Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2623757
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2623757 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ASSOGBA |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2026, Mme I... G... épouse B... et M. F... E..., agissant tant en leur nom personnel qu’en leur qualité de représentants légaux des enfants mineurs C... G... et A... G..., représentés par M H..., demandent au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 9 avril 2026 par laquelle la cheffe de la section consulaire de l’ambassade de France au Cameroun a rejeté la demande de passeport de Mme G... épouse B... au bénéfice de ses fils C... et A... G... ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’Europe et des affaires étrangères de lui délivrer les passeports sollicités, dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d’enjoindre au ministre de l’Europe et des affaires étrangères de procéder au réexamen des demandes de passeport, le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a donné délégation à M. Ladreyt, vice-président de section, pour faire application des dispositions de l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme G... épouse B... a sollicité le 9 juin 2025 auprès de la section consulaire de l’Ambassade de France au Cameroun la délivrance de passeports pour ses fils mineurs C... et A... G.... Par une décision du 9 avril 2026, la chef consulaire de l’Ambassade de France au Cameroun a rejeté cette demande. La requérante demande au tribunal l’annulation de cette décision.
2. D’une part, il résulte des termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative que le magistrat délégué par le président du tribunal transmet à la juridiction compétente, autre que le Conseil d’Etat, le dossier pour lequel il estime que les conclusions dont le tribunal est saisi ne relève pas de ce dernier.
3.D’autre part, aux termes de l’article R. 312-1 du code de justice administrative : « Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée (…). ». Aux termes de l’article R. 312-8 de ce code : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions (…). ». Enfin, en vertu de l’article R. 221-3 du même code, le tribunal de Versailles comprend dans son ressort le département des Yvelines.
4. Aux termes de l’article 9 du décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005r relatif aux passeports : « Le passeport est délivré ou renouvelé par le préfet ou le sous-préfet. A Paris, il est délivré ou renouvelé par le préfet de police. A l’étranger, il est délivré ou renouvelé par le chef de poste diplomatique ou consulaire ».
5. Il ressort des pièces du dossier que le refus de délivrer les passeports sollicités par Mme G... épouse B..., qui constitue une mesure de police administrative, a été pris par les autorités consulaires de France au Cameroun. Il apparaît toutefois que, à la date de la décision en litige, la requérante était domiciliée dans le département des Yvelines. Ainsi, le présent litige relève de la seule compétence du tribunal administratif de Versailles, en application des dispositions combinées des articles R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête à ce tribunal selon la procédure prévue en son article R. 351-3.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de Mme G... épouse B... est transmis au tribunal administratif de Versailles.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... G... épouse B..., première dénommée, en application de l’article R. 751-3 du code de justice administrative et à la présidente du tribunal administratif de Versailles.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
Le magistrat délégué,
J-P. Ladreyt
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2026, Mme I... G... épouse B... et M. F... E..., agissant tant en leur nom personnel qu’en leur qualité de représentants légaux des enfants mineurs C... G... et A... G..., représentés par M H..., demandent au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 9 avril 2026 par laquelle la cheffe de la section consulaire de l’ambassade de France au Cameroun a rejeté la demande de passeport de Mme G... épouse B... au bénéfice de ses fils C... et A... G... ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’Europe et des affaires étrangères de lui délivrer les passeports sollicités, dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d’enjoindre au ministre de l’Europe et des affaires étrangères de procéder au réexamen des demandes de passeport, le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a donné délégation à M. Ladreyt, vice-président de section, pour faire application des dispositions de l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme G... épouse B... a sollicité le 9 juin 2025 auprès de la section consulaire de l’Ambassade de France au Cameroun la délivrance de passeports pour ses fils mineurs C... et A... G.... Par une décision du 9 avril 2026, la chef consulaire de l’Ambassade de France au Cameroun a rejeté cette demande. La requérante demande au tribunal l’annulation de cette décision.
2. D’une part, il résulte des termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative que le magistrat délégué par le président du tribunal transmet à la juridiction compétente, autre que le Conseil d’Etat, le dossier pour lequel il estime que les conclusions dont le tribunal est saisi ne relève pas de ce dernier.
3.D’autre part, aux termes de l’article R. 312-1 du code de justice administrative : « Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée (…). ». Aux termes de l’article R. 312-8 de ce code : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions (…). ». Enfin, en vertu de l’article R. 221-3 du même code, le tribunal de Versailles comprend dans son ressort le département des Yvelines.
4. Aux termes de l’article 9 du décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005r relatif aux passeports : « Le passeport est délivré ou renouvelé par le préfet ou le sous-préfet. A Paris, il est délivré ou renouvelé par le préfet de police. A l’étranger, il est délivré ou renouvelé par le chef de poste diplomatique ou consulaire ».
5. Il ressort des pièces du dossier que le refus de délivrer les passeports sollicités par Mme G... épouse B..., qui constitue une mesure de police administrative, a été pris par les autorités consulaires de France au Cameroun. Il apparaît toutefois que, à la date de la décision en litige, la requérante était domiciliée dans le département des Yvelines. Ainsi, le présent litige relève de la seule compétence du tribunal administratif de Versailles, en application des dispositions combinées des articles R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête à ce tribunal selon la procédure prévue en son article R. 351-3.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de Mme G... épouse B... est transmis au tribunal administratif de Versailles.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... G... épouse B..., première dénommée, en application de l’article R. 751-3 du code de justice administrative et à la présidente du tribunal administratif de Versailles.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
Le magistrat délégué,
J-P. Ladreyt
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