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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2609664

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2609664

jeudi 2 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2609664
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKABAMBA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence territoriale. Le litige concernait une demande d'injonction adressée au préfet de police pour l'instruction d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a estimé que, l'intéressé résidant à Vigneux-sur-Seine (Hauts-de-Seine), la compétence revenait au tribunal administratif de Versailles, conformément aux articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 522-8-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 mars 2026, M. B... A..., représenté par Me Kabamba demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de police de Paris, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de prendre toutes mesures utiles au dépôt et à l’instruction de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1900 euros au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure est utile ;
- la mesure ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Merino pour statuer sur les demandes de référé.




Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. » Aux termes de l’article R. 522-8-1 du même code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance. » Il résulte de ces dispositions que le juge des référés peut rejeter une requête qui lui est soumise pour incompétence territoriale du tribunal administratif.

Aux termes de l'article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / (…) / Versailles : Essonne ; (…) » .

La requête de M. A..., ressortissant congolais né le 11 mars 1972, relève d’un litige relatif à une mesure en matière de police des étrangers. Toutefois, il résulte de l’instruction que l’intéressé réside à Vigneux-sur-Seine, dans le département des Hauts-de-Seine. Ainsi, en application des dispositions citées au point 2 du code de justice administrative, sa requête ne relève pas de la compétence du tribunal administratif de Paris mais de celle du tribunal administratif de Versailles. Par suite, les conclusions de la requête de M. A... doivent être rejetées, en application des dispositions de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Le requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris, le 2 avril 2026.

La juge des référés,



Signé

M. MERINO

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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