué qu'il vise notamment les articles L. 432-4 et L. 611-1, 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'arrêté mentionne également différents éléments de la situation personnelle du requérant, notamment la circonstance qu'il a commis des faits délictueux ayant donné lieu à neuf condamnations entre le 5 novembre 2007 et le 10 décembre 2021 et a fait l'objet de 11 signalements par les services de police entre le 12 octobre 2001 et le 12 juillet 2022 et conclut que M. D B constitue une menace à l'ordre public et ne peut se prévaloir d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. L'arrêté en litige énonce ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de police a entendu se fonder. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort ni des motifs de l'arrêté ni d'aucune pièce du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. D B. Le moyen tiré du défaut d'examen de la situation administrative du requérant doit, par suite, être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige en vigueur jusqu'au 28 janvier 2024 : " Une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être retirée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".
8. Les faits mentionnés dans la décision en litige, pour lesquels le requérant a été soit pénalement sanctionné, soit signalé défavorablement par les services de police, ne sont pas contestés. Notamment, s'agissant des faits condamnés, la condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de Paris le 10 décembre 2021 à un an et 6 mois d'emprisonnement assorti d'un sursis probatoire de deux ans pour détention non autorisée d'armes, munition ou de leur éléments de catégorie B, vol par ruse, par effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une circonstance, est intervenue postérieurement à la délivrance de sa carte de résident, comme les faits de vol par effraction dans un local d'habitation ou dans un lieu d'entrepôt signalés par les services de police le 12 juin 2022. En considérant que les neuf condamnations intervenues depuis l'année 2007, la plus récente en décembre 2021, et les 11 signalements intervenus depuis 2001, le plus récent en juillet 2022, portent sur des faits à la fois graves, récents et postérieurs à la date de délivrance du titre retiré, le préfet pouvait, à bon droit, regarder le comportement du requérant comme constitutif d'une menace à l'ordre public au sens des dispositions précitées, justifiant le retrait de sa carte pluriannuelle.
9. En cinquième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales proscrit que soit portée une atteinte disproportionnée au droit de toute personne au respect de sa vie privée et familiale.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. D B a un enfant sur le territoire français, de nationalité française. Toutefois, pour démontrer les liens affectifs qu'il entretiendrait à son égard, alors même qu'il ne contribue ni à son entretien ni à son éducation, M. D B se borne à produire un certificat médical du mois de février 2017 attestant de sa présence aux côtés de son fils lors d'une consultation. Si, par ailleurs, M. D B se prévaut de la présence de sa mère et de deux de ses sœurs en France, d'une part deux autres de ses sœurs vivent à l'étranger, d'autre part le requérant ne démontre pas qu'il entretiendrait à l'égard de sa mère, de ses sœurs et de son enfant un lien tel que la décision en litige portât une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, alors qu'au surplus, M. D B ne peut se prévaloir d'une activité professionnelle régulière, le préfet de police n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels l'obligation de quitter le territoire français a été prise.
11. Il résulte de ce qui précède que le préfet de police n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. ' L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne () lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : () 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger ou si le titre de séjour qui lui avait été délivré lui a été retiré ".
13. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision de retrait du titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. D B ne saurait se prévaloir par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, pour demander l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
14. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version en vigueur à la date de la décision en litige : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; () 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ".
15. Pour les motifs exposés aux points précédents, M. D B ne démontre pas, d'abord, contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français résidant en France et ne peut se prévaloir du 5 ° de l'article L. 611-3 précité. Dès lors qu'il ne produit aucun justificatif de nature à établir sa présence en France entre l'année 2005 et 2014, le requérant ne peut pas davantage se prévaloir de ce qu'il résiderait habituellement, et ainsi sans interruption notable, sur le territoire français depuis l'âge de treize ans. Enfin, dès lors que le requérant n'apporte pas la démonstration de son séjour régulier en 2014, lequel peut être démontré par tous moyens et n'implique pas qu'il soit ordonné à la préfecture de produire des documents que le requérant détient, celui-ci ne peut pas plus se prévaloir de dix ans de séjour régulier sur le territoire français à la date de la décision en litige.
