mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2103335 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | OUTIN GAUDIN & ASSOCIES - JURIDIQUE DU MAINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 23 août 2021, 14 octobre 2021 et 7 septembre 2022, la société Jean-Louis Boyère, représentée par la SELARL Outin Gaudin et Associés - juridique du Maine, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 mars 2021 par laquelle le directeur départemental de la protection des populations de Seine-Maritime a ordonné la réexpédition hors de 1'Union européenne d'un lot de figues de Turquie qu'elle importait dans un délai de 2 mois ; ensemble la décision du 28 juin 2021 du préfet de la Seine-Maritime rejetant son recours hiérarchique ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme totale de 22 173,92 euros au titre des préjudices subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 6 mai 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens ainsi que la somme de 5 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Jean-Louis Boyère soutient que :
- la procédure de prélèvement et d'échantillonnage suivie par les services de l'administration lors des opérations de contrôle est irrégulière dès lors que la fréquence des contrôles opérés par l'administration sur sa marchandise excède le taux prévu par les dispositions européennes ;
- l'administration n'établit pas l'absence de conformité du lot incriminé de figues séchées dès lors que :
o le conditionnement des échantillons n'a pas été réalisé de manière à prévenir tout risque de contamination et d'altération des prélèvements ;
o la correspondance entre les échantillons prélevés et ceux analysés n'est pas établie ;
o le poids des échantillons prélevés et analysés n'est pas conforme aux dispositions européennes ;
- le préjudice subi résultant de l'illégalité fautive de la décision du 16 mai 2021 s'élève à la somme totale de 22 173, 92 euros, décomposée de la manière suivante :
o 15 306 euros au titre de la perte de marge,
o 176 euros au titre des frais de stockage du 11 janvier 2021 au 30 mars 2021,
o 2 126 euros au titre des frais de réexpédition du lot de figues,
o 1 565,92 euros au titre des frais de dédouanement et de transport à l'importation du lot,
o 3 000 euros au titre des frais divers liés au traitement du litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 novembre 2021, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE) n° 401/2006 de la Commission du 23 février 2006 portant fixation des modes de prélèvement d'échantillons et des méthodes d'analyse pour le contrôle officiel des teneurs en mycotoxines des denrées alimentaires ;
- le règlement (UE) n° 2017/625 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 concernant les contrôles officiels et les autres activités officielles servant à assurer le respect de la législation alimentaire et de la législation relative aux aliments pour animaux ainsi que des règles relatives à la santé et au bien-être des animaux, à la santé des végétaux et aux produits phytopharmaceutiques ;
- le règlement d'exécution (UE) n° 2019/1793 de la commission du 22 octobre 2019 relatif au renforcement temporaire des contrôles officiels et aux mesures d'urgence régissant l'entrée dans l'Union de certains biens provenant de certains pays tiers ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Delacour, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. La société Jean-Louis Boyère a importé un lot de figues séchées en provenance de Turquie qui a fait l'objet d'un contrôle par les services de la direction départementale de la protection des populations de la Seine-Maritime le 21 janvier 2021 au sein des entrepôts de la société FBL au port du Havre. A l'issue des opérations de contrôle, l'administration a procédé à un prélèvement d'échantillons de la marchandise, analysés aux fins de contrôle de la teneur en mycotoxine des figues séchées en laboratoire, lequel a rendu son rapport le 1er février 2021. Par courrier du 3 février 2021, la direction départementale de la protection des populations de la Seine-Maritime a adressé à la société Jean-Louis Boyère un courrier de notification de non-conformité d'un lot et de proposition d'analyse contradictoire. Par courrier du 1er mars 2021, la direction départementale de la protection des populations de la Seine-Maritime a adressé à l'intéressée un courrier de proposition de mesure consécutive à la constatation de la non-conformité du lot contrôlé. Par courrier du 16 mars 2021, la direction départementale de la protection des populations de la Seine-Maritime a notifié à la société Jean-Louis Boyère la décision attaquée ordonnant la réexpédition hors de 1'Union européenne du lot de figues de Turquie incriminé dans un délai de 2 mois. Par courrier du 6 mai 2021, la société Jean-Louis Boyère a sollicité auprès du préfet de la Seine Maritime l'annulation de la décision du 16 mars 2021 ainsi que l'indemnisation du préjudice subi résultant de cette décision à hauteur de 22 261,92 euros. Par la décision attaquée du 28 juin 2021, le préfet de la Seine Maritime a rejeté l'ensemble des demandes de la société, laquelle maintient sa demande à l'instance à hauteur de la somme de 22 173,92 euros.
