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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2415070

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2415070

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2415070
TypeDécision
Formation3e Section - 2e Chambre - OQTF 6 sem.
Avocat requérantORHANT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 juin et le 3 septembre 2024, Mme B A, représentée par Me Orhant, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle :

2°) d'annuler l'arrêté du 27 mai 2024 par lequel le préfet du Morbihan l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination de sa reconduite à la frontière, l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et lui fait obligation de pointage ;

3°) d'annuler la décision d'assignation à résidence ;

4°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

5°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen ;

6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Orhant, son conseil, au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que ce conseil renonce à percevoir la part contributive de l'Etat allouée au titre de l'aide juridictionnelle, ou, si sa demande d'aide juridictionnelle devait être rejetée, de lui verser cette somme, sur le fondement de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative.

La requérante soutient que :

- le signataire de la décision attaquée est incompétent ;

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen ;

- les droits de la défense ont été méconnus ;

- il est entaché d'une erreur de droit ;

- l'arrêté méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision d'obligation de pointage est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2024, le préfet de police, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requérante a également déposé un recours devant le tribunal administratif de Rennes.

Par un mémoire, enregistré le 10 septembre 2024, Mme A déclare se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Guglielmetti pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable au litige, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Guglielmetti ;

- les observations de Me Ohrant, représentant Mme A.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante ivoirienne, a fait l'objet le 27 mai 2024 d'un arrêté par lequel le préfet de police l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination de sa reconduite à la frontière, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et lui a fait obligation de pointage. Elle demande l'annulation de cet arrêté.

2. Par un mémoire enregistré le 10 septembre 2024, Mme A déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Ohrant et au préfet du Morbihan.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

La magistrate désignée,

S. GuglielmettiLa greffière,

P. Tardy-Panit

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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