jeudi 1 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2001899 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | GMR AVOCATS - GRANGE-MARTIN-RAMDENIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 juin 2020 et 30 juillet 2021, la SARL A, représentée par Me Descoubes, demande au tribunal :
1) de condamner la société Albéa à lui verser la somme de 1 099 126 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison de la réalisation d'un tronçon de dix-huit kilomètres de l'autoroute A 150 entre Barentin et Ecalles-Alix ;
2) de condamner la société Albéa aux dépens, constitués par les frais d'expertise ;
3) de mettre à la charge de la société Albéa la somme de 20 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient dans le dernier état de ses écritures que :
- sa requête est recevable ;
- la responsabilité de la société Albéa est susceptible d'être engagée :
o sur le fondement des dispositions des articles L. 123-24 et suivants du code rural et de la pêche maritime ;
o sur le fondement de la responsabilité sans faute, dès lors qu'elle est tiers à une opération de travaux publics ;
- elle justifie d'un préjudice anormal et spécial ;
- les préjudices sont les suivants :
o nécessité de la construction d'un nouveau local de stockage ;
o allongement des parcours nécessaires à l'exploitation ;
o demande d'aménagement du syndicat mixte du bassin versant Austreberthe ;
o rupture de l'unité d'exploitation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 juin et 8 septembre 2021, ce dernier non communiqué, la société Albéa, représentée par Me Ramdenie, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la SARL A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable faute de respecter les prescriptions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative ;
- la requérante n'indique pas quel serait le fondement de la responsabilité dont elle demande l'engagement ;
- les dispositions du code rural et de la pêche maritime ne sont pas applicables ;
- si le tribunal devait retenir le régime des dommages de travaux publics, la requérante ne justifie pas d'un préjudice anormal et spécial ;
- la requérante ne justifie pas de ses préjudices.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le décret n°2011-2011 du 28 décembre 2011 ;
- le décret du 9 janvier 1998 déclarant d'utilité publique les travaux de construction de l'autoroute A 150 Barentin-Croix-Mare, modifiant le décret du 16 janvier 1991 déclarant d'utilité publique et urgents les travaux de construction de la section Le Havre-A 28 de l'autoroute A 29 et portant mise en compatibilité des plans d'occupation des sols des communes de Barentin, Roumare et Villers-Ecalles, prorogé par le décret du 7 janvier 2003 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mulot, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Cazcarra, rapporteure publique ;
- les observations de Me Descoubes, avocat de la SARL A ;
- et les observations de Me Dubois, avocat de la société Albéa.
Une note en délibéré, présentée pour la SARL A, a été enregistrée le 14 novembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que par le décret du 28 décembre 2011 visé ci-dessus, l'Etat a approuvé la convention de concession conclu entre lui et la société Albéa pour le financement, la conception, la construction, l'entretien, l'exploitation et la maintenance de la section de l'autoroute A 150 entre Ecalles-Alix et Barentin, soit environ dix-huit kilomètres sur le territoire du département de la Seine-Maritime. La réalisation de cette infrastructure autoroutière a nécessité la mise en œuvre d'une procédure d'aménagement foncier agricole et forestier. La société Albéa a conclu avec les organisations professionnelles représentatives du secteur agricole un protocole d'accord relatif aux conditions de réparation des dommages de travaux publics causés par la construction de cette portion d'autoroute.
2. La société A, dont le siège se situe dans le Calvados mais qui soutient exploiter des terres agricoles en Seine-Maritime, a présenté devant le juge des référés du tribunal de grande instance - qui n'y a pas fait droit - puis devant le juge des référés du tribunal de céans une demande de désignation d'expert, à laquelle il a été cette fois-ci fait droit par une ordonnance du 18 juillet 2016. Le rapport d'expertise a été remis le 4 janvier 2019. Par la présente requête, la SARL A recherche la responsabilité de la société Albéa, concessionnaire de l'Etat, à raison des dommages qu'elle estime avoir subis en raison de la construction de cette portion d'autoroute.
Sur les conclusions principales de la requête :
En ce qui concerne l'application du régime spécial de responsabilité du fait de la réalisation de grands ouvrages publics :
3. L'article L. 123-24 du code rural et de la pêche maritime prévoit que : " Lorsque les expropriations en vue de la réalisation des aménagements ou ouvrages mentionnés aux articles L. 122-1 à L. 122-3 du code de l'environnement sont susceptibles de compromettre la structure des exploitations dans une zone déterminée, l'obligation est faite au maître de l'ouvrage, dans l'acte déclaratif d'utilité publique, de remédier aux dommages causés en participant financièrement à l'exécution d'opérations d'aménagement foncier mentionnées au 1° de l'article L. 121-1 et de travaux connexes () ".