Sur la régularité des opérations de contrôle :
2. Aux termes de l'article 9 du règlement (UE) du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 : " () 2. Les autorités compétentes effectuent les contrôles officiels régulièrement, à des fréquences appropriées déterminées en fonction des risques, pour détecter d'éventuelles violations délibérées des règles visées à l'article 1er, paragraphe 2, résultant de pratiques frauduleuses ou trompeuses, et en tenant compte des informations relatives à ces violations communiquées au moyen des mécanismes d'assistance administrative prévus aux articles 102 à 108 et de toute autre information indiquant l'éventualité de telles violations. ". Aux termes de l'article 8 du règlement d'exécution (UE) de la commission du 22 octobre 2019 : " 1. Les autorités compétentes aux postes de contrôle frontaliers et aux points de contrôle visés à l'article 53, paragraphe 1, point a), du règlement (UE) 2017/625 effectuent des contrôles d'identité et des contrôles physiques, y compris un échantillonnage et des analyses en laboratoire, sur les envois de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux énumérés à l'annexe II à la fréquence fixée dans ladite annexe. () ". Aux termes de l'article 2 du règlement précité : " () 2. Toutefois, aux fins des articles 7, 8, 9, 10 et 11 et de l'annexe IV, on entend par "envoi": a)un "lot", tel que défini à l'annexe I du règlement (CE) n° 401/2006 et à l'annexe I du règlement (CE) n° 152/2009, en ce qui concerne les denrées alimentaires et les aliments pour animaux énumérés à l'annexe II en raison d'un risque de contamination par les mycotoxines, dont les aflatoxines; () ". Aux termes du point A.2. de l'annexe 1 du règlement (CE) de la commission du 23 février 2006 : " Aux fins de la présente annexe, on entend par: / A.2.1. "lot": une quantité identifiable d'une denrée alimentaire, livrée en une fois, pour laquelle il est établi par l'agent responsable qu'elle présente des caractéristiques communes, telles que l'origine, la variété, le type d'emballage, l'emballeur, l'expéditeur ou le marquage ; / A.2.2. "sous-lot": la partie d'un grand lot à laquelle doit s'appliquer le mode de prélèvement et qui a été désignée à cet effet; chaque sous-lot doit être physiquement séparé et identifiable ; () ". Il résulte du point D.2. de la même annexe que la subdivision des lots en sous-lots pour les figues sèches s'effectue pour les lots pesant au moins 15 tonnes. Aux termes de l'article 11 du règlement d'exécution (UE) de la commission du 22 octobre 2019 : " 1. Chaque envoi de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux énumérés à l'annexe II est accompagné d'un certificat officiel conforme au modèle établi à l'annexe IV ("certificat officiel"). / 2. Le certificat officiel satisfait aux exigences suivantes : / a)il est délivré par l'autorité compétente du pays tiers d'origine ou du pays tiers à partir duquel l'envoi est expédié si celui-ci diffère du pays d'origine; / b)il porte le code d'identification de l'envoi auquel il se rapporte prévu à l'article 9, paragraphe 1; () ". Aux termes de l'article 9 du règlement précité : " 1. Chaque envoi de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux énumérés à l'annexe II est identifié au moyen d'un code d'identification. 2. Chaque sac ou forme d'emballage individuel appartenant à l'envoi est identifié par ce code. () ".
