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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2513270

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2513270

mardi 29 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2513270
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET PAPIN AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur une demande d’expertise médicale présentée par M. A, a rejeté la requête. M. A sollicitait une expertise pour chiffrer ses préjudices et déterminer les responsabilités à la suite d’un accident survenu le 25 avril 2023 dans une caserne de sapeurs-pompiers. La juge des référés a estimé que cette demande était prématurée, car M. A avait déjà déposé une demande de provision en réparation des mêmes préjudices, laquelle faisait l’objet d’une médiation. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet de prescrire des mesures d’expertise utiles, mais dont l’application a été écartée en l’espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 mai 2025, M. A, représenté par Me Papin, demande au juge des référés du tribunal :

1°) de prescrire une expertise médicale au contradictoire de la préfecture de police, en présence de la caisse primaire d'assurance maladie de Loire-Atlantique et de Assia M comme mutuelle, en vue de chiffrer ses préjudices suite à son accident au niveau de la caserne des sapeurs-pompiers de Paris au 87, avenue Parmentier dans le 11eme arrondissement, le 25 avril 2023, et de déterminer les responsabilités encourues ;

2°) de dire que l'expert pourra s'adjoindre tout sapiteur de son choix, et devra déposer un pré-rapport.

Il soutient que l'accident dont il a été victime le 25 avril 2023 engage la responsabilité de la préfecture de police et que l'expertise est utile.

Par un mémoire, enregistré le 3 juin 2025, la caisse primaire d'assurance maladie de Loire-Atlantique informe le juge des référés qu'elle ne s'oppose pas à la mesure sollicitée et demande à ce que l'expert dépose un pré-rapport.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Dhiver, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. / () ".

2. M. A né le 21 févier 1948, fait valoir que, le 25 avril 2023, lors d'une opération de maintenance des sapeurs-pompiers, un tuyau s'est décroché de son raccord alors qu'il était sous pression, et a heurté sa tête, lui occasionnant des fractures de la face et un traumatisme crânien. Soutenant qu'il souffre encore de troubles cognitifs, M. A demande au juge des référés de prescrire une expertise médicale au contradictoire de la préfecture de police et en présence de la caisse primaire d'assurance maladie de Loire-Atlantique et de Assia M comme mutuelle, en vue de déterminer les préjudices subis et les responsabilités encourues.

3. Il résulte toutefois de l'instruction que M. A a déposé auprès du tribunal, le 14 mai 2025, une demande de provision en réparation des préjudices subis du fait de ce même accident qui fait l'objet d'une médiation. Il s'ensuit qu'à ce stade, la demande d'expertise sollicitée par M. A est prématurée.

4. Il s'ensuit en conséquence de ce qui a été dit plus haut que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A, à la préfecture de police, à la Ville de Paris, à la caisse primaire d'assurance maladie de Loire-Atlantique et à Assia M comme mutuelle.

Fait à Paris, le 29 juillet 2025.

La juge des référés,

M. Dhiver

La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2513270/11-5

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