LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2100165

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2100165

mardi 6 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2100165
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4 ème Chambre
Avocat requérantPARME AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 18 janvier, 15 mars, 27 avril, 9 septembre, 13 septembre et 25 octobre 2021, M. C D doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 mars 2020 du président de la région Normandie en tant qu'il a diminué le montant de son indemnité compensatrice, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;

2°) de condamner la région Normandie à lui verser la somme de 1 140 euros correspondant à son régime indemnitaire antérieur au 1er janvier 2019, assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er janvier 2020.

Il soutient que :

- la requête est recevable dès lors qu'elle a été introduite dans le délai de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

- en application de l'article 111 de la loi du 26 janvier 1984, de l'article 6 du décret du 20 mai 2014, des articles L. 5211-4-1 et L. 5111-7 du code général des collectivités territoriales et de l'article 114 de la loi du 7 août 2015, le maintien de son régime indemnitaire antérieur est de droit et n'est pas subordonné à une délibération de la collectivité ;

- la décision d'appliquer une dégressivité n'est pas motivée ;

- la proposition d'intégration n'est pas motivée ;

- l'administration ne l'a pas correctement informé, au moment de l'acceptation de la proposition d'intégration dans son nouveau cadre d'emplois, de la dégressivité de l'indemnité compensatrice ni n'a porté à sa connaissance le contenu du protocole d'accord de sorte qu'il n'a pas été mis en mesure de faire un choix avisé ;

- son préjudice financier s'élève à 1 140 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 août et 6 octobre 2021, la région Normandie, représentée par Me Cuzzi, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est tardive dès lors que le requérant a formé un recours gracieux contre l'arrêté du 23 mars 2020 après l'expiration du délai de recours de deux mois, l'exercice de ce recours gracieux n'ayant pas permis de proroger les délais de recours contentieux ;

- l'institution d'une indemnité compensatrice dégressive est légale et vise à garantir une égalité de traitement entre les fonctionnaires territoriaux ;

- l'arrêté du 23 mars 2020 ne concerne pas spécifiquement l'indemnité compensatrice et n'avait pas à motiver la dégressivité ainsi appliquée ;

- le requérant, dont le régime indemnitaire a été maintenu, a été informé de l'application de cette indemnité au moment de son intégration dans son nouveau cadre d'emplois ;

- elle n'a commis aucune faute.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de Mme B,

- et les observations de Me Cuzzi, représentant la région Normandie.

Considérant ce qui suit :

1. M. D a été recruté le 1er janvier 2007 par la région Haute-Normandie, en vertu de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004, en tant qu'agent d'entretien et d'accueil au Lycée Gustave Flaubert, au grade d'adjoint technique territorial principal de 2ème classe des établissements d'enseignement. En application de la loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015, la région Normandie a été créée à compter du 1er janvier 2016 par le regroupement des régions Basse-Normandie et Haute-Normandie. Le 3 juillet 2018, M. D a accepté la proposition d'intégration dans le cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux. Par un arrêté du 1er janvier 2019, le président de la région Normandie l'a nommé, à compter du 1er janvier 2019, au grade d'adjoint technique territorial principal de 2ème classe au 8ème échelon. Par une délibération AP D 18-12-22 du 7 décembre 2018, le conseil régional de Normandie a approuvé l'instauration du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) à compter du 1er janvier 2019, notamment pour le cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux qui y était éligible. M. D a bénéficié à cette date de ce nouveau régime indemnitaire et a ainsi perçu, pour maintenir son régime indemnitaire antérieur, une indemnité compensatrice d'un montant annuel de 1 639,80 euros.

2. Par un premier arrêté du 23 mars 2020 portant attribution de régime indemnitaire, le président de la région Normandie a décidé, à partir du 7 avril 2020, de diminuer l'indemnité compensatrice perçue par M. D et de la fixer au montant annuel de 1 077,47 euros pour compenser l'augmentation de son traitement due à son avancement au 9ème échelon. M. D a formé un recours gracieux contre cet arrêté par une lettre du 12 novembre 2020. Par un arrêté du 19 novembre 2020, le président de la région Normandie a nommé M. D au grade d'adjoint technique territorial de 1ère classe au 5ème échelon à compter du 1er janvier 2020 et l'a reclassé au 6ème échelon à compter du 7 avril 2020. Il a en conséquence porté, par un second arrêté du même jour, son indemnité compensatrice annuelle à la somme de 908,78 euros à compter du 1er janvier 2020 et de 346,45 euros à compter du 7 avril 2020. M. D a formé le 15 mars 2021 une demande indemnitaire en raison de la diminution de son indemnité. Cette demande a été rejetée par la région Normandie le 6 avril 2021.