4. En outre, le premier alinéa de l'article L. 123-26 du même code rend applicable aux opérations de réalisation de grands ouvrages publics la procédure de remembrement foncier prévue aux articles L. 123-1 à L. 123-34 du même code, qui prévoit notamment l'intervention de la commission d'aménagement foncier et les modalités et conditions de ce remembrement, visant à conserver une unité des exploitations agricoles. Les deuxième et troisième alinéas dudit article du code rural et de la pêche maritime prévoient pour leur part un régime dérogatoire ainsi rédigé : " Toutefois, dès lors que tout ou partie des apports d'un propriétaire sont situés dans le périmètre perturbé par l'ouvrage, sont autorisées les dérogations aux articles L. 123-1 et L. 123-18 qui seraient rendues inévitables en raison de l'implantation de l'ouvrage et des caractéristiques de la voirie mise en place à la suite de sa réalisation. Les dommages qui peuvent en résulter pour certains propriétaires et qui sont constatés à l'achèvement des opérations d'aménagement foncier sont considérés comme des dommages de travaux publics. / Dès lors que tout ou partie des apports d'un propriétaire sont situés dans le périmètre perturbé par l'ouvrage, sont également autorisées, dans le cas où l'emprise de l'ouvrage est incluse dans le périmètre d'aménagement foncier, les dérogations aux dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 123-4 qui seraient rendues inévitables en raison de la nature des terres occupées par l'ouvrage ; le défaut d'équivalence dans chacune des natures de culture est alors compensé par des attributions dans une ou plusieurs natures de culture différentes ".
5. Si l'article 5 du décret du 9 janvier 1988 modifié visé ci-dessus, qui a déclaré d'utilité publique les travaux en litige, a rendu applicable à la construction de l'ouvrage dont il s'agit le régime particulier d'indemnisation du code rural et de la pêche maritime, il résulte des termes mêmes des dispositions qui l'instaurent que seuls les propriétaires des parcelles sont susceptibles d'en bénéficier, dans les conditions qu'elles instaurent. Dès lors qu'il résulte de l'instruction que la SARL A n'est pas propriétaire des parcelles qu'elle exploite, elle n'est pas fondée à solliciter le bénéfice du régime spécial de responsabilité instauré par ces dispositions.
En ce qui concerne l'application du protocole d'accord conclu entre le concessionnaire et les organisations professionnelles :
6. Il résulte de l'instruction, ainsi qu'il a été dit au point 1 du présent jugement, qu'un protocole d'accord a été conclu entre, d'une part, la société Albéa et le groupement d'intérêt économique " A150 " et, d'autre part, la chambre d'agriculture de Seine-Maritime et l'union syndicale agricole de Seine-Maritime, en vue de convenir par voie amiable des modalités de réparation des dommages de travaux publics causés par la réalisation de cet ouvrage autoroutier. Toutefois, celui-ci stipule expressément, à son article 1.1, que " () le présent document ne s'applique que dans le cadre d'un accord amiable () les dispositions du présent protocole ne sont acceptées par le maitre d'ouvrage que dans la mesure où elles permettent la réalisation d'un grand nombre d'accord amiables dans des délais rapides pour la maitrise des sols nécessaires () ". Par suite, la SARL A, qui a au surplus indiqué lors de la phase précontentieuse " ne pas [être] liée " par ce protocole, auquel elle n'est pas partie, ne peut utilement en invoquer le bénéfice devant le tribunal.
En ce qui concerne l'application du droit commun de la responsabilité du fait des dommages causés par la réalisation des ouvrages publics :
7. La responsabilité du maître de l'ouvrage est engagée, même sans faute, à raison des dommages que l'ouvrage public dont il a la garde peut causer aux tiers. Il appartient toutefois au riverain d'une voie publique qui entend obtenir réparation des dommages qu'il estime avoir subis à l'occasion d'une opération de travaux publics à l'égard de laquelle il a la qualité de tiers d'établir, d'une part, le lien de causalité entre cette opération et les dommages invoqués, et, d'autre part, le caractère grave et spécial de son préjudice, les riverains des voies publiques étant tenus de supporter, sans contrepartie, les sujétions normales qui leur sont imposées dans un but d'intérêt général.
8. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport de l'expert désigné par le juge des référés du tribunal administratif que le tracé du tronçon de l'autoroute A 150 en cause a conduit à ce que les terres agricoles exploitées par la SARL A, situées sur le territoire de la commune de Villers-Ecalles et d'une surface d'environ cent hectares d'un seul tenant, se sont trouvées amputées de quarante hectares qui ont été attraits dans l'opération de construction de l'ouvrage public. En échange de cette privation, une parcelle de terre d'une surface sensiblement équivalente (42 ha) a été attribuée à M. A, propriétaire des surfaces exploitées par la SARL requérante, à distance d'environ onze kilomètres de l'emplacement précédent, sur le territoire de la commune de Mesnil-Panneville.
9. Compte-tenu du faible nombre d'exploitations agricoles touchées, de la situation particulière de la SARL A caractérisée par une rupture importante de l'unité d'exploitation et de la nature, qui sera vue infra, des préjudices qu'elle aurait subis à cette occasion, ceux-ci excèdent les sujétions normales imposées aux riverains des voies publiques, même autoroutières et revêtent dès lors, pour l'application de la règle rappelée au point 7 du présent jugement, un caractère grave et spécial.
