Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2628003
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2628003 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | WALTHER |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 et 25 septembre 2026, Mme B... A..., représentée par Me Walther, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police, sur le fondement de l’article L.911-2 du code de justice administrative, de réexaminer sa situation dans le délai de quinze à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, avec astreinte de 150 euros par jour de retard en application des dispositions des articles L.911-1 et L.911-3 du code de justice administrative ;
2°) d’enjoindre au préfet de police, de renouveler son autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de 24 heures, avec astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des dispositions des articles L.911-1 et L.911-3 du code de justice administrative, sans qu’il ne puisse lui être demandé le paiement de la taxe prévue au III de l’article L. 431-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le préfet de police n’a pas exécuté l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris du 27 mars 2026, qu’elle a été mise en possession d’une autorisation provisoire de séjour qui expire le 30 septembre 2026 et qu’il exige, pour son renouvellement qu’elle s’acquitte de la taxe prévue par le III de l’article L. 436-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile alors que ces dispositions ne s’appliquent pas aux autorisations provisoires de séjour délivrées sur injonction du juge administratif.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2026, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que Mme A... a été invitée à se présenter le 24 septembre 2026 auprès des services de la préfecture en vue du renouvellement de son autorisation provisoire de séjour.
Vu :
- l’ordonnance n° 2607786 rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Paris le 27 mars 2026 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gandolfi pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, qui s’est tenue le 29 septembre 2026 à 9h30, en présence de Mme Oguenin, greffière d’audience :
- le rapport de M. Gandolfi,
- et les observations de Me Walther, représentant Mme A....
Le préfet de police n’étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 27 mars 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a, d’une part, suspendu l’exécution de l’arrêté du 23 janvier 2026 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour dont disposait Mme A... et, d’autre part, enjoint à cette même autorité de réexaminer la demande de cette dernière dans un délai d’un mois à compter de la notification de cette ordonnance et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de huit jours. Par la requête susvisée, Mme A... doit être regardée comme demandant au juge des référés, non sur le fondement des dispositions de l’article L. 911-2 du code de justice administrative, mais sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police, d’une part, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, d’autre part, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, sans qu’il soit fait application du III de l’article L. 436 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin ». Si l’exécution d’une ordonnance prise par le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, peut être recherchée dans les conditions définies par le livre IX du même code, en particulier les articles L. 911-4 et L. 911-5, la personne intéressée peut également demander au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, d’assurer l’exécution des mesures ordonnées demeurées sans effet par de nouvelles injonctions et une astreinte.
3. Lorsqu’une personne demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521‑4 du code de justice administrative, d’assurer par de nouvelles injonctions et une astreinte l’exécution de mesures ordonnées par le juge des référés et demeurées sans effet, il appartient à cette personne de soumettre au juge tout élément de nature à établir l’absence d’exécution, totale ou partielle, des mesures précédemment ordonnées et à l’administration, si la demande lui est communiquée en défense et si elle entend contester le défaut d’exécution, de produire tout élément en sens contraire, avant que le juge des référés se prononce au vu de cette instruction.
4. En l’espèce, il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, Mme A... a été destinataire d’une convocation l’invitant à se présenter en préfecture le 24 septembre 2026 en vue de « la prolongation de son droit au séjour ». Il n’y a donc pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête relatives à la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. Par ailleurs, si la convocation au rendez-vous qui lui a été délivrée mentionne que, à compter du 1er mai 2026, l’article 128 de la loi du finances 2026 impose le paiement d’une taxe de 100 euros pour la délivrance ou le renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour, alors qu’une telle taxe ne s’applique pas aux cas dans lesquels cette délivrance est ordonnée notamment par le juge des référés après qu’il a prononcé la suspension de l’exécution d’une décision de refus de titre de séjour en raison d’un doute sérieux quant à la légalité de cette décision, et s’il ressort des pièces du dossier que Mme A... s’en est acquittée, il n’entre pas, en tout état de cause, dans l’office du juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, d’ordonner qu’il ne soit pas fait application de ces dispositions.
5. En revanche, dans son mémoire en défense, le préfet de police indique que la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A... est toujours en cours d’instruction. Or, il n’apporte aucun élément de nature à justifier l’absence de décision intervenue plus de six mois après l’injonction prononcée par l’ordonnance du 27 mars 2026 qui lui impartissait à cette fin un délai d’un mois. Cette circonstance constitue un fait nouveau au sens et pour l’application de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Dès lors que l’ordonnance n°2607786/4 du 27 mars 2026 n’a pas été entièrement exécutée, il y a lieu de modifier l’article 3 de son dispositif et d’enjoindre au préfet de police de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de trois semaines à compter de la date de notification de la présente ordonnance. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de prononcer contre l’Etat, à défaut pour lui de justifier de l’exécution de la présente ordonnance dans un délai de trois semaines à compter de sa notification, une astreinte de 50 euros par jour jusqu’à la date à laquelle cette ordonnance aura reçu exécution.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Dans les circonstances de l’espèce il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par Mme A... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de délivrer à Mme A... une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Article 2 : L’article 3 de l’ordonnance n°2607786/4 du 27 mars 2026 est modifiée comme suit : « Il est enjoint au préfet de police de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme A... dans un délai de trois semaines à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ».
Article 3 : L’État versera à Mme A... une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
signé
G. Gandolfi
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 et 25 septembre 2026, Mme B... A..., représentée par Me Walther, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police, sur le fondement de l’article L.911-2 du code de justice administrative, de réexaminer sa situation dans le délai de quinze à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, avec astreinte de 150 euros par jour de retard en application des dispositions des articles L.911-1 et L.911-3 du code de justice administrative ;
2°) d’enjoindre au préfet de police, de renouveler son autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de 24 heures, avec astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des dispositions des articles L.911-1 et L.911-3 du code de justice administrative, sans qu’il ne puisse lui être demandé le paiement de la taxe prévue au III de l’article L. 431-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le préfet de police n’a pas exécuté l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris du 27 mars 2026, qu’elle a été mise en possession d’une autorisation provisoire de séjour qui expire le 30 septembre 2026 et qu’il exige, pour son renouvellement qu’elle s’acquitte de la taxe prévue par le III de l’article L. 436-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile alors que ces dispositions ne s’appliquent pas aux autorisations provisoires de séjour délivrées sur injonction du juge administratif.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2026, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que Mme A... a été invitée à se présenter le 24 septembre 2026 auprès des services de la préfecture en vue du renouvellement de son autorisation provisoire de séjour.
Vu :
- l’ordonnance n° 2607786 rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Paris le 27 mars 2026 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gandolfi pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, qui s’est tenue le 29 septembre 2026 à 9h30, en présence de Mme Oguenin, greffière d’audience :
- le rapport de M. Gandolfi,
- et les observations de Me Walther, représentant Mme A....
Le préfet de police n’étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 27 mars 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a, d’une part, suspendu l’exécution de l’arrêté du 23 janvier 2026 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour dont disposait Mme A... et, d’autre part, enjoint à cette même autorité de réexaminer la demande de cette dernière dans un délai d’un mois à compter de la notification de cette ordonnance et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de huit jours. Par la requête susvisée, Mme A... doit être regardée comme demandant au juge des référés, non sur le fondement des dispositions de l’article L. 911-2 du code de justice administrative, mais sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police, d’une part, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, d’autre part, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, sans qu’il soit fait application du III de l’article L. 436 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin ». Si l’exécution d’une ordonnance prise par le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, peut être recherchée dans les conditions définies par le livre IX du même code, en particulier les articles L. 911-4 et L. 911-5, la personne intéressée peut également demander au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, d’assurer l’exécution des mesures ordonnées demeurées sans effet par de nouvelles injonctions et une astreinte.
3. Lorsqu’une personne demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521‑4 du code de justice administrative, d’assurer par de nouvelles injonctions et une astreinte l’exécution de mesures ordonnées par le juge des référés et demeurées sans effet, il appartient à cette personne de soumettre au juge tout élément de nature à établir l’absence d’exécution, totale ou partielle, des mesures précédemment ordonnées et à l’administration, si la demande lui est communiquée en défense et si elle entend contester le défaut d’exécution, de produire tout élément en sens contraire, avant que le juge des référés se prononce au vu de cette instruction.
4. En l’espèce, il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, Mme A... a été destinataire d’une convocation l’invitant à se présenter en préfecture le 24 septembre 2026 en vue de « la prolongation de son droit au séjour ». Il n’y a donc pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête relatives à la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. Par ailleurs, si la convocation au rendez-vous qui lui a été délivrée mentionne que, à compter du 1er mai 2026, l’article 128 de la loi du finances 2026 impose le paiement d’une taxe de 100 euros pour la délivrance ou le renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour, alors qu’une telle taxe ne s’applique pas aux cas dans lesquels cette délivrance est ordonnée notamment par le juge des référés après qu’il a prononcé la suspension de l’exécution d’une décision de refus de titre de séjour en raison d’un doute sérieux quant à la légalité de cette décision, et s’il ressort des pièces du dossier que Mme A... s’en est acquittée, il n’entre pas, en tout état de cause, dans l’office du juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, d’ordonner qu’il ne soit pas fait application de ces dispositions.
5. En revanche, dans son mémoire en défense, le préfet de police indique que la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A... est toujours en cours d’instruction. Or, il n’apporte aucun élément de nature à justifier l’absence de décision intervenue plus de six mois après l’injonction prononcée par l’ordonnance du 27 mars 2026 qui lui impartissait à cette fin un délai d’un mois. Cette circonstance constitue un fait nouveau au sens et pour l’application de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Dès lors que l’ordonnance n°2607786/4 du 27 mars 2026 n’a pas été entièrement exécutée, il y a lieu de modifier l’article 3 de son dispositif et d’enjoindre au préfet de police de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de trois semaines à compter de la date de notification de la présente ordonnance. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de prononcer contre l’Etat, à défaut pour lui de justifier de l’exécution de la présente ordonnance dans un délai de trois semaines à compter de sa notification, une astreinte de 50 euros par jour jusqu’à la date à laquelle cette ordonnance aura reçu exécution.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Dans les circonstances de l’espèce il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par Mme A... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de délivrer à Mme A... une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Article 2 : L’article 3 de l’ordonnance n°2607786/4 du 27 mars 2026 est modifiée comme suit : « Il est enjoint au préfet de police de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme A... dans un délai de trois semaines à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ».
Article 3 : L’État versera à Mme A... une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
signé
G. Gandolfi
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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