LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2531779

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2531779

mercredi 14 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2531779
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET PREMISSE AVOCATS (AARPI)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par l'Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC) d'une demande d'expertise préventive avant les travaux de rénovation du centre Georges Pompidou. Sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge a fait droit à cette demande afin de constater l'état des immeubles et équipements voisins susceptibles d'être affectés par le chantier. La mission de l'expert désigné inclut un premier constat et pourra être prolongée, à l'initiative de l'OPPIC, pour rechercher les causes et l'étendue des éventuels dommages survenant pendant l'exécution des travaux.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 octobre 2025, l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC), représenté par Me Perrineau, demande au tribunal de prescrire une expertise dans le cadre des travaux de rénovation et de modernisation du centre Georges Pompidou, place Georges Pompidou dans le 4ème arrondissement, qui seront entrepris au début de l’année 2026.

Il demande à ce que l’expertise se fasse au contradictoire de :
Le centre national d’art et de culture Georges Pompidou (CNAC-GP),
la bibliothèque publique d’information,
la société Setec opency,
la société WSP France,
la société BTP consultant,
la société Aia ingénierie,
la société Moreau Kusunoki,
la société Frida Escobedo INC.,
la société Peutz & associés,
la société Architecture & technique,
la société Vpeas,
la société R-Use,
la société Vraiment Vraiment,
la société La bonne pomme,
la société Cul de cochon,
la société WE change,
la société Exki,
la société Beaubourg optic,
la société Cuvée noire,
la société Cercle de la forme,
la société MK2 Rambuteau,
la société Voyage gourmand,
la société Leroy Merlin,
la société Pharmavance,
la société la French guinguette,
la société Flunch,
la société l’Univers de Leo,
la société Pizza Piano,
la société Louise glaces,
la société Image in air,
la société Amorino,
le centre culturel de Serbie,
la société Made in Paris,
le centre de Wallonie Bruxelles,
la société le bistrot Charbon,
la société Kosy,
la société galerie Poggi,
la société Iris galerie,
la société Korean season,
la société le Cirque,
la société le Cavalier bleu,
la société le parvis Pompidou,
la société aux délices de Beaubourg,
la société les Acrobates,
la société O’Kari,
la société Carrefour city,
la société Pharmacie du centre Pompidou,
la société Station Rambuteau,
la société Paris Beaubourg,
la société Eat and Dry,
la société café Beaubourg,
la société les Fontaines,
la société le Jardin de thé,
la société la Brise miche,
la société Dame tartine,
la société crêperie Beaubourg,
la société Enedis,
la société Eau de Paris,
la Ville de Paris,
la société Compagnie parisienne de chauffage urbain,
la société SFR.

Il soutient qu’en raison de la nature des travaux, la réalisation d’une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative est utile.

Vu les autres pièces du dossier.



Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Dhiver, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages, puis le cas échéant, aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée d’exécution des travaux. / L'ordonnance désignant l'expert peut prévoir, par dérogation à l'article R. 751-3, qu'elle sera notifiée par le demandeur aux personnes dont les immeubles sont susceptibles d'être affectés par des dommages. / L'expert dépose un premier rapport accompagné d'un état de ses vacations, frais et débours, dès l'issue de la phase de constat. Le président de la juridiction (…) fixe alors par ordonnance le montant des honoraires et des frais et débours dû à l'expert, dans les conditions prévues par l'article R. 621-11. / La mission de l'expert peut se poursuivre, si l'ordonnance mentionnée au deuxième alinéa l'a prévu, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant la durée d'exécution des travaux, à l'initiative du demandeur saisi, le cas échéant, par l'une des parties mentionnées au deuxième alinéa. Le montant des honoraires et des frais et débours est fixé après le dépôt du ou des rapports relatifs aux dommages dans les conditions prévues par l'article R. 621-11, sans préjudice de l'application des dispositions de l'article R. 621-12. »

2. L’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture (OPPIC), demande au tribunal de prescrire une expertise dans le cadre des travaux de rénovation et de modernisation du centre national d’art et de culture Georges-Pompidou qui seront entrepris début 2026. Soutenant qu’au regard de l’ampleur du chantier, il est nécessaire d’établir un état des lieux des biens et équipements voisins, sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, l’OPPIC demande au juge des référés de désigner un expert, qui restera saisi jusqu’à l’achèvement des travaux.