3. La société requérante allègue que l'ensemble des marchandises transportées dans un même conteneur constituait un unique lot. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport de prélèvement du 21 janvier 2021, que le même jour, un inspecteur de la direction département de la protection de la protection de Seine-Maritime a prélevé des échantillons de figues sèches importées par la société Jean-Louis Boyère sur ce qui constituait un seul et même lot au sens des dispositions précitées, à savoir des produits de même nature, couverts par un même document sanitaire commun d'entrée, acheminés par le même moyen de transport et en provenance du même pays. Par ailleurs, les 4 lots du conteneur transportant la marchandise incriminée, dont le poids n'excédait pas au maximum 7600 kg chacun, ne pouvaient être considérés comme des sous-lots au regard du point D.2. de l'annexe 1 du règlement (CE) du 23 février 2006. Dès lors, le préfet justifie, sans être sérieusement contesté, que pour la période du 20 novembre 2020 au 15 janvier 2021, sur l'importation de 19 lots de figues sèches de Turquie par 4 conteneurs, 4 contrôles physiques ont été réalisés et que pour la période du 23 novembre 2019 au 23 février 2020, sur l'importation de 25 lots de figues sèches de Turquie par 5 conteneurs, 5 ont fait l'objet d'un contrôle physique. Par suite, la fréquence des contrôles opérés est donc conforme aux dispositions du règlement d'exécution (UE) de la commission du 22 octobre 2019 qui prévoient en annexe II une fréquence minimale des contrôles d'identité et des contrôles physique de 20 % pour les figues turques. Ainsi, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que la procédure de prélèvement et d'échantillonnage suivie par les services de l'administration lors des opérations de contrôle réalisées le 21 janvier 2021 est irrégulière.
Sur la conformité des prélèvements :
4. En premier lieu, aux termes du point A.3.7. de l'annexe I du règlement (CE) de la commission du 23 février 2006 : " Chaque échantillon est placé dans un récipient propre, en matériau inerte, offrant une protection adéquate contre les risques de contamination et les dommages pouvant résulter du transport. Toutes les précautions nécessaires sont prises pour éviter une modification de la composition de l'échantillon lors du transport ou du stockage. ".
5. Il résulte des pièces du dossier que les figues prélevées ont été conditionnées dans des sacs en polypropylène tissés. L'administration produit à l'appui de ses allégations un courriel du responsable du domaine scientifique mycotoxines du laboratoire de Rennes ayant procédé aux analyses du 9 avril 2021 indiquant que les sacs en polypropylène tissés conviennent aux exigences du règlement (CE) de la commission du 23 février 2006 pour réduire la contamination par aflatoxines et possèdent des propriétés occultantes et de solidité permettant de garantir des conditions de conservation satisfaisantes. En se bornant à produire une étude selon laquelle le polypropylène est le 2ème plastique favorisant le plus 1'augmentation de la concentration en aflatoxines totales issue d'une revue scientifique datant de 2021, la société requérante n'établit pas le risque de contamination des prélèvements par l'utilisation d'un sac en polypropylène tissé.
6. En deuxième lieu, aux termes du point A.3.3. de l'annexe I du règlement (CE) de la commission du 23 février 2006 : " Lors du prélèvement et de la préparation des échantillons, des précautions sont prises pour éviter toute altération pouvant avoir des répercussions sur : / -la teneur en mycotoxines, le travail d'analyse ou la représentativité de l'échantillon global ;/ -la sécurité alimentaire des lots à échantillonner. () ".
7. La société requérante allègue que le fait que les sacs servants de contenants aux échantillons prélevés aient été déposés à même le sol, sale et poussiéreux, avant d'être fermés, est contraire aux dispositions précitées. Toutefois, l'administration produit à l'appui de ses allégations un courriel du responsable du domaine scientifique mycotoxines du laboratoire de Rennes ayant procédé aux analyses du 9 avril 2021 indiquant que le risque de contamination par les poussières du sol est nul dès lors que les mycotoxines sont des molécules toxiques générées par des moisissures qui peuvent apparaître soit directement sur la plante dans le champ, soit lors du séchage et/ou du stockage ultérieur des marchandises. Ainsi, la société requérante n'établit pas le risque de contamination en mycotoxines par les poussières du sol à travers le sac posé au sol. Par ailleurs, la société requérante allègue que les sacs de prélèvement ont été fermés par un simple nœud. Néanmoins, il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies produites par le préfet de la Seine-Maritime, que des scellés métalliques retenant l'étiquette de prélèvement ont ensuite été posés en haut des sacs repliés, afin d'en verrouiller la fermeture. Par suite, la société requérante n'établit pas que toutes les précautions n'ont pas été prises par l'administration pour éviter toute altération conformément aux dispositions précitées.
8. En troisième lieu, la société requérante allègue que l'administration ne justifie pas que le laboratoire a analysé les figues prélevées dans le lot incriminé dès lors que le rapport d'analyse du 1er février 2021, d'une part, indique 3 échantillons de masses respectives de 10,3 kg, 10,3 kg et 10,5 kg, alors que le rapport de prélèvement mentionne 3 échantillons de 8 kg chacun, et, d'autre part, qu'il ne comporte pas les références des numéros de scellés figurant sur les étiquettes des prélèvements. Néanmoins, le rapport d'analyse du laboratoire vise le numéro du document sanitaire commun d'entrée, le numéro d'ordre donné par l'agent en charge du contrôle et le numéro d'enregistrement administratif correspondants à ceux du lot prélevé. Par ailleurs, aucune règlementation n'impose de retranscrire les numéros de scellés métalliques sur le rapport d'analyse. Par suite, la traçabilité des échantillons prélevés et analysés est établie par l'administration.
9. En dernier lieu, aux termes du point D.1. de l'annexe 1 du règlement (CE) de la commission du 23 février 2006 : " Le poids de l'échantillon élémentaire est d'environ 300 grammes, à moins qu'il ne soit défini autrement dans la présente partie D. () ". Selon le point D.4. de l'annexe précitée, le nombre d'échantillons élémentaires à prélever pour un poids du lot compris entre 5 et 10 tonnes est de 80 kg et pour un poids de l'échantillon global inférieur à 30 kg : " grossièrement mélangé, ce dernier doit être divisé en deux ou trois échantillons de laboratoire égaux pesant au plus 10 kg avant d'être broyé (). ".
10. Il résulte des pièces du dossier, notamment du rapport d'analyse du 1er février 2021, que le lot contrôlé pesait 0,7 tonnes, qu'il a été prélevé sur celui-ci 80 échantillons élémentaires de 389 grammes pour un échantillon global de 31,1 kg. Dès lors, le poids de l'échantillon global, pour lequel le dépassement de celui fixé par la réglementation, qui a pour objet d'assurer la représentativité de l'échantillon, s'avère minime et résiduel, apparaît conforme et ne rend pas la procédure irrégulière.
11. Il résulte de tout ce qui précède que la société Jean-Louis Boyère n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 16 mars 2021 par laquelle le directeur départemental de la protection des populations de Seine-Maritime a ordonné la réexpédition hors de 1'Union européenne d'un lot de figues de Turquie qu'elle importait dans un délai de 2 mois et de la décision du 28 juin 2021 du préfet de la Seine-Maritime rejetant son recours hiérarchique. Par voie de conséquence, les conclusions présentées par la requérante tendant à la condamnation de l'Etat en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'illégalité des décisions du 16 mars 2021 et du 28 juin 2021, ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, seront rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Jean-Louis Boyère est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Jean-Louis Boyère et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- M. Guiral, conseiller,
- Mme Favre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
La rapporteure,
Signé : L. A
La présidente,
Signé : C. BOYER Le greffier,
Signé : J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
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