LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2413509

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2413509

mercredi 30 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2413509
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCARLUIS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme D, agent public victime d’un accident de trajet reconnu imputable au service. La requérante sollicitait cette mesure pour évaluer ses préjudices en vue d’un recours indemnitaire. Le juge des référés a estimé la demande dépourvue d’utilité, car un jugement du 17 juillet 2025 avait déjà annulé la date de consolidation et le taux d’incapacité fixés, et enjoint à l’administration de réexaminer sa situation. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne la prescription d’une expertise à son utilité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 mai 2024 et le 27 mars 2025, Mme C D, représentée par Me Carluis, demande au juge des référés du tribunal de prescrire une expertise médicale, au contradictoire du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, de la société Allianz, et de la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, en vue de déterminer les préjudices qu'elle a subis du fait de l'accident de trajet dont elle a été victime le 16 décembre 2019.

Elle soutient que la conduite d'une expertise est utile dans la perspective d'une action en responsabilité afin de pouvoir déterminer l'étendue des préjudices liés à son accident avant d'engager un recours indemnitaire au fond.

Par un mémoire, enregistré le 24 mars 2025, le ministre des affaires étrangères conclut au rejet de la requête.

Il soutient que l'utilité de l'expertise n'est pas démontrée dès lors que la requérante a déposé un dossier de fond.

Vu :

- le jugement du tribunal administratif de Paris rendu le 17 juillet 2025 sous le n° 2204100,

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Dhiver, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. / () ".

2. Mme D, née le 8 mars 1976, adjointe administrative principale de 2ème classe, titulaire affectée à la direction générale de l'administration et de la modernisation du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, a été victime, le 16 décembre 2019, d'un accident de trajet reconnu imputable au service par une décision définitive du 7 janvier 2020. Son état de santé a été déclaré consolidé au 17 novembre 2020 avec un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 4% par une décision du 1er février 2021. Mme D, soutenant que tout agent public, victime d'un accident reconnu comme imputable au service, est en droit d'obtenir de la personne publique qui l'emploie la réparation intégrale de l'ensemble de son préjudice, sollicite la désignation d'un expert judiciaire.

3. Il résulte toutefois de l'instruction que, par un jugement du 17 juillet 2025, le tribunal administratif de Paris, d'une part, a annulé la décision du 19 octobre 2021 par laquelle le ministre de l'Europe et des affaires étrangères avait fixé la date de consolidation au 17 novembre 2020 et fixé son taux d'incapacité permanente à 4 %, d'autre part, a enjoint au ministre de procéder au réexamen de la situation de Mme A B en fixant une nouvelle date de consolidation et de prendre en charge les frais directement entraînés par l'accident après le 17 novembre 2020 et jusqu'à la date de consolidation. Ainsi, la situation de Mme D va être réexaminée par le ministre de l'Europe et des affaires étrangères qui doit nécessairement fixer une nouvelle date de consolidation, qui ne peut être antérieure au 15 juin 2021.

4. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la demande d'expertise judiciaire de Mme D est, à ce stade, dépourvue d'utilité. Il demeurera loisible à la requérante, si elle s'y croit fondée, de demander par la suite au juge des référés de désigner un expert judiciaire afin de chiffrer les préjudices qui ne seraient pas pris en compte par son employeur. Il y a lieu de rejeter la requête de Mme D en toutes ses conclusions.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C D, au ministre de l'Europe et des affaires étrangères, à la société Allianz et à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.

Fait à Paris, le 30 juillet 2025.

La juge des référés,

M. DHIVER

La République mande et ordonne ministre de l'Europe et des affaires étrangères en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2413509/11-5

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions