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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2427877

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2427877

mardi 24 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2427877
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET MAZOYER GUIJARRO

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la compagnie Eva Airways Corporation qui renonce à contester quatre amendes administratives de 10 000 euros chacune, après que le ministre de l'intérieur les a retirées. La juridiction condamne l'État à verser à la compagnie une somme globale de 2 000 euros au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du même code, qui l'autorise à statuer par ordonnance lorsque seul le sort des frais reste à juger.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


I. Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2024, sous le numéro 2427877, la compagnie Eva airways corporation, représentée par Me Mazoyer, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du ministre de l’intérieur du 19 août 2024 R/23-1230 lui infligeant une amende administrative de 10 000 euros ;

2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2026, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir qu’il a retiré la décision en litige par décision du 6 févier 2026.


Par un mémoire, enregistré le 20 février 2026, la compagnie Eva airways corporation déclare se désister purement et simplement des conclusions aux fins d’annulation de sa requête et maintient ses conclusions présentées au titre des frais du litige.


II. Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2024, sous le numéro 2427880, la compagnie Eva airways corporation, représentée par Me Mazoyer, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du ministre de l’intérieur du 19 août 2024 R/23-1231 lui infligeant une amende administrative de 10 000 euros ;

2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2026, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir qu’il a retiré la décision en litige par décision du 6 févier 2026.


Par un mémoire, enregistré le 20 février 2026, la compagnie Eva airways corporation déclare se désister purement et simplement des conclusions aux fins d’annulation de sa requête et maintient ses conclusions présentées au titre des frais du litige.


III. Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2024, sous le numéro 2427882, la compagnie Eva airways corporation, représentée par Me Mazoyer, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du ministre de l’intérieur du 19 août 2024 R/23-1232 lui infligeant une amende administrative de 10 000 euros ;

2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2026, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir qu’il a retiré la décision en litige par décision du 6 févier 2026.


Par un mémoire, enregistré le 20 février 2026, la compagnie Eva airways corporation déclare se désister purement et simplement des conclusions aux fins d’annulation de sa requête et maintient ses conclusions présentées au titre des frais du litige.


IV. Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2024, sous le numéro 2427883, la compagnie Eva airways corporation, représentée par Me Mazoyer, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du ministre de l’intérieur du 19 août 2024 R/23-1233 lui infligeant une amende administrative de 10 000 euros ;

2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2026, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir qu’il a retiré la décision en litige par décision du 6 févier 2026.


Par un mémoire, enregistré le 20 février 2026, la compagnie Eva airways corporation déclare se désister purement et simplement des conclusions aux fins d’annulation de sa requête et maintient ses conclusions présentées au titre des frais du litige.
Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ».

2. Les requêtes n°2427877, 2427880, 2427882 et 2427883 sont présentées par la même compagnie aérienne et posent des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.

3. Par quatre mémoires, enregistrés le 20 février 2026, la compagnie Eva airways corporation a déclaré se désister des conclusions aux fins d’annulation de ses requêtes. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme globale de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation des requêtes n°2427877, 2427880, 2427882 et 2427883 de la compagnie Eva airways corporation.

Article 2 : L’Etat versera à la compagnie Eva airways corporation la somme globale de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la compagnie Eva airways corporation et au ministre de l'intérieur.

Fait à Paris, le 24 février 2026.


La présidente de la 3ème section,




P. BAILLY

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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