3. Par la présente requête, M. D doit être regardé comme demandant l'annulation de l'arrêté du 23 mars 2020 ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux et la condamnation de la région Normandie à lui verser la somme de 1 140 euros correspondant à son régime indemnitaire antérieur au 1er janvier 2019.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Aux termes de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. Lorsque dans le délai initial du recours contentieux ouvert à l'encontre de la décision, sont exercés contre cette décision un recours gracieux et un recours hiérarchique, le délai du recours contentieux, prorogé par l'exercice de ces recours administratifs, ne recommence à courir à l'égard de la décision initiale que lorsqu'ils ont été l'un et l'autre rejetés ". Il s'ensuit que, s'il est loisible au destinataire d'une décision administrative de former contre cette dernière un recours administratif, gracieux ou hiérarchique, un tel recours n'est toutefois de nature à interrompre le délai du recours contentieux tendant à l'annulation de cette décision qu'à la condition d'être lui-même présenté dans ce délai.

5. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 23 mars 2020 par lequel le président de la région Normandie a fixé le régime indemnitaire de M. D a été notifiée à l'intéressé le 13 juin de la même année. Cet arrêté comporte par ailleurs la mention des voies et délais de recours. Il est constant que le recours gracieux formé par le requérant contre cette décision n'a été reçu par la région que le 13 novembre 2020, soit postérieurement au délai de recours contentieux qui expirait le 14 août 2020. Par suite, ce recours administratif n'a pu avoir pour effet d'interrompre le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative qui était donc expiré lorsque le requérant a saisi le tribunal administratif. Les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 mars 2020 sont tardives et ne peuvent donc qu'être rejetées. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir opposée par la région Normandie doit être accueillie.

6. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas recevable à demander l'annulation de l'arrêté du 23 mars 2020 du président de la région Normandie.

Sur les conclusions indemnitaires :

7. Il résulte de l'instruction que, par un arrêté du 19 novembre 2020, le président de la région Normandie a modifié, pour tenir compte de l'avancement de grade et d'échelon du requérant, le régime indemnitaire dont il bénéficiait à compter du 1er janvier 2020. M. D demande la condamnation de la région Normandie à lui verser la somme de 1 140 euros, correspondant au régime indemnitaire qu'il percevait antérieurement, assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er janvier 2020, en raison de l'illégalité fautive de cet arrêté.

8. En premier lieu, M. D soutient qu'il n'a pas été informé, au moment de l'acceptation de la proposition d'intégration dans le cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux, de la dégressivité de l'indemnité compensatrice. Toutefois, à supposer même que son choix n'ait pas été suffisamment éclairé et qu'une telle carence de l'administration puisse être en outre fautive, il résulte de l'instruction que le régime indemnitaire du requérant aurait diminué, même s'il avait conservé son ancien cadre d'emplois, dès lors que l'indemnité compensatrice dégressive est appliquée à l'ensemble des agents de la région, y compris à ceux qui ne sont pas soumis au RIFSEEP conformément à la délibération AP D 18-12-21 du 7 décembre 2018. Par suite, et en tout état de cause, le préjudice dont M. D demande l'indemnisation ne présente pas de lien de causalité direct avec la faute ainsi alléguée.

