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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2506388

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2506388

vendredi 24 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2506388
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation6e Section - 2e Chambre - R.222-13
Avocat requérantDESFARGES

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne deux requêtes de Mme B... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) pour les années 2021 à 2023. La requérante invoque notamment l'insuffisance de motivation des décisions, le défaut de procédure contradictoire, et une erreur d'appréciation sur sa condition de résidence en France au regard des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal statue en formation restreinte sur le fondement de l'article R. 222-13 du code de justice administrative. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal examine la légalité des décisions de la CAF de Paris et de la Ville de Paris au regard des textes applicables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête, enregistrée le 7 mars 2025 sous le no 2506388, Mme A... B..., représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet de son recours dirigé contre la décision du 27 janvier 2024 de la caisse d’allocations familiales (CAF) de Paris portant notification d’un indu de prime exceptionnelle de fin d’année (PEFA) au titre de l’année 2022 ;

2°) de prononcer la décharge de l’obligation de payer la somme de 152,45 euros ;

3°) de condamner l’Etat à payer la somme de 2 000 euros à Me Desfarges au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation de ce conseil au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Elle soutient que :
sa requête est recevable ;
la décision de notification de l’indu de PEFA du 27 janvier 2024 est insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 553-2 et R.133-9-2 du code de la sécurité sociale ; elle ne lui permet pas de connaitre le motif de l’indu, ni l’existence du délai de deux mois imparti pour s’acquitter de la dette et du droit d’option ;
elle méconnaît l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration car la signature électronique de son auteur n’est pas authentifiée ;
elle méconnait l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles qui limite à l’allocation de revenu de solidarité active (RSA) la procédure de retenue sur d’autres prestations à échoir ;
elle n’a pas été précédée d’une procédure contradictoire ;
la décision d’indu de RSA à l’origine de l’indu de PEFA est entachée d’une erreur de droit et d’une erreur d’appréciation au regard des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles car elle se borne à affirmer qu’elle aurait résidé à l’étranger plus de 92 jours, sans vérifier si elle avait effectivement perdu sa résidence en France, ni vérifier les motifs de ses séjours hors de France ;
elle n’a jamais été informée de la règle relative à l’obligation de résidence ; ses déplacements à l’étranger ont été motivés par des raisons personnelles et professionnelles impérieuses ;
la CAF a manqué à son devoir d’information, en violation de l’article L. 583-1 du code de la sécurité sociale ;
cette faute de la CAF lui a causé un important préjudice financier.


Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2025, la CAF de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.


Par une décision du 25 février 2025, Mme B... a été admise à l’aide juridictionnelle totale.


II. Par une requête, enregistrée le 16 juin 2025, sous le no 2516657, Mme B..., représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la Ville de Paris a rejeté son recours administratif préalable dirigé contre la décision du 22 janvier 2024 portant notification d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) pour un montant de 12 304,50 euros relatif à la période du 1er septembre 2021 au 31 août 2023 ;

2°) de prononcer la décharge de l’obligation de payer la somme de 12 304,50 euros ;

3°) de condamner la Ville de Paris à payer la somme de 2 000 euros à Me Desfarges au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation de son conseil au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Elle soutient que :
sa requête est recevable ;
la décision de notification de l’indu de RSA du 27 janvier 2024 est insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 553-2 et R.133-9-2 du code de la sécurité sociale ; elle ne lui permet pas de connaitre le motif de l’indu, ni le montant exact de la somme réclamée au titre du RSA, ni l’existence du délai de deux mois imparti pour s’acquitter de la dette et du droit d’option ;
elle méconnaît l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration car sa signature électronique n’est pas authentifiée ;
elle est entachée du vice d’incompétence de son auteur ;
la preuve n’est pas rapportée de l’assermentation de l’agent de contrôle ;
elle n’a pas été informée de l’usage du droit de communication prévu à l’article L. 114-21 du code de la sécurité sociale ;
la commission de recours amiable n’a pas été saisie préalablement à la décision rendue sur le recours préalable obligatoire, en violation des articles L. 262-47, R. 262-60 et R. 262-90 du code de l’action sociale et des familles, ce qui la prive de la garantie de la collégialité ;
la décision en litige a été prise en violation des droits de la défense car elle n’a pas reçu les conclusions du contrôleur, ni pu faire valoir ses observations devant le signataire de la décision ;
la décision en litige n’est motivée ni en fait, ni en droit ;
la Ville de Paris a commis une erreur de droit et une erreur d’appréciation au regard des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles en se bornant à affirmer qu’elle aurait résidé à l’étranger plus de 92 jours, sans vérifier si elle avait effectivement perdu sa résidence en France, ni vérifier les motifs de ses séjours hors de France ;
elle n’a jamais été informée de l’obligation de déclarer ses déplacements à l’étranger ; ses déplacements à l’étranger ont été motivés par des raisons personnelles et professionnelles impérieuses ;
la CAF et la Ville de Paris ont manqué à leur devoir d’information, en violation de l’article L. 583-1 du code de la sécurité sociale, alors même que la CAF surveillait ses connexions à son compte CAF depuis l’étranger ; ni le site internet de la CAF, ni les formulaires de déclarations trimestrielles ne font clairement référence à la règle des 92 jours ;
cette faute de la CAF et de la Ville de Paris est à l’origine d’un important préjudice financier.


