Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2628747
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2628747 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 septembre 2026, M. C... A... et Mme D... B... demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521‑1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Paris a implicitement refusé la mise en place d’une aide humaine individuelle à raison de 18 heures par semaine jusqu’au mois d’août 2028 au profit de leur fils, E... ;
2°) d’enjoindre à la rectrice de l’académie de Paris d’assurer l’accompagnement de leur fils par un AESH individualisé à hauteur de 18 heures par semaine, dans un délai de 5 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
Ils soutiennent que :
• la condition d’urgence est remplie ;
• il existe un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté attaqué.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2026, la rectrice de l’académie de Paris conclut au non-lieu à statuer.
Elle fait valoir qu’une AESH a été recrutée et a pris ses fonctions le 28 septembre 2026 pour assurer l’accompagnement de E... pour une durée de 16h30 par semaine.
Vu :
• la requête enregistrée sous le numéro 2628748 par laquelle M. A... et Mme B... ont demandé l’annulation de la décision en litige ;
• les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gandolfi pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, qui s’est tenue le 1er octobre 2026 à 9h30, en présence de Mme Bak-Piot, greffière d’audience :
- le rapport de M. Gandolfi ;
- et les observations de M. A..., qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- la rectrice de l’académie de Paris n’étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A... et Mme B... sont les parents d’un enfant, E..., né le 13 décembre 2019 et pour lequel la maison départementale des personnes handicapées de Paris a reconnu un taux d’incapacité compris entre 50 et 79%. Pour la période du 10 février 2026 au 31 décembre 2028, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées a reconnu que sa scolarisation nécessitait l’aide d’une personne pour répondre à son besoin d’un accompagnement soutenu et continu. Le 21 juin 2026, M. A... et Mme B... ont demandé la mise en œuvre de cette décision. Par la requête susvisée, ils demandent au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment de suspendre l’exécution de la décision implicite rejetant leur demande.
Sur l’exception de non-lieu présentée en défense :
2. Dans son mémoire en défense, la rectrice de l’académie de Paris soutient qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la demande de M. A... et Mme B... dès lors qu’un accompagnement individualisé de E... a été mis en place à compter du 28 septembre 2026. Toutefois, et alors que la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées avait reconnu que la scolarisation de cet enfant nécessitait l’aide d’une personne 18 heures par semaine, il ressort des pièces du dossier et des écritures de la rectrice de l’académie de Paris que son accompagnement n’est prévu que pour une durée de 16h30 par semaine. Pour justifier de cette quotité, la rectrice indique que cette durée a été mise en place pour tenir compte « des rendez-vous médicaux au SESSAD [services d’éducation spéciale et de soins à domicile] sur les autres temps » et il ressort des pièces du dossier que, le jeudi, de 9h15 à 11h30, E... bénéficie en effet de l’aide d’une éducatrice spécialisée « SESSAD ». Toutefois, il n’est nullement établi que, durant ce temps scolaire, E... n’aurait pas également besoin d’un accompagnant d’élève en situation de handicap tel que prescrit par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Par suite, l’exception de non-lieu opposée en défense ne peut qu’être écartée.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.».
4. L’égal accès à l’instruction est garanti par le treizième alinéa du préambule de la Constitution de 1946, auquel se réfère celui de la Constitution de 1958. Ce droit, confirmé par l’article 2 du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, est en outre rappelé à l’article L. 111-1 du code de l’éducation, qui énonce que « le droit à l’éducation est garanti à chacun » et, s’agissant des enfants présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant, à l’article L. 112-1 du même code, selon lequel le service public de l’éducation leur assure une formation scolaire adaptée. L’exigence constitutionnelle d’égal accès à l’instruction est mise en œuvre par les dispositions de l’article L. 131-1 de ce code qui rendent obligatoire l’instruction pour les enfants âgés de trois à seize ans. Il résulte de l’ensemble de ces dispositions que l’Etat, tenu légalement d’assurer aux enfants handicapés une prise en charge éducative au moins équivalente, compte tenu de leurs besoins propres, à celle dispensée aux enfants scolarisés en milieu ordinaire, doit prendre l’ensemble des mesures et mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que cette obligation ait un caractère effectif.
