Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2627985
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2627985 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VICTOR |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 septembre 2026, M. B... A..., représenté par Me Victor, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour « salarié » ;
2°) d’enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer sans délai un titre de séjour portant la mention « salarié » jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour l’autorisant à travailler sans délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l’urgence :
- l’urgence est présumée en présence d’une demande de renouvellement de titre de séjour ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la décision refusant le renouvellement de son titre de séjour est entachée d’un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 433-1 et L. 421-1du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 septembre 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la condition d’urgence n’est pas satisfaite dès lors que M. A... est convoquée le 21 septembre 2026 afin de lui délivrer récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour.
Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2026, M. A... conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction de sa requête et maintient ses conclusions au titre des frais d’instance.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2627986 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Tichoux pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Mme Tichoux a lu son rapport au cours de l’audience publique, tenue le
24 septembre 2026 à 15 heures en présence de Mme Maliki, greffière d’audience. Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant sénégalais né le 22 novembre 1969, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour.
2. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
3. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, M. A... a été convoquée le 21 septembre 2026 à la préfecture de police pour la délivrance d’un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Par suite, les conclusions aux fins de suspension et d’injonction présentées par la requérante sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A... aux fins de suspension et d’injonction.
Article 2 : L’État versera à M. A... une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
J. TICHOUX
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 14 septembre 2026, M. B... A..., représenté par Me Victor, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour « salarié » ;
2°) d’enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer sans délai un titre de séjour portant la mention « salarié » jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour l’autorisant à travailler sans délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l’urgence :
- l’urgence est présumée en présence d’une demande de renouvellement de titre de séjour ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la décision refusant le renouvellement de son titre de séjour est entachée d’un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 433-1 et L. 421-1du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 septembre 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la condition d’urgence n’est pas satisfaite dès lors que M. A... est convoquée le 21 septembre 2026 afin de lui délivrer récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour.
Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2026, M. A... conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction de sa requête et maintient ses conclusions au titre des frais d’instance.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2627986 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Tichoux pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Mme Tichoux a lu son rapport au cours de l’audience publique, tenue le
24 septembre 2026 à 15 heures en présence de Mme Maliki, greffière d’audience. Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant sénégalais né le 22 novembre 1969, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour.
2. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
3. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, M. A... a été convoquée le 21 septembre 2026 à la préfecture de police pour la délivrance d’un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Par suite, les conclusions aux fins de suspension et d’injonction présentées par la requérante sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A... aux fins de suspension et d’injonction.
Article 2 : L’État versera à M. A... une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
J. TICHOUX
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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