Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2629670
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2629670 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2026, M. B... A..., demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative d’enjoindre à l’administration compétente de lui délivrer une carte de séjour portant la mention « salarié » ou, si les conditions légales sont réunies, une carte de résident, dans le délai fixé par le juge à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, à défaut de lui délivrer dans un délai de vingt-quatre heures ou 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance, un récépissé de renouvellement de titre de séjour ou tout document provisoire équivalent l’autorisant à séjourner et à travailler, valable jusqu’à ce qu’il soit statué sur sa demande.
Il soutient que :
- l’urgence est établie : il ne dispose plus d’un document de séjour en cours de validité ; son employeur l’a expressément informé, par courrier du 29 septembre 2026, qu’en l’absence de production d’un document officiel autorisant son séjour et son travail, une mesure conservatoire de suspension de son contrat de travail serait prise d’ici la fin de la semaine, sans rémunération jusqu’à la régularisation de sa situation administrative ; le risque de voir son contrat de travail suspendu est donc réel, actuel et imminent avec des conséquences professionnelles, financières et morales immédiates pour son foyer ; la suspension entrainera la perte de ses revenus ; il accompli toutes les démarches auprès de l’administration ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travailler et à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2026, le préfet de police, conclut
au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction et au rejet du surplus des conclusions.
Il soutient que M. A... est convoqué en préfecture le 2 octobre 2026 pour être muni d’un nouveau récépissé de demande de carte de séjour.
Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2026, M. A... déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu la lettre informant les parties de la radiation de l’affaire du rôle de l’audience publique du 30 septembre 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Kanté pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Aux termes de l’article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. / Sauf renvoi à une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions du rapporteur public. ». Aux termes de l’article L. 522-3 de ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
2. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.
3. Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2026, M. A... déclare se désister purement et simplement de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, aucune circonstance ne fait obstacle à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A... de sa requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
C. KANTE
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2026, M. B... A..., demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative d’enjoindre à l’administration compétente de lui délivrer une carte de séjour portant la mention « salarié » ou, si les conditions légales sont réunies, une carte de résident, dans le délai fixé par le juge à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, à défaut de lui délivrer dans un délai de vingt-quatre heures ou 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance, un récépissé de renouvellement de titre de séjour ou tout document provisoire équivalent l’autorisant à séjourner et à travailler, valable jusqu’à ce qu’il soit statué sur sa demande.
Il soutient que :
- l’urgence est établie : il ne dispose plus d’un document de séjour en cours de validité ; son employeur l’a expressément informé, par courrier du 29 septembre 2026, qu’en l’absence de production d’un document officiel autorisant son séjour et son travail, une mesure conservatoire de suspension de son contrat de travail serait prise d’ici la fin de la semaine, sans rémunération jusqu’à la régularisation de sa situation administrative ; le risque de voir son contrat de travail suspendu est donc réel, actuel et imminent avec des conséquences professionnelles, financières et morales immédiates pour son foyer ; la suspension entrainera la perte de ses revenus ; il accompli toutes les démarches auprès de l’administration ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travailler et à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2026, le préfet de police, conclut
au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction et au rejet du surplus des conclusions.
Il soutient que M. A... est convoqué en préfecture le 2 octobre 2026 pour être muni d’un nouveau récépissé de demande de carte de séjour.
Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2026, M. A... déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu la lettre informant les parties de la radiation de l’affaire du rôle de l’audience publique du 30 septembre 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Kanté pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Aux termes de l’article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. / Sauf renvoi à une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions du rapporteur public. ». Aux termes de l’article L. 522-3 de ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
2. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.
3. Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2026, M. A... déclare se désister purement et simplement de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, aucune circonstance ne fait obstacle à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A... de sa requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
C. KANTE
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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