Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2606068
mardi 17 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2606068 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DIALLO |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir l'injonction de délivrer un titre de séjour. Le juge a constaté qu'un arrêté préfectoral de rejet et d'obligation de quitter le territoire (OQTF) avait déjà été notifié au requérant, rendant sa demande sans objet et faisant obstacle à la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Diallo, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale », sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;
2°) subsidiairement, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une copie de l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A... soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les conclusions tendant à ce que le juge des référés enjoigne à la délivrance d’un titre de séjour sont irrecevable et qu’il avait régulièrement notifié au requérant la décision demandée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Merino pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, constater un non-lieu ou donner acte d’un désistement.
2. D’une part, dans le cadre de la présente instance, M. A... a été rendu destinataire de l’arrêté du 14 janvier 2026, par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français ainsi que du pli recommandé avec avis de réception qui a été présenté à son adresse connue le 27 janvier 2026 et qui porte la mention « pli avisé et non réclamé ». Par suite, les conclusions à fins d’injonction de délivrance de cette décision sont donc devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. D’autre part, cet arrêté fait obstacle à ce que la juge des référés ordonne à l’autorité préfectorale de délivrer à M. A... un titre de séjour. Par suite, ces conclusions doivent, en tout état de cause, être rejetées.
3. Il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme que M. A... réclame au titre des frais liés à l’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A... tendant à la délivrance d’une copie de l’arrêté préfectoral du 14 janvier 2026.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 17 mars 2026.
La juge des référés,
Signé
M. Merino
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 25 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Diallo, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale », sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;
2°) subsidiairement, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une copie de l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A... soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les conclusions tendant à ce que le juge des référés enjoigne à la délivrance d’un titre de séjour sont irrecevable et qu’il avait régulièrement notifié au requérant la décision demandée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Merino pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, constater un non-lieu ou donner acte d’un désistement.
2. D’une part, dans le cadre de la présente instance, M. A... a été rendu destinataire de l’arrêté du 14 janvier 2026, par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français ainsi que du pli recommandé avec avis de réception qui a été présenté à son adresse connue le 27 janvier 2026 et qui porte la mention « pli avisé et non réclamé ». Par suite, les conclusions à fins d’injonction de délivrance de cette décision sont donc devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. D’autre part, cet arrêté fait obstacle à ce que la juge des référés ordonne à l’autorité préfectorale de délivrer à M. A... un titre de séjour. Par suite, ces conclusions doivent, en tout état de cause, être rejetées.
3. Il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme que M. A... réclame au titre des frais liés à l’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A... tendant à la délivrance d’une copie de l’arrêté préfectoral du 14 janvier 2026.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 17 mars 2026.
La juge des référés,
Signé
M. Merino
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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