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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2518717

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2518717

mardi 23 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2518717
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantGABARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A d’une requête contestant une mise en demeure de payer des frais d’expulsion et indemnités d’occupation émanant de son bailleur, Paris-Habitat. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que le litige relève des rapports de droit privé entre un locataire et son bailleur, et donc de la compétence des juridictions judiciaires. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er juillet 2025, M. B A représenté par Me Gabard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet de son recours préalable ;

2°) d'annuler la mise en demeure de payer la somme de 12 414 euros au titre des frais d'expulsion et des indemnités d'occupation ;

3°) de prononcer la décharge de la créance de la mise en demeure concernée ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () ".

2. La requête de M. A tend à l'annulation de la décision par laquelle son bailleur, Paris-Habitat, a émis à son encontre une mise en demeure de payer la somme de 12 414 euros au titre des frais d'expulsion locatives et des indemnités d'occupation. Or, les rapports qui régissent les relations entre un locataire et son bailleur sont des rapports de droit privé. Ainsi, les litiges auxquels peuvent donner lieu ces rapports relèvent, dès lors, de la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Par suite, la requête de M. A doit être rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente pour en connaître, en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Paris, le 23 septembre 2025.

Le président du tribunal,

Jean-Pierre Dussuet

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./12/1

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