Par un mémoire en défense enregistré le 3 juillet 2025, la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.


Par une décision du 7 mai 2025, Mme B... a été admise à l’aide juridictionnelle totale.


Vu les pièces du dossier.

Vu :
le code de l’action sociale et des familles,
le code des relations entre le public et l’administration,
le code de la sécurité sociale,
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
le décret n° 2022-1568 du 15 décembre 2022 portant attribution d’une aide exceptionnelle de fin d’année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active, de l’allocation de solidarité spécifique, du la prime forfaitaire pour reprise d’activité et de l’allocation équivalent retraite,
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Lambert pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience, en application des dispositions de l’article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Lambert a été entendu au cours de l’audience publique, les parties n’étant ni présentes, ni représentées.


Considérant ce qui suit :

Mme B..., bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) depuis le mois de septembre 2021, a fait l’objet d’un rapport de contrôle de la caisse d’allocation familiales (CAF) de Paris du 19 décembre 2023, qui a mis en évidence, d’une part, qu’elle ne remplissait plus la condition de résidence effective et permanente en France sur les années 2022 et 2023 compte tenu de nombreux séjours à l’étranger, d’autre part, qu’elle avait perçu des revenus sans les reporter sur ses déclarations trimestrielles. La CAF de Paris a alors procédé au recalcul des droits de Mme B..., ce qui a donné lieu à un indu de RSA à hauteur de la somme de 12 304,50 euros au titre de la période du 1er septembre 2021 au 31 août 2023, notifié par une décision du 22 janvier 2024 et à un indu de prime exceptionnelle de fin d’année (PEFA) au titre de l’année 2022, notifié par une décision du 27 janvier 2024. Mme B... a exercé le recours administratif préalable obligatoire contre la notification de l’indu de RSA le 12 avril 2024, lequel a donné lieu à une décision implicite de rejet née le 12 juin 2024 et elle a exercé un recours gracieux contre la décision de notification de l’indu de PEFA le 19 mars 2024, qui a donné lieu à une décision expresse de rejet le 8 avril 2024.

Par sa requête n°2516657, Mme B... demande au tribunal d’annuler la décision implicite de rejet de la CAF de Paris prise sur recours administratif préalable obligatoire portant notification d’un indu de RSA au titre de la période du 1er septembre 2021 au 31 août 2023. Par sa requête n° 2506388, Mme B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision de la CAF de Paris portant notification d’un indu de PEFA pour l’année 2022.

Les requêtes nos 2506388 et 2516657 présentées par Mme B... concernent une même allocataire et présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l’office du juge :

Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l’administration, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d’un indu de RSA ou de PEFA, il entre dans l’office du juge d’apprécier, au regard de l’argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d’ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d’indu. Il lui appartient, s’il y a lieu, d’annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l’exercice de son office, de régler le litige.

Sur le litige relatif au RSA :

Aux termes de l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles : « Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. (...) ». Cette commission est composée et constituée au sein du conseil d'administration de la caisse d’allocations familiales. Aux termes du I de l’article L. 262-25 du même code : « Une convention est conclue entre le département et chacun des organismes mentionnés à l'article L. 262-16. / Cette convention précise en particulier : / 1° Les conditions dans lesquelles le revenu de solidarité active est servi et contrôlé ; / 2° Les modalités d'échange des données entre les parties ; / 3° La liste et les modalités d'exercice et de contrôle des compétences déléguées, le cas échéant, par le département aux organismes mentionnés à l'article L. 262-16 (…) ». Aux termes de l’article R. 262-60 de ce code : « La convention prévue à l'article L. 262-25 comporte des dispositions générales relatives à : (...) 4° Les conditions et limites dans lesquelles la commission de recours amiable de ces organismes rend un avis sur les recours administratifs adressés au président du conseil départemental ; ces stipulations portent notamment sur l'objet et le montant des litiges dont la commission est saisie et les conditions financières de cette intervention (...) ». Aux termes de l’article 9 de la convention de gestion du revenu de solidarité active du 23 novembre 2021 conclue entre la Ville de Paris de Paris et la CAF de Paris : « Les recours administratifs préalables prévus à l’article L. 262-47 du CASF examinés par la commission de recours amiable prévue à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale sont : / - l’évaluation forfaitaire des revenus visée à l’article L. 262-41 du CASF ; / - les conditions de résidence en France prévues à l’article L. 262‑2 du CASF. / La commission de recours amiable (CRA) rend, sur sa demande, sous un mois, un avis motivé à la Maire de Paris. / La Maire de Paris statue sous deux mois sur toutes les autres décisions sans avis préalable de la commission visée à l’article R. 142-1 du code de la sécurité sociale (CRA). (…) ».

Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d’une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n’est de nature à entacher d’illégalité la décision prise que s’il ressort des pièces du dossier qu’il a été susceptible d’exercer, en l’espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu’il a privé les intéressés d’une garantie. L’application de ce principe n’est pas exclue en cas d’omission d’une procédure obligatoire, à condition qu’une telle omission n’ait pas pour effet d’affecter la compétence de l’auteur de l’acte.

Il appartient au juge, pour apprécier le bien-fondé du moyen dont il est saisi, de s'assurer, le cas échéant d'office, du caractère obligatoire de la consultation de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales dans l'hypothèse en litige, en vertu de clauses réglementaires de la convention conclue entre le département et cet organisme. Toutefois, la circonstance que le législateur ait entendu permettre à chaque département, agissant par voie de convention avec l’organisme chargé du service du RSA, de déterminer les hypothèses dans lesquelles les réclamations dirigées contre des décisions relatives au RSA sont soumises pour avis à la commission de recours amiable de cet organisme n’a pas pour effet de retirer à la consultation de cette commission, eu égard à sa nature et à sa composition, le caractère d’une garantie apportée, lorsqu’elle est prévue, au bénéficiaire du RSA.

Il résulte de l’instruction que l’indu de RSA contesté par Mme B... résulte non seulement de la prise en compte au titre de ses ressources de revenus non déclarés, mais également d’une remise en cause de ses conditions de résidence en France. Par suite, en application des dispositions et stipulations précitées, son recours devait être soumis pour avis à la commission de recours amiable de la CAF. Il résulte de l’instruction, et ainsi que le reconnaît, d’ailleurs, la Ville de Paris dans ses écritures en défense, que cet avis n’avait pas été recueilli à la date de la décision attaquée. Dès lors, Mme B... est fondée à soutenir que ce vice de procédure, qui l’a privée d’une garantie, est de nature à entacher d’illégalité la décision litigieuse.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, que Mme B... est fondée à demander l’annulation de la décision par laquelle la Ville de Paris a rejeté son recours préalable contre la décision du 22 janvier 2024 portant notification d’un indu de RSA ainsi que la décharge de l’obligation de payer la somme mise à sa charge par cette décision, sauf à ce que l’autorité administrative régularise sa décision de récupération de l’indu.

Sur le litige relatif à la PEFA :

Par une décision du 27 janvier 2024, Mme B... s’est vu notifier un indu de PEFA d’un montant de 152,45 euros pour l’année 2022. Elle a exercé le 19 mars 2024 un recours gracieux contre cette décision, qui a donné lieu à une décision expresse de rejet le 8 avril 2024.

Le décret susvisé du 14 décembre 2022 portant attribution d’une aide exceptionnelle de fin d’année prévoit qu’une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du RSA qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2022 ou, à défaut, du mois de décembre 2022, à condition que les ressources du foyer n’excèdent pas un certain montant.

Il résulte des termes de la décision du 27 janvier 2024 en litige que l’indu de PEFA pour 2022 est fondé sur la circonstance que Mme B... a perçu à tort le RSA au titre du mois de novembre ou décembre 2022. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit aux points 8 et 9 du présent jugement que la décision du 22 janvier 2024 mettant à la charge de Mme B... un indu de RSA pour la période du 1er septembre 2021 au 31 août 2023, doit être annulée. Par conséquent, Mme B... est fondée à demander l’annulation de la décision du 27 janvier 2024 qui lui notifie un indu de PEFA au titre de l’année 2022, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux du 8 avril 2024, ainsi que la décharge de l’obligation de payer la somme de 152,45 euros, sauf à ce que l’autorité administrative régularise sa décision de récupération de l’indu.

Sur les frais d’instance :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, sous réserve que Me Desfarges, avocat de Mme B..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État, de mettre à la charge de la Ville de Paris le versement à Me Desfarges d’une somme de 1 200 euros sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

En revanche, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de la CAF la somme demandée par la requérante sur le fondement des mêmes dispositions.







D E C I D E:


Article 1er : La décision prise sur recours administratif préalable confirmant la décision du 22 janvier 2024 mettant à la charge de Mme B... un indu de revenu de solidarité active au titre de la période du 1er septembre 2021 au 31 août 2023 pour un montant de 12 304,50 euros est annulée.

Article 2 : La décision du 27 janvier 2024 de la caisse d’allocations familiales de Paris et celle du 8 avril 2024 prise sur recours gracieux, mettant à la charge de Mme B... un indu de prime exceptionnelle de fin d’année au titre de l’année 2022 pour un montant de 152,45 euros sont annulées.

Article 3 : Mme B... est déchargée de l’obligation de payer la somme de 12 304,50 euros au titre du revenu de solidarité active la période du 1er septembre 2021 au 31 août 2023 et la somme de 152,45 euros au titre de la prime exceptionnelle 2022.

Article 4 : La Ville de Paris versera à Me Desfarges une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que Me Desfarges renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2506388 est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B..., à Me Desfarges, à la caisse d’allocations familiales de Paris et à la Ville de Paris.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2025.


La magistrate désignée,




F. Lambert

La greffière,




K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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