Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2629786
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2629786 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2026, Mme C... B..., demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à la délivrance de son titre de séjour « étudiant » dans les plus brefs délais à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et, à défaut dans l’attente de la fabrication ou de la remise de son titre, d’enjoindre au préfet de lui délivrer immédiatement un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et lui permettant de travailler.
Elle soutient que :
- l’urgence est réelle ; n’obtenant aucune réponse de la préfecture, malgré ses multiples démarches, au sujet de la délivrance de son titre de séjour pour lequel elle a reçu une attestation favorable, et ayant dû déménager à Paris pour poursuivre ses études, l’absence de document de séjour la bloque dans ses démarches administratives et trouver et exercer un emploi étudiant ; sa situation est bloquée ; il lui est impossible d’effectuer une nouvelle demande de renouvellement de titre sur la plateforme de l’ANEF, son titre n’ayant pas été délivré depuis plus d’un an.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B..., ressortissante camerounaise, née en 2005, titulaire en dernier lieu, d’un titre de séjour « étudiant » expirant le 31 août 2025, a effectué une demande de de renouvellement de ce titre auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône, dont elle dépendait alors, étant domiciliée à Marseille. Le 12 août 2025, une attestation de décision favorable prise sur sa demande de titre de séjour lui était délivrée, l’informant qu’une carte de séjour temporaire valable du 1er septembre 2025 au 31 août 2026 portant la mention « Etudiant-Elève », en cours de fabrication, allait lui être délivrée. Sans nouvelles, malgré des démarches entreprises auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône pour obtenir la délivrance de son titre, ayant déménagé sur Paris afin de poursuivre ses études, elle a, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, saisi le juge des référés du tribunal administratif de Marseille, lequel par ordonnance du 24 septembre 2026 a décliné sa compétence, Mme B... résidant à la date d’introduction, de sa requête, à Paris. Par la présente requête, Mme B... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à la délivrance de son titre de séjour étudiant à compter de la notification de l’ordonnance et dans l’attente, de lui délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et lui permettant de travailler.
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». L’article L. 522-3 du même code dispose que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».
3. Lorsqu’un requérant fonde son action sur la procédure particulière instituée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d’urgence particulière qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cette disposition soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise à très bref délai.
4. Les circonstances invoquées par Mme B... qui se borne à faire valoir que l’absence de document de séjour la bloque dans ses démarches administratives, l’empêchant notamment de trouver et exercer un emploi étudiant et qu’il lui est impossible d’effectuer une nouvelle demande de renouvellement de titre sur la plateforme de l’ANEF, son titre n’ayant pas été délivré depuis plus d’un an ne sont pas de nature à justifier l’existence d’une situation d’extrême urgence rendant nécessaire l’intervention de la juge des référés dans les quarante-huit heures. En outre, Mme B... n’invoque aucune liberté fondamentale à laquelle il serait porté une atteinte grave et manifestement illégale. La présente requête est, par suite, manifestement mal-fondée et doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B....
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
C. KANTE
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2026, Mme C... B..., demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à la délivrance de son titre de séjour « étudiant » dans les plus brefs délais à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et, à défaut dans l’attente de la fabrication ou de la remise de son titre, d’enjoindre au préfet de lui délivrer immédiatement un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et lui permettant de travailler.
Elle soutient que :
- l’urgence est réelle ; n’obtenant aucune réponse de la préfecture, malgré ses multiples démarches, au sujet de la délivrance de son titre de séjour pour lequel elle a reçu une attestation favorable, et ayant dû déménager à Paris pour poursuivre ses études, l’absence de document de séjour la bloque dans ses démarches administratives et trouver et exercer un emploi étudiant ; sa situation est bloquée ; il lui est impossible d’effectuer une nouvelle demande de renouvellement de titre sur la plateforme de l’ANEF, son titre n’ayant pas été délivré depuis plus d’un an.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B..., ressortissante camerounaise, née en 2005, titulaire en dernier lieu, d’un titre de séjour « étudiant » expirant le 31 août 2025, a effectué une demande de de renouvellement de ce titre auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône, dont elle dépendait alors, étant domiciliée à Marseille. Le 12 août 2025, une attestation de décision favorable prise sur sa demande de titre de séjour lui était délivrée, l’informant qu’une carte de séjour temporaire valable du 1er septembre 2025 au 31 août 2026 portant la mention « Etudiant-Elève », en cours de fabrication, allait lui être délivrée. Sans nouvelles, malgré des démarches entreprises auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône pour obtenir la délivrance de son titre, ayant déménagé sur Paris afin de poursuivre ses études, elle a, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, saisi le juge des référés du tribunal administratif de Marseille, lequel par ordonnance du 24 septembre 2026 a décliné sa compétence, Mme B... résidant à la date d’introduction, de sa requête, à Paris. Par la présente requête, Mme B... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à la délivrance de son titre de séjour étudiant à compter de la notification de l’ordonnance et dans l’attente, de lui délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et lui permettant de travailler.
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». L’article L. 522-3 du même code dispose que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».
3. Lorsqu’un requérant fonde son action sur la procédure particulière instituée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d’urgence particulière qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cette disposition soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise à très bref délai.
4. Les circonstances invoquées par Mme B... qui se borne à faire valoir que l’absence de document de séjour la bloque dans ses démarches administratives, l’empêchant notamment de trouver et exercer un emploi étudiant et qu’il lui est impossible d’effectuer une nouvelle demande de renouvellement de titre sur la plateforme de l’ANEF, son titre n’ayant pas été délivré depuis plus d’un an ne sont pas de nature à justifier l’existence d’une situation d’extrême urgence rendant nécessaire l’intervention de la juge des référés dans les quarante-huit heures. En outre, Mme B... n’invoque aucune liberté fondamentale à laquelle il serait porté une atteinte grave et manifestement illégale. La présente requête est, par suite, manifestement mal-fondée et doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B....
Fait à Paris, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
C. KANTE
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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