9. En second lieu, aux termes de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics fixent les régimes indemnitaires, dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'Etat. () / Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics peuvent décider de maintenir, à titre individuel, au fonctionnaire concerné, le montant indemnitaire dont il bénéficiait en application des dispositions réglementaires antérieures, lorsque ce montant se trouve diminué soit par l'application ou la modification des dispositions réglementaires applicables aux services de l'Etat servant de référence, soit par l'effet d'une modification des bornes indiciaires du grade dont il est titulaire ". Aux termes du V de l'article 114 de la loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République : " En cas de regroupement de régions, les personnels des régions regroupées sont réputés relever, à la date du regroupement, de la région issue du regroupement dans les conditions de statut et d'emploi qui sont les leurs. () / Les articles L. 5111-7 et L. 5111-8 du code général des collectivités territoriales sont applicables. () Dans un délai de deux ans à compter de la date du regroupement, la collectivité délibère sur le régime indemnitaire et les conditions d'emploi qui s'appliqueront à l'ensemble des personnels au plus tard au 1er janvier 2023, sans préjudice de l'article L. 5111-7 du même code. Cette délibération détermine également les modalités de mise en œuvre de ce dispositif. Dans l'attente de la délibération, les agents nouvellement recrutés bénéficient du régime indemnitaire et des conditions d'emploi qui étaient applicables à l'emploi auquel ils sont affectés ". Aux termes de l'article L. 5111-7 du code général des collectivités territoriales : " Dans tous les cas où des agents changent d'employeur en application d'une réorganisation prévue à la présente partie, ceux-ci conservent, s'ils y ont intérêt, le bénéfice du régime indemnitaire qui leur était applicable ainsi que, à titre individuel, les avantages acquis en application du troisième alinéa de l'article 111 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ". En vertu du troisième alinéa de l'article 111 précité, les avantages collectivement acquis ayant le caractère de complément de rémunération que les collectivités locales et leurs établissements publics ont mis en place avant l'entrée en vigueur de la présente loi sont, par exception à la limite résultant du premier alinéa de l'article 88, maintenus au profit de l'ensemble de leurs agents, lorsque ces avantages sont pris en compte dans le budget de la collectivité ou de l'établissement.

10. Il résulte de ces dispositions que, si la région issue du regroupement doit fixer, avant le 1er janvier 2023, le régime indemnitaire et les conditions d'emploi qui s'appliqueront à l'ensemble de son personnel, elle ne peut déroger à la règle fixée à l'article L. 5111-7 selon laquelle les agents des anciennes régions regroupées conservent, s'ils y ont intérêt, le bénéfice du régime indemnitaire qui leur était applicable.

11. En l'espèce, et quand bien même la rémunération globale de M. D aurait été maintenue ainsi que le fait valoir la région en défense, il est constant que l'indemnité compensatrice que le requérant percevait a diminué à compter du 1er janvier 2020, à la suite de son avancement d'échelon et de grade, entraînant ainsi pour lui une baisse de son régime indemnitaire, en méconnaissance de la règle prévue à l'article L. 5111-7 du code général des collectivités territoriales. Dès lors, en compensant l'augmentation du traitement de l'agent par une diminution équivalente de son régime indemnitaire, le président de la région Normandie a commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration. M. D est dès lors fondé à demander la réparation du préjudice financier en lien direct et certain avec cette illégalité, préjudice qui correspond à la différence entre la somme versée au titre du régime indemnitaire perçue à compter du 1er janvier 2020 et la somme de 8 389,80 euros due au titre de son ancien régime indemnitaire. Il y a lieu ainsi de faire droit aux conclusions du requérant, dans la limite de l'indemnisation qu'il demande, en condamnant la région Normandie à lui verser la somme de 1 140 euros.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est fondé à demander à la région Normandie le versement de la somme de 1 140 euros en réparation de son préjudice.

Sur les intérêts :

13. En vertu de l'article 1231-6 du code civil, les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une somme d'argent consistent dans les intérêts au taux légal. Les intérêts moratoires dus en application de ces dispositions, lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.

14. En l'absence de demande d'indemnisation préalable, M. D a droit aux intérêts au taux légal de la somme de 1 140 euros à compter du 18 janvier 2021, date d'enregistrement de sa requête au greffe du tribunal.

D E C I D E :

Article 1er : La région Normandie versera à M. D la somme de 1 140 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 18 janvier 2021.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et à la région Normandie.

Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

- Mme Boyer, présidente,

- M. Guiral, conseiller,

- Mme Favre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2022.

Le rapporteur,

S. A

La présidente,

C. BOYER

Le greffier,

J.-L. MICHEL

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions