lundi 5 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2004165 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | BOUTEILLER HUNAULT ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 octobre 2020, et un mémoire, enregistré le 18 mai 2021, la société par actions simplifiée (SAS) Now Coworking, représentée par la SELARL Bouteiller Hunault et Associés, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la réduction, par application du plafonnement de la contribution économique territoriale en fonction de la valeur ajoutée, de la cotisation de cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2018 dans les rôles de la commune de Rouen ;
2°) de mettre à la charge de l'État les frais d'instance au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- son activité consiste en la sous-location des locaux qu'elle prend à bail et les prestations de services offertes ne sont qu'accessoires à cette activité ;
- l'ensemble des loyers sont également déductibles de la valeur ajoutée dès lors qu'ils sont afférents à des biens donnés en sous-location pour une durée de plus de six mois.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 9 mars 2021 et 18 juin 2021, la directrice régionale des finances publiques de Normandie conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jeanmougin, première conseillère,
- et les conclusions de M. Bertoncini, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Now Coworking demande la réduction, par application du plafonnement de la contribution économique territoriale en fonction de la valeur ajoutée, de la cotisation de cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2018 dans les rôles de la commune de Rouen.
2. Aux termes de l'article 1647 B sexies du code général des impôts dans sa rédaction applicable au litige : " I. - Sur demande du redevable effectuée dans le délai légal de réclamation prévu pour la cotisation foncière des entreprises, la contribution économique territoriale de chaque entreprise est plafonnée en fonction de sa valeur ajoutée. / Cette valeur ajoutée est : () b) Pour les autres contribuables, celle définie à l'article 1586 sexies. () Le taux de plafonnement est fixé à 3 % de la valeur ajoutée. () III. - Le dégrèvement s'impute sur la cotisation foncière des entreprises () " Aux termes du 4 du I de l'article 1586 sexies du même code : " La valeur ajoutée est égale à la différence entre : a) D'une part, le chiffre d'affaires tel qu'il est défini au 1 () b) Et, d'autre part : ()- les services extérieurs diminués des rabais, remises et ristournes obtenus, à l'exception des loyers ou redevances afférents aux biens corporels pris en location ou en sous-location pour une durée de plus de six mois ou en crédit-bail ainsi que les redevances afférentes à ces biens lorsqu'elles résultent d'une convention de location-gérance ; toutefois, lorsque les biens pris en location par le redevable sont donnés en sous-location pour une durée de plus de six mois, les loyers sont retenus à concurrence du produit de cette sous-location () "
3. En application des dispositions citées au point 2, pour la détermination de la valeur ajoutée servant au plafonnement de la contribution économique territoriale, le locataire intermédiaire peut déduire les loyers afférents aux biens pris en location pendant plus de six mois et donnés en sous-location, dans la limite du produit de cette sous-location, à la condition que ces biens aient été sous-loués pour une durée de plus de six mois.
4. Il résulte de l'instruction que la SAS Now Coworking met à la disposition de ses clients un espace de travail privatif et des espaces communs dont elle assure l'entretien et l'équipement en fonction des besoins de sa clientèle, ainsi que certaines prestations. Compte tenu des pièces produites, qui ne sont pas précises quant aux conditions d'exploitation de la société, aux contrats conclus avec ses clients et aux surfaces effectivement affectées à l'usage privatif des clients, les seules circonstances que le chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année 2018 soit supérieur au montant des loyers acquittés par la société requérante et que certains clients ont été facturés pendant plus de six mois ne suffissent pas à établir ni qu'elle aurait sous-loué tout ou partie de ses locaux à ses clients ni que cette éventuelle sous-location aurait été consentie pour une durée cumulée supérieure à six mois. Dans ces conditions, la SAS Now Coworking n'est pas fondée à soutenir que le service aurait dû retirer de sa valeur ajoutée de l'année 2018 une partie des loyers afférents aux biens corporels pris en location pour une durée de plus de six mois à concurrence du produit de leur sous-location.
5. La circonstance que des clients de la société requérante s'acquitteraient également de la contribution économique territoriale est sans incidence sur le bien-fondé de l'imposition mise à sa charge.
6. Il résulte de ce qui précède que la SAS Now Coworking n'est pas fondée à demander la réduction, par application du plafonnement de la contribution économique territoriale en fonction de la valeur ajoutée, de la cotisation de cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2018. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Now Coworking est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Now Coworking et au directeur régional des finances publiques de Normandie.
Délibéré après l'audience du 5 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
M. Le Vaillant, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 septembre 2022.
La rapporteure,
Signé
H. JEANMOUGINLe président
Signé
P. MINNE
Le greffier,
Signé
N. BOULAY
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026