En ce qui concerne l’urgence :
5. Il ressort des pièces du dossier que E..., scolarisé au sein de l’école élémentaire Baudricourt B, ne bénéficiait, depuis la rentrée scolaire 2026, que d’un accompagnement de 6h30 par semaine alors que la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées avait reconnu que sa scolarisation nécessitait l’aide d’une personne pour répondre à son besoin d’accompagnement soutenu et continu, 18 heures par semaines. Si, ainsi qu’il a été dit au point 2 de la présente ordonnance, depuis le 28 septembre 2026, E... bénéficie de l’accompagnement d’un accompagnant d’élèves en situation de handicap 16h30 par semaine, les effets de la décision en litige demeurent de nature à caractériser l’urgence de la demande des requérants, au sens des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
En ce qui concerne l’existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
6. Au regard des circonstances précédemment décrites, dès lors que l’absence d’accompagnement d’élève en situation de handicap dans les conditions prescrites par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées prive E... de la possibilité de bénéficier d’une scolarisation ou d’une formation scolaire adaptée, les moyens tirés de la violation de l’article L. 111-1 du code de l’éducation et de la méconnaissance de l’exigence constitutionnelle d’accès à l’instruction, sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
7. Il résulte de tout ce qui précède qu’il y a lieu de suspendre l’exécution de la décision implicite par laquelle la rectrice de l’académie de Paris a rejeté la demande de M. A... et de Mme B....
Sur les conclusions à fin d’injonction :
8. La suspension prononcée implique nécessairement qu’il soit enjoint à la rectrice de l’académie de Paris de réexaminer la situation de E..., au regard d’un accompagnement adapté pour sa scolarité tel que décidé par la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de Paris, dans le délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n’y a pas lieu, en revanche, d’assortir cette injonction de l’astreinte demandée par les requérants.
O R D O N N E:
Article 1er : L’exécution de la décision implicite de rejet opposée par la rectrice de l’académie de Paris à la demande présentée le 21 juin 2026 par M. A... et Mme B... en vue de l’application de la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de Paris est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint à la rectrice de l’académie de Paris de réexaminer la situation de E... au regard de son droit à un accompagnement adapté pour sa scolarité tel que décidé par la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de Paris, dans le délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et Mme D... B... et au ministre de l’éducation nationale.
Copie en sera communiquée à la rectrice de l’académie de Paris.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
Signé
G. Gandolfi
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 21 septembre 2026, M. C... A... et Mme D... B... demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521‑1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Paris a implicitement refusé la mise en place d’une aide humaine individuelle à raison de 18 heures par semaine jusqu’au mois d’août 2028 au profit de leur fils, E... ;
2°) d’enjoindre à la rectrice de l’académie de Paris d’assurer l’accompagnement de leur fils par un AESH individualisé à hauteur de 18 heures par semaine, dans un délai de 5 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
Ils soutiennent que :
• la condition d’urgence est remplie ;
• il existe un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté attaqué.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2026, la rectrice de l’académie de Paris conclut au non-lieu à statuer.
Elle fait valoir qu’une AESH a été recrutée et a pris ses fonctions le 28 septembre 2026 pour assurer l’accompagnement de E... pour une durée de 16h30 par semaine.
Vu :
• la requête enregistrée sous le numéro 2628748 par laquelle M. A... et Mme B... ont demandé l’annulation de la décision en litige ;
• les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gandolfi pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, qui s’est tenue le 1er octobre 2026 à 9h30, en présence de Mme Bak-Piot, greffière d’audience :
- le rapport de M. Gandolfi ;
- et les observations de M. A..., qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- la rectrice de l’académie de Paris n’étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A... et Mme B... sont les parents d’un enfant, E..., né le 13 décembre 2019 et pour lequel la maison départementale des personnes handicapées de Paris a reconnu un taux d’incapacité compris entre 50 et 79%. Pour la période du 10 février 2026 au 31 décembre 2028, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées a reconnu que sa scolarisation nécessitait l’aide d’une personne pour répondre à son besoin d’un accompagnement soutenu et continu. Le 21 juin 2026, M. A... et Mme B... ont demandé la mise en œuvre de cette décision. Par la requête susvisée, ils demandent au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment de suspendre l’exécution de la décision implicite rejetant leur demande.