16. Il résulte de ce qui précède que le préfet de police n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français
17. Par voie de conséquence du rejet des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré, en premier lieu, de l'exception d'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions présentées à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
18. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 (), l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
19. En l'espèce, pour les motifs exposés aux points précédents, d'abord M. D B n'apporte aucun élément de démonstration de sa présence sur le territoire français entre l'année 2005 et l'année 2014 autre que ceux à l'origine des condamnations et signalements défavorables dont il a été l'objet durant cette période, ensuite il n'apporte pas d'élément de nature à le regarder comme ayant noué ou préservé sur le territoire français des liens personnels ou familiaux d'une intensité telle qu'elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale et, enfin, il doit être regardé comme ayant adopté un comportement, y compris récemment, constitutif d'une menace à l'ordre public. Les moyens tirés de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français aurait méconnu les dispositions précitées ou serait entachée d'une erreur d'appréciation doivent, par conséquent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
20. Par voie de conséquence du rejet des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré, en premier lieu, de l'exception d'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions présentées à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement doit être écarté.
21. En deuxième lieu, il résulte de la combinaison de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.
22. Si M. D B soutient qu'il encourt des persécutions en cas de retour en Colombie, en raison du conflit interne qui règne entre le Gouvernement et les factions rebelles, il ne produit à l'appui de sa requête aucun élément probant de nature à attester qu'il encourrait actuellement et personnellement de tels risques en cas de retour en Colombie. Dans ces conditions, le moyen tiré de la violation des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.
23. Il résulte de ce qui précède que le préfet de police n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
24. Il résulte de tout ce qui précède que M. D B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le préfet de police a procédé au retrait de sa carte pluriannuelle valable du 10 décembre 2018 au 9 décembre 2020, a assorti ce retrait d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur leur recevabilité, être rejetées, comme doivent être rejetées, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. D B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E D B, au préfet de police et à Me Kany Diallo.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bachoffer, président,
M. Pertuy, premier conseiller,
M. Amadori, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.
.
Le rapporteur,
I. PERTUY
Le président,
B. BACHOFFER La greffière,
S. RUBIRALTA
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2403216/1-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400288
La société First Trading contestait devant le **Tribunal Administratif de Paris** des rappels d'impôts et pénalités suite à un contrôle fiscal. Le tribunal a **rejeté sa requête**, considérant que la proposition de rectification avait été régulièrement notifiée conformément aux articles L. 57 et L. 76 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens soulevés (prescription, qualification de la cession immobilière) n'étaient pas fondés.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407139
**Sujet principal** : La requête de la SAS Etablissements A. Chollet contestant la réintégration fiscale de provisions pour dépréciation de ses stocks et demandant la décharge d'impositions supplémentaires sur les sociétés. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la méthode d'évaluation de la provision pour dépréciation appliquée au groupe de produits "V" n'est pas suffisamment précise et détaillée, car elle utilise un taux unique basé sur la durée de stockage pour des produits hétérogènes, sans justification d'une dépréciation homogène. **Textes appliqués** : Les articles 39-1 5° et 38-3 du Code général des impôts (CGI), en application de l'article 209 du CGI, ainsi que l'article 38 decies de l'annexe III au CGI, relatifs aux conditions de déductibilité des provisions pour dépréciation des stocks.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418646
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision du recteur de l'académie de Paris refusant la révision de l'affectation de sa fille en classe de première STMG. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en maintenant l'affectation initiale, les arguments fondés sur une prétendue erreur d'un conseiller principal d'éducation et sur les risques pour la scolarité de l'élève n'étant pas de nature à caractériser une situation exceptionnelle justifiant une révision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et de l'arrêté académique fixant les procédures d'affectation.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517216
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, etc.) prises par le préfet de police. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer ces décisions et que leur motivation était suffisante, notamment au regard de la menace pour l'ordre public. Il a également déclaré irrecevable le recours contre le signalement Schengen, cette inscription n'étant pas une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
31/03/2026