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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2404735

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2404735

mardi 14 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2404735
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 1re Chambre - OQTF 6 sem.
Avocat requérantDA COSTA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2024, M. B C, représenté par Me Da Costa, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 26 février 2024 par lequel le préfet de police l'a interdit de retour sur le territoire français pendant deux ans et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 à verser à son conseil ou, dans le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée, à lui verser directement.

Il soutient que l'arrêté du préfet de police est insuffisamment motivé.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 avril 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il soutient que le moyen n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de relation entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Ho Si Fat, président de section, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de M. Ho Si Fat.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant algérien né le 6 septembre 1975, est entré en France en 2007 selon ses déclarations. Par un arrêté du 22 mars 2023, le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai. Par un arrêté du 26 février 2024 dont M. C demande l'annulation, le préfet de police l'a interdit de retour sur le territoire français pendant deux ans et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il n'y a pas lieu d'admettre M. C à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

4. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le requérant, l'arrêté attaqué qui mentionne les considérations de fait tels que le signalement pour vol en réunion dont le requérant a fait objet le 25 février 2024, sa présence sur le territoire depuis 2007, et sa soustraction à une mesure d'éloignement prise le 22 mars 2023 ainsi que les considérations de droit sur lesquelles il se fonde, est suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

5. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de police en date du 26 février 2024. Les conclusions de la requête à fin d'annulation doivent dès lors être rejetées, ainsi que par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. C n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Da Costa et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mai 2024.

Le magistrat désigné,

F. Ho Si Fat

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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