mardi 29 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2501729 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | LESCOURET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2025, M. A B demande au juge des référés du tribunal de prescrire une expertise médicale, au contradictoire de la direction générale de l'aviation civile et du ministre chargé des transports, aux fins de déterminer si son état de santé est compatible avec la pratique de l'aviation.
Il soutient que la conduite d'une expertise est utile en raison de la décision du 13 novembre 2024 par laquelle la direction générale de l'aviation civile a inclus des restrictions quant à son aptitude à la pratique de l'aviation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Dhiver, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction / () "
2. M. B, né le 24 juillet 1959, a obtenu son brevet de planeur pilote en 1981, son brevet de pilote d'avion en 1989, d'instructeur planeur en 1997 et est diplômé d'Etat spécialisé en perfectionnement sportif et mention vol à voile depuis 2016. Par une décision du 13 novembre 2024, la direction générale de l'aviation civile a inclus des restrictions quant à son aptitude à la pratique de l'aviation. Soutenant que son état de santé s'est amélioré et que le médecin cardiologue qui le suit n'émet plus aucune restriction quant à la pratique des activités d'aviation, M. B sollicite la désignation d'un expert judiciaire afin d'évaluer son aptitude à cette activité sportive.
3. La demande d'expertise présentée par M. B satisfait le critère d'utilité exigé par l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de faire droit à la demande d'expertise et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
4. L'expert est tenu, entre autres, d'informer les parties de ses constatations, de recueillir leurs dires et d'en faire état dans son rapport. S'il lui est loisible de communiquer aux parties un pré-rapport aux fins de recueillir leurs observations, aucune disposition législative ou réglementaire applicable devant le juge administratif ne permet de lui imposer cette formalité. Par suite, les conclusions de M. B tendant à ce que le juge des référés enjoigne à l'expert de déposer un pré rapport doivent être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : M. C D (cardiologie), exerçant à l'hôpital privé Claude Galien - SA Angio, 20 route de Boussy à Quincy-sous-Sénart (91480) est désigné comme expert.
Il aura pour mission, en présence de M. B, de la direction générale de l'aviation civile et du ministre chargé des transports, de :
1°) prendre connaissance du dossier médical de M. B et de tous les documents utiles à la bonne exécution de sa mission ; convoquer et entendre les parties et tout sachant ; procéder à l'examen physique de M. B ;
2°) décrire l'état de santé de M. B au 13 novembre 2024 au vu des documents et son état de santé actuel ;
3°) déterminer s'il est apte classe 2 et classe LAPL à la pratique de l'ensemble des activités sportives aéronautiques, notamment de voltige et si la mention OSL (operation safety pilot limitation) est justifiée au regard de son état de santé ;
4°) de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur les capacités de M. B à pratiquer les activités aéronautiques sollicitées.
Article 2 : L'expert remplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : A la demande du tribunal ou à son initiative, l'expert pourra, avec l'accord des parties, conduire une médiation dans les conditions prévues à l'article R. 621-1 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal, au plus tard le
27 octobre 2025, sous forme électronique par le biais de la plateforme prévue à cet effet, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 6 : L'expert notifiera les copies de son rapport aux parties intéressées telles que précisées à l'article 8 de la présente ordonnance, dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer par voie électronique dans les conditions prévues à l'article R. 621-7-3 du même code.
Article 7 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la direction générale de l'aviation civile, au ministre chargé des transports et à M. C D, expert.
Fait à Paris, le 29 avril 2025.
La juge des référés,
M. Dhiver
La République mande et ordonne au ministre chargé des transports auprès du ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2501729/11-4
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026