En ce qui concerne les préjudices :
10. En premier lieu, la SARL A sollicite l'indemnisation du coût engendré par la construction d'un local de stockage sur la parcelle située sur la commune de Mesnil-Panneville. A cet égard, il résulte de l'instruction et notamment du rapport de l'expert que la parcelle nouvellement attribuée à M. A et exploitée par la requérante est dépourvue de tout équipement utile, notamment d'entrepôt permettant de stocker dans des conditions de sécurité acceptables le matériel agricole ou encore les produits phytosanitaires. Toutefois, il résulte là encore du rapport de l'expert que cet entrepôt serait affecté " principalement, si ce n'est exclusivement ", à l'exploitation par M. A en nom propre d'une activité céréalière et que sa nécessité n'est pas liée à l'exercice par la SARL A, seule requérante, de son activité propre qui consiste pour l'essentiel en l'élevage de volailles, d'ovins et de bovins. A cet égard, si la SARL A conteste sur ce point les énonciations du rapport de l'expert, elle n'a apporté devant le tribunal aucun élément de nature à justifier la réalité des allégations qu'elle forme. Par suite, la réalité du préjudice qu'elle invoque à ce titre n'est pas établie.
11. En deuxième lieu, s'agissant de la séparation des terres appartenant à M. A en deux parties distantes d'environ onze kilomètres et des inconvénients afférents, tenant notamment à la nécessité de parcourir fréquemment cette distance avec les engins agricoles, pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés, la réalité du préjudice subi par la SARL A n'est là encore pas suffisamment établie par les pièces versées par la requérante.
12. La SARL requérante sollicite, en troisième lieu, l'indemnisation du préjudice né des sujétions imposées sur le terrain qu'elle exploite nouvellement sur le territoire de la commune de Mesnil-Panneville, par la communauté de communes Caux Autreberthe, qui est venue aux droits du syndicat d'eau potable et d'assainissement de l'Austreberthe. La requérante justifie à cet égard que la parcelle qu'elle exploite sur le territoire de la commune de Mesnil-Panneville se situe en partie au moins dans le périmètre de la zone de protection de l'aire d'alimentation du captage de Limesy, dont les limites et les obligations des exploitants agricoles en son sein ont été définies par un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 16 avril 2014. Ce programme d'action prévoit notamment une réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires, ce qui a été exposé à la SARL requérante par plusieurs courriers des 8 janvier, 9 mai et 8 septembre 2016 puis 3 avril 2017.
13. Il résulte toutefois de ces courriers que l'administration a relevé que la SARL requérante n'avait pas mis en œuvre les mesures de protection sollicitées, sans que celle-ci ne conteste ces énonciations. Devant le tribunal, alors que cet élément est à nouveau contesté par la société Albéa, la SARL A n'apporte aucun commencement de preuve qu'elle a effectivement mis en œuvre les prescriptions de l'arrêté préfectoral du 16 avril 2014. A cet égard, ni les énonciations du rapport d'expertise ni celles du rapport comptable CER auquel il se réfère ne sont de nature à faire tenir pour établi que la SARL A aurait procédé effectivement à la mise en œuvre de l'arrêté, ces documents ne procédant à aucune constatation factuelle. Par suite, la SARL A n'est pas fondée à demander une indemnisation à ce titre.
14. En dernier lieu, si la SARL A sollicite l'indemnisation de la perte de la valeur vénale des terres qu'elle exploite en raison de la rupture de l'unité de celles-ci, il résulte de l'instruction, ainsi qu'il a été dit, qu'elle n'est pas propriétaire des parcelles qu'elle exploite. Par suite, elle ne peut avoir subi le préjudice qu'elle invoque, au surplus chiffré sans aucun commencement de démonstration, et sa demande présentée à ce titre doit être rejetée.
15. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer la fin de non-recevoir opposée par la société Albéa, les conclusions principales de la requête de la SARL A doivent être rejetées.
Sur les dépens et les frais liés au litige :
16. Aux termes des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise () / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties () ".
17. La SARL A étant la partie perdante dans la présente instance, il y a lieu de laisser à sa charge les dépens, constitués par les frais d'expertise, liquidés et taxés à la somme de 19 987,06 euros par une ordonnance du président du tribunal du 31 janvier 2019.
18. Enfin, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SARL A la somme que la société Albéa demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions du même article font par ailleurs obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par la SARL A soient mises à la charge de la SAS Albéa, qui n'est pas la partie tenue aux dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL A est rejetée.
Article 2 : Les frais de l'expertise sont mis à la charge de la SARL A.
Article 3 : Les conclusions de la SAS Albéa présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SARL A et à la SAS Albéa.
Copie en sera adressée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
MM. Bouvet et Mulot, premiers conseillers,
Assistés de Mme Hussein, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
Robin Mulot
La présidente,
signé
Anne Gaillard
La greffière,
signé
Amélie Hussein
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au préfet de la Seine-Maritime chacun en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
POUR EXPEDITION
CONFORME
La Greffière
C. PINHEIRO RODRIGUES
N°2001899
ah
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026