Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2605076
lundi 16 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2605076 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a déclaré sans objet la demande d'un requérant visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour procéder à cette délivrance, ce qui privait sa demande de son utilité. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives aux référés.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 février 2026, M. A... B... demande au juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quarante-huit heures ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délais.
2°) de mettre à la charge de l’État, les entiers dépens.
Il soutient que :
- la condition de l’urgence est remplie ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- la mesure ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2026, le préfet de police conclut à ce qu’il soit prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction de M. B... et au rejet du surplus de ses conclusions
Il soutient que M. B... a été convoqué en préfecture le 10 mars 2026 en vue de la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Claux pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de police a convoqué M. B..., ressortissant camerounais né le 24 février 1971, à la préfecture de police le 10 mars 2026 afin qu’il dépose les documents requis pour l’examen de sa demande de titre de séjour et que lui soit délivré un récépissé l’autorisant à exercer une activité professionnelle. Il ne résulte en outre pas de l’instruction que ce document ne lui aurait pas été remis, l’intéressé n’ayant produit aucune observation postérieurement à cette date. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’injonction présentées par M. B... tendant à ce que lui soit délivré un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour doivent être regardées comme étant devenues sans objet. Il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.
La présente instance n’ayant pas par ailleurs donné lieu à des dépens, les conclusions présentées à ce titre par le requérant doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction présentées par M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 16 mars 2026.
Le juge des référés,
Signé
JB. CLAUX
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 17 février 2026, M. A... B... demande au juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quarante-huit heures ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délais.
2°) de mettre à la charge de l’État, les entiers dépens.
Il soutient que :
- la condition de l’urgence est remplie ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- la mesure ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2026, le préfet de police conclut à ce qu’il soit prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction de M. B... et au rejet du surplus de ses conclusions
Il soutient que M. B... a été convoqué en préfecture le 10 mars 2026 en vue de la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Claux pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de police a convoqué M. B..., ressortissant camerounais né le 24 février 1971, à la préfecture de police le 10 mars 2026 afin qu’il dépose les documents requis pour l’examen de sa demande de titre de séjour et que lui soit délivré un récépissé l’autorisant à exercer une activité professionnelle. Il ne résulte en outre pas de l’instruction que ce document ne lui aurait pas été remis, l’intéressé n’ayant produit aucune observation postérieurement à cette date. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’injonction présentées par M. B... tendant à ce que lui soit délivré un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour doivent être regardées comme étant devenues sans objet. Il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.
La présente instance n’ayant pas par ailleurs donné lieu à des dépens, les conclusions présentées à ce titre par le requérant doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction présentées par M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 16 mars 2026.
Le juge des référés,
Signé
JB. CLAUX
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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