Sur l’exception de non-lieu présentée en défense :
2. Dans son mémoire en défense, la rectrice de l’académie de Paris soutient qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la demande de M. A... et Mme B... dès lors qu’un accompagnement individualisé de E... a été mis en place à compter du 28 septembre 2026. Toutefois, et alors que la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées avait reconnu que la scolarisation de cet enfant nécessitait l’aide d’une personne 18 heures par semaine, il ressort des pièces du dossier et des écritures de la rectrice de l’académie de Paris que son accompagnement n’est prévu que pour une durée de 16h30 par semaine. Pour justifier de cette quotité, la rectrice indique que cette durée a été mise en place pour tenir compte « des rendez-vous médicaux au SESSAD [services d’éducation spéciale et de soins à domicile] sur les autres temps » et il ressort des pièces du dossier que, le jeudi, de 9h15 à 11h30, E... bénéficie en effet de l’aide d’une éducatrice spécialisée « SESSAD ». Toutefois, il n’est nullement établi que, durant ce temps scolaire, E... n’aurait pas également besoin d’un accompagnant d’élève en situation de handicap tel que prescrit par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Par suite, l’exception de non-lieu opposée en défense ne peut qu’être écartée.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.».
4. L’égal accès à l’instruction est garanti par le treizième alinéa du préambule de la Constitution de 1946, auquel se réfère celui de la Constitution de 1958. Ce droit, confirmé par l’article 2 du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, est en outre rappelé à l’article L. 111-1 du code de l’éducation, qui énonce que « le droit à l’éducation est garanti à chacun » et, s’agissant des enfants présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant, à l’article L. 112-1 du même code, selon lequel le service public de l’éducation leur assure une formation scolaire adaptée. L’exigence constitutionnelle d’égal accès à l’instruction est mise en œuvre par les dispositions de l’article L. 131-1 de ce code qui rendent obligatoire l’instruction pour les enfants âgés de trois à seize ans. Il résulte de l’ensemble de ces dispositions que l’Etat, tenu légalement d’assurer aux enfants handicapés une prise en charge éducative au moins équivalente, compte tenu de leurs besoins propres, à celle dispensée aux enfants scolarisés en milieu ordinaire, doit prendre l’ensemble des mesures et mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que cette obligation ait un caractère effectif.
En ce qui concerne l’urgence :
5. Il ressort des pièces du dossier que E..., scolarisé au sein de l’école élémentaire Baudricourt B, ne bénéficiait, depuis la rentrée scolaire 2026, que d’un accompagnement de 6h30 par semaine alors que la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées avait reconnu que sa scolarisation nécessitait l’aide d’une personne pour répondre à son besoin d’accompagnement soutenu et continu, 18 heures par semaines. Si, ainsi qu’il a été dit au point 2 de la présente ordonnance, depuis le 28 septembre 2026, E... bénéficie de l’accompagnement d’un accompagnant d’élèves en situation de handicap 16h30 par semaine, les effets de la décision en litige demeurent de nature à caractériser l’urgence de la demande des requérants, au sens des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
En ce qui concerne l’existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
6. Au regard des circonstances précédemment décrites, dès lors que l’absence d’accompagnement d’élève en situation de handicap dans les conditions prescrites par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées prive E... de la possibilité de bénéficier d’une scolarisation ou d’une formation scolaire adaptée, les moyens tirés de la violation de l’article L. 111-1 du code de l’éducation et de la méconnaissance de l’exigence constitutionnelle d’accès à l’instruction, sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
7. Il résulte de tout ce qui précède qu’il y a lieu de suspendre l’exécution de la décision implicite par laquelle la rectrice de l’académie de Paris a rejeté la demande de M. A... et de Mme B....
Sur les conclusions à fin d’injonction :
8. La suspension prononcée implique nécessairement qu’il soit enjoint à la rectrice de l’académie de Paris de réexaminer la situation de E..., au regard d’un accompagnement adapté pour sa scolarité tel que décidé par la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de Paris, dans le délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n’y a pas lieu, en revanche, d’assortir cette injonction de l’astreinte demandée par les requérants.
O R D O N N E:
Article 1er : L’exécution de la décision implicite de rejet opposée par la rectrice de l’académie de Paris à la demande présentée le 21 juin 2026 par M. A... et Mme B... en vue de l’application de la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de Paris est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint à la rectrice de l’académie de Paris de réexaminer la situation de E... au regard de son droit à un accompagnement adapté pour sa scolarité tel que décidé par la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de Paris, dans le délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et Mme D... B... et au ministre de l’éducation nationale.
Copie en sera communiquée à la rectrice de l’académie de Paris.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
Signé
G. Gandolfi
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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