jeudi 30 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2102574 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | FRECHE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 juillet et 10 novembre 2021, Mme A B, représentée par Me Enard-Bazire, demande au tribunal :
1) de condamner solidairement la société des transports pétroliers par pipeline (ci-après la société Trapil), l'Etat et le grand port maritime du Havre, aux droits duquel vient le grand port fluvio-maritime de l'axe Seine, à lui verser la somme de 10 000 euros ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 3 mai 2021, en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi consécutivement à un accident de la circulation survenu le 6 décembre 2019 ;
2) de mettre à la charge solidaire des défendeurs la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les travaux en cause revêtent la qualification de travaux publics dont le contentieux ressortit à la compétence de la juridiction administrative ;
- il existe un défaut d'entretien normal de l'ouvrage dont elle était usagère, imputable à l'Etat et au grand port fluvio-maritime de l'axe Seine ;
- la responsabilité de la société Trapil est engagée sans faute, à son égard, dès lors qu'elle a la qualité de tiers aux travaux ;
- elle justifie de ses préjudices.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 24 septembre 2021 et 25 février 2022, le grand port fluvio-maritime de l'axe Seine, représenté par Me Morel, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que la société Trapil soit condamnée à le garantir de toute condamnation prononcée à son encontre et, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requérante ne justifie pas des circonstances de l'accident ni du lien entre cet accident et les dommages qu'elle invoque ;
- il a normalement entretenu l'ouvrage et n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité ;
- l'accident est uniquement imputable à l'inattention de la requérante ;
- si défaut d'entretien il y a, il n'est imputable qu'à la société Trapil.
Par un mémoire enregistré le 30 novembre 2021, la société Trapil, représentée par Me Garancher, conclut au rejet de la requête, au rejet de l'appel en garantie formé à son encontre par le grand port fluvio-maritime de l'axe Seine, à titre subsidiaire à ce que les prétentions indemnitaires de la requête soient ramenées à de plus justes proportions et, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le régime de responsabilité au profit des tiers ne peut trouver à s'appliquer, la requérante ayant la qualité d'usagère de l'ouvrage au moment de l'accident ;
- elle a normalement entretenu l'ouvrage et n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité ;
- l'accident est uniquement imputable à l'inattention de la requérante ;
- les préjudices ne sont pas justifiés.
Par un mémoire enregistré le 25 février 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut à la mise hors de cause de l'Etat et à titre subsidiaire au rejet des prétentions dirigées à son encontre.
Il fait valoir qu'il n'est pas mis en cause par les conclusions des autres parties et qu'aucune faute ne peut lui être reprochée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code des assurances ;
- la loi n°49-1060 du 2 aout 1949 ;
- la loi n°85-677 du 5 juillet 1985 ;
- l'ordonnance n°2021-614 du 19 mai 2021 ;
- le décret n°2021-618 du 19 mai 2021 ;
- le code de justice administrative, notamment le second alinéa de son article R. 222-19.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mulot, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Cazcarra, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Morel, avocat du grand port fluvio-maritime de l'axe Seine.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que du 25 novembre au 20 décembre 2019, la société Trapil, société d'économie mixte créée par la loi du 2 août 1949 relative à la construction d'un pipe-line entre la Basse-Seine et la région Parisienne et à la création d'une société des transports pétroliers par pipe-lines, a fait réaliser par des sous-traitants des travaux de terrassement pour le remplacement d'un pipeline d'hydrocarbures sur la route du canal Bossière, située dans l'emprise du grand port fluvio-maritime de l'axe Seine, établissement public venant aux droits du grand port maritime du Havre. Par un arrêté du 5 novembre 2019, le préfet de la Seine-Maritime a édicté des mesures de police aux fins d'assurer la sécurité des personnes et des biens sur ce chantier, notamment la mise en place de déviations et mesures de pré-signalisation et de signalisation du chantier.
2. Le vendredi 6 décembre 2019 vers 17h30, Mme B, qui regagnait son domicile au volant de son véhicule terrestre à moteur, aurait percuté violemment la barrière de chantier et endommagé son véhicule, déclaré économiquement irréparable. Par la présente requête, elle recherche la responsabilité solidaire de l'Etat, du grand port fluvio-maritime de l'axe Seine et de la société Trapil.
Sur les conclusions principales de la requête :
En ce qui concerne l'imputabilité :
3. En premier lieu, comme le fait valoir le préfet de la Seine-Maritime, Mme B ne met pas en cause la légalité de l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2019 ni n'impute à l'Etat aucun comportement fautif. Par suite, l'Etat doit être mis hors de cause.
4. En second lieu, compte-tenu des pouvoirs conférés à la société Trapil par les dispositions de l'article 7 de la loi du 2 aout 1949 mentionnée ci-dessus celle-ci a, seule, la qualité de maitre de l'ouvrage que constitue la canalisation dont les travaux litigieux avaient pour objet le remplacement. En outre, l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 5 novembre 2019 confiait expressément à la société BER21, agissant sous le contrôle de la société Trapil, la charge de mettre en place " les mesures de sécurité, de pré-signalisation et de signalisation conformes à la règlementation en vigueur et adaptées aux conditions météorologiques () ".
5. Dès lors, la responsabilité du grand port fluvio-maritime de l'axe Seine ne saurait être engagée ; ses conclusions tendant à ce que la société Trapil soit condamnée à la garantir ne peuvent qu'être rejetées par voie de conséquence.
En ce qui concerne le cadre juridique général et les dispositions applicables :
6. Compte-tenu des circonstances de l'accident telles qu'elles sont présentées par Mme B elle-même, survenu alors qu'elle circulait sur la voie routière sur laquelle se déroulaient les travaux en litige et constitué par la percussion d'une barrière de chantier placée en travers de la route barrée, qui constitue un accessoire des travaux sur la voie, la requérante a la qualité d'usagère de la voie publique. Elle n'est par suite pas fondée à invoquer le régime de responsabilité applicable aux tiers.
7. D'une part, il appartient à l'usager d'un ouvrage public qui demande réparation d'un préjudice qu'il estime imputable à cet ouvrage de rapporter la preuve de l'existence d'un lien de causalité entre le préjudice invoqué et l'ouvrage. Le maître de l'ouvrage ne peut être exonéré de l'obligation d'indemniser la victime qu'en rapportant, à son tour, la preuve soit de l'entretien normal de l'ouvrage, soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.
8. D'autre part, aux termes de l'article 4 de la loi du 5 juillet 1985 tendant à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation et à l'accélération des procédures d'indemnisation, " La faute commise par le conducteur du véhicule terrestre à moteur a pour effet de limiter ou d'exclure l'indemnisation des dommages qu'il a subis ".
En ce qui concerne la survenance de l'accident et l'entretien de l'ouvrage :
9. Contrairement à ce que fait valoir le grand port fluvio-maritime de l'axe Seine, les circonstances de l'accident survenu à Mme B sont suffisamment établies par les éléments versés à l'instance, notamment les photographies de l'accident et les déclarations concordantes de la victime auprès de l'établissement. Par suite, pour l'application de la règle rappelée au point 7, il appartient à Mme B de rapporteur la preuve des préjudices et de leur lien avec l'accident, et à la société Trapil celle de l'entretien normal de l'ouvrage.
10. Il résulte de l'instruction et notamment des échanges de courriels versés au dossier qu'avant l'accident survenu à Mme B, d'autres accidents ou incidents étaient déjà survenus. S'il apparait qu'une partie d'entre eux est manifestement exclusivement imputable à l'impétuosité de certains usagers de la route, tel n'est pas le cas de tous, ainsi qu'il résulte par exemple de l'attestation établie le 13 décembre 2019 qui fait état de " nombreux véhicules " ayant emprunté la route fermée jusqu'aux barrières avant d'effectuer une manœuvre de demi-tour et un accident survenu le mardi 26 novembre, avant celui survenu à Mme B. Ces évènements étaient de nature à alerter la société Trapil quant à l'insuffisance de la signalisation, notamment lumineuse, du chantier et en particulier de l'interdiction de circulation.
11. Consécutivement à l'accident subi par la requérante, le grand port maritime du Havre a sollicité de la société Trapil la mise en place rapide d'une meilleure signalisation relevant notamment l'insuffisante visibilité du panneau " route barrée " et l'insuffisance de la signalisation lumineuse. A cet égard, les photographies produites par les parties confortent le caractère insuffisant de la signalisation, le panneau route barrée à " x00 mètres " étant difficilement lisible et les barrières surmontées de lumières de faible intensité.