3. La mesure d’expertise demandée par l’OPPIC entre dans le champ d’application des dispositions de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Dès lors, considérant l’ampleur et la nature des travaux et des ouvrages susceptibles d’être visés par les travaux, l’expert restera saisi jusqu’à l’achèvement des travaux. A l’initiative de l’OPPIC, saisi par une partie, la mission de l’expert pourra se poursuivre pour rechercher les causes et l’étendue des dommages qui surviendraient pendant la durée d’exécution des travaux. Il y a lieu, par suite, de faire droit à la demande d’expertise de l’OPPIC et de fixer la mission de l’expert comme il est précisé à l’article 1er de la présente ordonnance.


O R D O N N E :


Article 1er : M. A... B... (architecture, ingénierie, maîtrise d’œuvre), exerçant au 17, rue de Villeneuve à Sucy-en-brie (94370), est désigné comme expert avec pour mission de :

1°) se faire communiquer tous documents contractuels et pièces qu'il estimera utiles à l'accomplissement de sa mission, prendre connaissance du projet de réhabilitation du bâtiment, convoquer les parties et entendre tout sachant ;

2°) se rendre sur place, centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, place Georges Pompidou dans le 4ème arrondissement Paris, visiter les lieux listés dans la requête, donner son avis sur les impacts potentiels des travaux sur les avoisinants et proposer si nécessaire la délimitation des états de lieux à réaliser en conséquence ;

3°) dresser avant le début des travaux, tous états descriptifs relatifs à l’examen avant travaux des immeubles concernés, aux ouvrages, à la voirie, aux réseaux et aux équipements situés aux abords du projet afin de déterminer et dire si, à son avis, ces biens et ouvrages présentent ou non des dégradations et désordres inhérents à leur structure, leur mode de construction, ainsi qu’à leur mode de fondation ou leur état de vétusté ou, encore, consécutifs à la nature du sous-sol sur lequel ils reposent, dresser un rapport ;

4°) dire, s’il convient ou non, de procéder à la réalisation et à la mise en place de mesures de sauvegarde ou de travaux particuliers de nature à éviter toute aggravation de l'état qu'ils présentent actuellement et permettre, dans les meilleures conditions techniques possibles, la réalisation des travaux prévus par le demandeur ;

5°) le cas échéant, à la demande du demandeur saisi par une partie, rechercher les causes et l’étendue des dommages qui surviendraient pendant la durée d’exécution des travaux, organiser les réunions d'expertise nécessaires au bon déroulement de la procédure, déterminer la nature des travaux de remise en état et en chiffrer le coût.

Article 2 : L’expertise aura lieu en présence de :
l’OPPIC,
le centre national d’art et de culture Georges Pompidou (CNAC-GP),
la bibliothèque publique d’information,
la société Setec Opency,
la société WSP France,
la société BTP consultant,
la société AIA ingéniérie,
la société Moreau Kusunoki,
la société Frida Escobedo inc.,
la société Peutz et associés,
la société Architecture & technique,
la société Vpeas,
la société R-Use,
la société Vraiment Vraiment,
la société La bonne pomme,
la société Cul de cochon,
la société WE change,
la société Exki,
la société Beaubourg optic,
la société Cuvée noire,
la société Cercle de la forme,
la société MK2 Rambuteau,
la société Voyage gourmand,
la société Leroy Merlin,
la société Pharmavance,
la société la French guinguette,
la société Flunch,
la société l’Univers de Leo,
la société Pizza Piano,
la société Louise glaces,
la société Image in air,
la société Amorino,
le centre culturel de Serbie,
la société Made in Paris,
le centre de Wallonie Bruxelles,
la société le bistrot Charbon,
la société Kosy,
la société galerie Poggi,
la société Iris galerie,
la société Korean season,
la société la Cirque,
la société la Cavalier bleu,
la société le parvis Pompidou,
la société aux délices de Beaubourg,
la société les Acrobates,
la société O’Kari,
la société Carrefour city,
la société Pharmacie du centre Pompidou,
la société Station Rambuteau,
la société Paris Beaubourg,
la société Eat and Dry,
la société café Beaubourg,
la société les Fontaines,
la société le Jardin de thé,
la société la Brise miche,
la société Dame tartine,
la société crêperie Beaubourg,
la société Enedis,
la société Eau de Paris,
la Ville de Paris,
la société Compagnie parisienne de chauffage urbain,
la société SFR.

Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative, à l'exception du troisième alinéa de l'article R. 621-9. Pour l’accomplissement de cette mission, il se fera communiquer tous documents relatifs à la conception et à la réalisation des travaux. Il restera saisi tout au long des travaux. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l’autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 4 : Préalablement à toute opération, l’expert prêtera serment dans les formes prévues à l’article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 5 : Dès l’issue de la phase de constat, l’expert déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme d’échanges, accompagné de l’état de ses vacations, frais et débours. L'expert notifiera son rapport aux parties dans les conditions prévues à l’article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s’opérer dans les conditions prévues à l’article R. 621-7-3 du même code.

Article 6 : Saisi par une partie en cas de survenue d’un dommage pendant l’exécution des travaux, le demandeur adressera à l’expert une demande de reprise de ses opérations d’expertise et en informera simultanément le tribunal.

Article 7 : L’expert saisi afin de reprendre dans les conditions de l’article 6 adressera un calendrier prévisionnel des opérations d’expertise au greffe du tribunal. Il déposera par la suite un ou des rapports dans les mêmes conditions que celles fixées à l’article 5.

Article 8 : A l’achèvement des travaux, le demandeur en informera le tribunal dans le délai de deux mois.

Article 9 : A la demande du tribunal ou à son initiative, l’expert pourra, avec l’accord des parties, conduire une médiation dans les conditions prévues à l’article R. 621-1 du code de justice administrative.

Article 10 : En application de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, l’OPPIC procédera à la notification de la présente ordonnance à :
le centre national d’art et de culture Georges Pompidou (CNAC-GP),
la bibliothèque publique d’information,
la société Setec Opency,
la société WSP France,
la société BTP consultant,
la société AIA ingéniérie,
la société Moreau Kusunoki,
la société Frida Escobedo inc.,
la société Peutz et associés,
la société Architecture & technique,
la société Vpeas,
la société R-Use,
la société Vraiment Vraiment,
la société La bonne pomme,
la société Cul de cochon,
la société WE change,
la société Exki,
la société Beaubourg optic,
la société Cuvée noire,
la société Cercle de la forme,
la société MK2 Rambuteau,
la société Voyage gourmand,
la société Leroy Merlin,
la société Pharmavance,
la société la French guinguette,
la société Flunch,
la société l’Univers de Leo,
la société Pizza Piano,
la société Louise glaces,
la société Image in air,
la société Amorino,
le centre culturel de Serbie,
la société Made in Paris,
le centre de Wallonie Bruxelles,
la société le bistrot Charbon,
la société Kosy,
la société galerie Poggi,
la société Iris galerie,
la société Korean season,
la société la Cirque,
la société la Cavalier bleu,
la société le parvis Pompidou,
la société aux délices de Beaubourg,
la société les Acrobates,
la société O’Kari,
la société Carrefour city,
la société Pharmacie du centre Pompidou,
la société Station Rambuteau,
la société Paris Beaubourg,
la société Eat and Dry,
la société café Beaubourg,
la société les Fontaines,
la société le Jardin de thé,
la société la Brise miche,
la société Dame tartine,
la société crêperie Beaubourg,
la société Enedis,
la société Eau de Paris,
la Ville de Paris,
la société Compagnie parisienne de chauffage urbain,
la société SFR.

Article 11 : La présente ordonnance sera notifiée à l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture et à M. A... B..., expert.

Fait à Paris, le 14 janvier 2026

La juge des référés,



M. Dhiver

La République mande et ordonne à la ministre de la culture en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions