lundi 13 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2102112 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | GOMOND AVOCATS D'AFFAIRES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 1er juin 2021, le 24 mai 2022 et le 12 août 2022 la société Entreprise Georges Lanfry, représentée par Me Gomond, demande au tribunal :
1°) de condamner in solidum la société Art Staff et M. B A à lui verser la somme de 40 596,48 euros au titre des coûts des travaux de reprise des désordres affectant l'enduit posé sur les façades du pavillon des Vents de l'Abbaye de Saint Martin de Boscherville ;
2°) de mettre à la charge in solidum de la société Art Staff et de M. B A la somme de 3 000 euros au titre des frais irrépétibles et de les condamner aux entiers dépens.
La société Entreprise Georgres Lanfry a produit des pièces complémentaires enregistrées le 25 mai 2022 et le 16 septembre 2022.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 15 avril 2022 et le 29 juillet 2022, la société Art Staff et M. B A, représentés par Me Javelot conclut à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête pour défaut d'intérêt à agir de la société Entreprise Georges Lanfry, à titre subsidiaire, au rejet de la requête en ce que l'action de la société entreprise Georges Lanfry est prescrite, à titre infiniment subsidiaire, au rejet de la requête comme étant infondée, et à ce que soit mis à la charge de la société Entreprise Georges Lanfry la somme de 2 500 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la condamner aux entiers dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (); 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ; ".
2. Le département de Seine-Maritime a entrepris, en qualité de maitre d'ouvrage, des travaux de restauration d'un mur de soutènement de la terrasse haute et du pavillon des Vents de l'Abbaye de Saint Martin de Boscherville. Par un marché public conclu le 28 février 2018, les travaux ont été confiés à la société Entreprise Georges Lanfry qui a sous-traité les travaux de plâtrerie à l'entreprise A dont le fond a été apporté à la société Art Staff. En 2019, divers désordres affectant l'enduit posé sur les façades du pavillon des Vents de l'Abbaye de Saint Martin de Boscherville ont été constatés. La société Entreprise Georges Lanfry demande au tribunal de condamner in solidum la société Art Staff et M. A à lui verser la somme de 40 596,48 euros au titre des coûts des travaux de reprise des désordres affectant la plâtrerie des façades du pavillon des Vents de l'Abbaye de Saint Martin de Boscherville.
3. La compétence de la juridiction administrative pour connaître des litiges nés de l'exécution d'un marché de travaux publics et opposant des participants à l'exécution de ces travaux ne s'étend pas à l'action en responsabilité du titulaire du marché contre son sous-traitant avec lequel il est lié par un contrat de droit privé. Il en résulte que l'action formée par la société Entreprise Georges Lanfry à l'encontre de ses sous-traitants, tendant à leur condamnation in solidum à lui verser la somme de 40 596,48 euros au titre des coûts des travaux de reprise des désordres affectant la plâtrerie des façades du pavillon des Vents de l'Abbaye de Saint Martin de Boscherville, relève manifestement de la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Ces conclusions portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaitre doivent, par suite, en application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, être rejetées.
4. S'agissant des frais de l'instance, les dispositions de l'article L.761-1 font obstacle à ce que soit versée à la société requérante la somme qu'elle demande sur ce fondement. Il n'y a toutefois pas lieu de faire droit à la demande présentée par la société Art Staff sur le même fondement.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Entreprise Georges Lanfry est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Art Staff au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Entreprise Georges Lanfry et la société Art Staff.
Fait à Rouen, le 13 mars2023.
La présidente de la 4ème chambre,
C. BOYER
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026