Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2627232
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2627232 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 7, 8, 11 et 14 septembre 2026, Mme A... B... demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521‑1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de suspendre l’exécution de la décision lui imposant un complément de service ;
2°) d’enjoindre à la rectrice de l’académie de Paris de régulariser définitivement sa situation administrative par la délivrance d'un arrêté formel la maintenant à temps complet (18h réglementaires) au sein du seul Lycée Racine, 18 heures réparties en 11,5h d’enseignement et 6,5h de missions pédagogiques internes conformes à son aménagement de poste, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Elle soutient que :
- il y a toujours lieu de statuer sur ses conclusions à fin de suspension dès lors qu’aucune décision formelle d’affectation exclusive au lycée Racine ne lui a été notifiée, de sorte que la décision de l’affecter en complément de service en zone de remplacement qui figure toujours dans son espace IProf produit toujours ses effets juridiques ;
- la condition d’urgence est remplie dès lors que la décision attaquée a détérioré son état de santé, la plaçant en arrêt de travail, a aggravé ses pathologies chroniques et met en péril grave et immédiat son état de santé dès lors qu’elle ne respecte pas les aménagements de son poste de travail ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; elle est entachée d’un vice de forme dès lors qu’elle n’est pas formalisée par un arrêté signé par une autorité compétente, elle est entachée d’un vice de procédure en l’absence de saisine du médecin de prévention, elle est entachée d’une erreur de fait dès lors qu’il y a chevauchement des deux emplois du temps, elle est entachée d’une erreur de droit dès lors qu’elle induit une rupture d’équité et une discrimination indirecte liée à son état de santé, elle méconnait l’obligation d’aménagement raisonnable tel que défini par l’article L. 131-7 du code général de la fonction publique, elle méconnait les dispositions de l’article 4 du décret n°2014-940 du 20 août 2014 dès lors qu’elle n’est pas tenue d’effectuer les deux heures supplémentaires hebdomadaires en sus de son maximum de service en cas d’empêchement pour raison de santé, elle est entachée d’un détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 et 14 septembre 2026, la rectrice de l’académie de Paris conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Elle fait valoir que Mme B... ne sera pas affectée dans un autre établissement scolaire durant l’année 2026-2027 pour y effectuer un complément de service afin de respecter les préconisations médicales la concernant et que la requérante en a été informée par un courrier du 9 septembre 2026 lui indiquant que le placement en complément de service sur la zone de remplacement apparaissant sur l’espace « Iprof » consiste seulement en une opération technique nécessaire à la gestion des moyens qui n’implique pas qu’elle effectue des remplacements. Elle ajoute que la requérante dispose actuellement de 11,5 heures d’enseignement hebdomadaires dans sa discipline au lycée Racine et sera rémunérée sur la base d’un service d’enseignement de 18 heures hebdomadaires dû par un professeur certifié à temps complet.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2627180 par laquelle Mme B... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Tichoux pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, qui s’est tenue le 14 septembre 2026 à 15 heures, en présence de Mme Thomas, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Tichoux, juge des référés ;
- les observations de Mme B..., qui reprend les conclusions et les moyens de la requête.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1.
Mme B..., professeure certifiée de lettres modernes, est affectée à titre définitif au lycée Racine, situé dans le 8ᵉ arrondissement de Paris. Elle bénéficie de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapée depuis le 13 février 2023 et d’un aménagement de son poste pour l’année scolaire 2026 – 2027, consistant notamment en un emploi du temps sur les lundis, mardis et mercredis groupé sur les matinées sans dépasser 14 heures. Un complément de service de 6 heures lui a été affecté au mois de juin 2026, d’abord au lycée Lucas de Nehou, puis au lycée Fénelon, puis sur la zone de remplacement de Paris. Par la présente requête, Mme B... demande notamment à la juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cette décision.
2.
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».
3.
Il résulte de l’instruction que, par un courrier du 9 septembre 2026, la rectrice de l’académie de Paris a, d’une part, expliqué à Mme B... que son placement en complément de service en zone de remplacement correspond à une simple opération technique de gestion interne et a, d’autre part, garanti à la requérante qu’elle ne sera pas appelée à faire un autre service dans un autre établissement d’enseignement. La rectrice a enfin confirmé que Mme B... exercera ses fonctions uniquement au lycée Racine. Dans ces conditions, le présent litige a perdu son objet en cours d’instance et il n’y a plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la rectrice de l’académie de Paris.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
J. TICHOUX
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 7, 8, 11 et 14 septembre 2026, Mme A... B... demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521‑1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de suspendre l’exécution de la décision lui imposant un complément de service ;
2°) d’enjoindre à la rectrice de l’académie de Paris de régulariser définitivement sa situation administrative par la délivrance d'un arrêté formel la maintenant à temps complet (18h réglementaires) au sein du seul Lycée Racine, 18 heures réparties en 11,5h d’enseignement et 6,5h de missions pédagogiques internes conformes à son aménagement de poste, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Elle soutient que :
- il y a toujours lieu de statuer sur ses conclusions à fin de suspension dès lors qu’aucune décision formelle d’affectation exclusive au lycée Racine ne lui a été notifiée, de sorte que la décision de l’affecter en complément de service en zone de remplacement qui figure toujours dans son espace IProf produit toujours ses effets juridiques ;
- la condition d’urgence est remplie dès lors que la décision attaquée a détérioré son état de santé, la plaçant en arrêt de travail, a aggravé ses pathologies chroniques et met en péril grave et immédiat son état de santé dès lors qu’elle ne respecte pas les aménagements de son poste de travail ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; elle est entachée d’un vice de forme dès lors qu’elle n’est pas formalisée par un arrêté signé par une autorité compétente, elle est entachée d’un vice de procédure en l’absence de saisine du médecin de prévention, elle est entachée d’une erreur de fait dès lors qu’il y a chevauchement des deux emplois du temps, elle est entachée d’une erreur de droit dès lors qu’elle induit une rupture d’équité et une discrimination indirecte liée à son état de santé, elle méconnait l’obligation d’aménagement raisonnable tel que défini par l’article L. 131-7 du code général de la fonction publique, elle méconnait les dispositions de l’article 4 du décret n°2014-940 du 20 août 2014 dès lors qu’elle n’est pas tenue d’effectuer les deux heures supplémentaires hebdomadaires en sus de son maximum de service en cas d’empêchement pour raison de santé, elle est entachée d’un détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 et 14 septembre 2026, la rectrice de l’académie de Paris conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Elle fait valoir que Mme B... ne sera pas affectée dans un autre établissement scolaire durant l’année 2026-2027 pour y effectuer un complément de service afin de respecter les préconisations médicales la concernant et que la requérante en a été informée par un courrier du 9 septembre 2026 lui indiquant que le placement en complément de service sur la zone de remplacement apparaissant sur l’espace « Iprof » consiste seulement en une opération technique nécessaire à la gestion des moyens qui n’implique pas qu’elle effectue des remplacements. Elle ajoute que la requérante dispose actuellement de 11,5 heures d’enseignement hebdomadaires dans sa discipline au lycée Racine et sera rémunérée sur la base d’un service d’enseignement de 18 heures hebdomadaires dû par un professeur certifié à temps complet.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2627180 par laquelle Mme B... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Tichoux pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, qui s’est tenue le 14 septembre 2026 à 15 heures, en présence de Mme Thomas, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Tichoux, juge des référés ;
- les observations de Mme B..., qui reprend les conclusions et les moyens de la requête.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1.
Mme B..., professeure certifiée de lettres modernes, est affectée à titre définitif au lycée Racine, situé dans le 8ᵉ arrondissement de Paris. Elle bénéficie de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapée depuis le 13 février 2023 et d’un aménagement de son poste pour l’année scolaire 2026 – 2027, consistant notamment en un emploi du temps sur les lundis, mardis et mercredis groupé sur les matinées sans dépasser 14 heures. Un complément de service de 6 heures lui a été affecté au mois de juin 2026, d’abord au lycée Lucas de Nehou, puis au lycée Fénelon, puis sur la zone de remplacement de Paris. Par la présente requête, Mme B... demande notamment à la juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cette décision.
2.
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».
3.
Il résulte de l’instruction que, par un courrier du 9 septembre 2026, la rectrice de l’académie de Paris a, d’une part, expliqué à Mme B... que son placement en complément de service en zone de remplacement correspond à une simple opération technique de gestion interne et a, d’autre part, garanti à la requérante qu’elle ne sera pas appelée à faire un autre service dans un autre établissement d’enseignement. La rectrice a enfin confirmé que Mme B... exercera ses fonctions uniquement au lycée Racine. Dans ces conditions, le présent litige a perdu son objet en cours d’instance et il n’y a plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la rectrice de l’académie de Paris.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
J. TICHOUX
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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