12. Compte-tenu de l'ensemble de ces éléments la société Trapil ne peut être regardée comme rapportant, la preuve, qui lui incombe, de l'entretien normal de l'ouvrage.
En ce qui concerne l'existence d'une cause exonératoire :
13. Il résulte des dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 416-5 du code de la route que les véhicules à moteur doivent, en principe, circuler avec le ou leurs feux de route allumés, à l'exception des cas prévus, notamment, au II de l'article R. 416-6 du même code. Il résulte en outre des dispositions du I de l'article R. 313-2 dudit code que " () tout véhicule à moteur doit être muni à l'avant de () feux de route () permettant d'éclairer efficacement la route la nuit, par temps clair, sur une distance minimale de 100 mètres ".
14. Dès lors que l'accident survenu à Mme B est intervenu de nuit, hors agglomération, sur une route non éclairée, Mme B était tenue de circuler avec les feux de route de son véhicule allumés, qui devaient lui permettre d'éclairer efficacement sur une distance minimale de cent mètres par temps clair, à moins qu'elle croise ou suive un autre véhicule, ce qui n'est ni établi ni allégué, et auquel cas elle était tenue à une obligation renforcée de prudence compte-tenu de la faible visibilité. Si elle circulait à cinquante kilomètres par heure, comme elle le soutient, Mme B aurait dû être en mesure, eu égard à la vigilance particulière qu'implique la conduite de nuit, de détecter en temps utile l'obstacle que constituait la barrière en litige.
15. Ce faisant, Mme B a commis une imprudence de nature à atténuer la responsabilité de la société Trapil. Il sera fait, dans les circonstances de l'espèce, une juste appréciation des responsabilités respectives de chacun en évaluant à 50 % la part de responsabilité de la société Trapil et à 50 % celle de Mme B.
En ce qui concerne les préjudices :
16. En premier lieu, Mme B soutient sans être contredite que son véhicule a été déclaré économiquement irréparable par l'expert, de sorte qu'elle n'est pas fondée à demander l'indemnisation des travaux de réparation, qui n'ont pas été effectués. En revanche, elle est fondée à soutenir qu'elle a subi un préjudice du fait de la perte de son véhicule, dont la valeur estimée par référence à la cote argus produite par la société Trapil et qui résulte suffisamment de l'instruction était de 1 607 euros. La société Trapil doit, dès lors, être condamnée à lui verser la somme de 803,50 euros compte-tenu du partage de responsabilité retenu ci-dessus.
17. En second lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence subis par Mme B en condamnant la société Trapil à lui verser la somme de 500 euros, compte-tenu du partage de responsabilité.
18. Mme B a droit aux intérêts au taux légal correspondant à l'indemnité de 1 303,50 euros à compter non du 3 mai 2021, qui ne correspond pas à sa demande préalable adressée à la société Trapil, laquelle ne peut être déterminée en l'état de l'instruction, mais de la date d'enregistrement de sa requête au tribunal, le 5 juillet 2021.
Sur les frais liés au litige :
19. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme B dirigées contre l'Etat et le grand port fluvio-maritime de l'axe Seine doivent dès lors être rejetées. Les conclusions du grand port présentées au même titre doivent être rejetées dans les circonstances de l'espèce.
20. Les mêmes dispositions font également obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Trapil demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société Trapil une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat est mis hors de cause.
Article 2 : La société Trapil est condamnée à verser à Mme B la somme de 1 303,50 euros avec intérêts au taux légal à compter du 5 juillet 2021.
Article 3 : La société Trapil versera à Mme B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 5 : Les conclusions d'appel en garantie formées par le grand port fluvio-maritime de l'axe Seine à l'encontre de la société Trapil sont rejetées.
Article 6 : Les conclusions du grand port fluvio-maritime de l'axe Seine et de la société Trapil présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au grand port fluvio-maritime de l'axe Seine, à la société des transports pétroliers par pipeline, au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 16 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
MM. Bouvet et Mulot, premiers conseillers,
Assistés de M. Tostivint, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2023.
Le rapporteur,
Robin Mulot
La présidente,
Anne Gaillard
Le greffier,
Henry Tostivint
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires chacun en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2102574
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026