mardi 21 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2103626 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | FIDAL BOISGUILLAUME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juillet 2021 au greffe du tribunal administratif d'Amiens sous le n°2102346 et des mémoires enregistrés les 29 juin 2022 et 3 octobre 2022 au greffe du tribunal administratif de Rouen sous le n°2103626, la société par actions simplifiées (SAS) Grosse Equipement, représentée par la SELAS Fidal, demande :
1°) de prononcer la réduction, à concurrence de 104 362 euros, des droits de cotisation foncière des entreprises (CFE) et de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquels elle a été assujettie, respectivement, au titre des années 2016 à 2019 et au titre des années 2018 et 2019 dans la commune de Neufchâtel-en-Bray ;
2) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SAS Grosse Equipement soutient que :
- le bail à construction conclu en 1975 avec la société immobilière (SCI) Carrneuf n'a été renouvelé que dans la mesure où il porte sur la parcelle cadastrée AM 498 ;
- elle n'est dès lors plus redevable des impositions en litige à raison des constructions érigées sur la parcelle cadastrée AM 499, désormais divisée sous les numéros 581 et 582, redevenues propriétés de la SCI bailleresse ;
- la seule circonstance que des biens soient demeurés inscrits dans sa comptabilité ne permet pas de la regarder comme en étant propriétaire ;
- pour déterminer le prix de revient, l'administration fiscale n'a pas retenu la seule valeur vénale du terrain acquis en 2014 sur lequel était érigée une construction désormais détruite et remplacée par une aire de stationnement, mais la valeur d'origine de l'immeuble ainsi que le coût de sa démolition, alors que le bâtiment ne peut être considéré que comme un actif incorporel ;
- les alarmes immobilisées à son actif n'entrent pas dans le champ d'application des impositions en litige ;
- la valeur retenue pour le dispositif d'alarme n'inclut pas celle tenant au contrôle d'accès à celui-ci.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 mai 2022 et le 28 juillet 2022, la directrice spécialisée de contrôle fiscal Nord conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens n'est fondé.
Par lettre du 28 septembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative de ce que le jugement paraissait susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que le tribunal est susceptible de constituer la SCI Carrneuf redevable de la taxe foncière en litige au titre de la parcelle AM 499 dont elle est redevenue entièrement propriétaire à l'expiration du bail à construction passé en 1975.
La SAS Grosse Equipement a présenté des observations à ce moyen, enregistrées le 3 octobre 2022.
La SCI Carrneuf, représentée par la SELAS Fidal, a présenté des observations à ce moyen, enregistrées le 3 octobre 2022.
La SCI Carrneuf déclare ne pas s'opposer à être constituée redevable d'une imposition qu'elle paye déjà.
La directrice spécialisée de contrôle fiscal Nord a présenté des observations à ce moyen, enregistrées le 6 octobre 2022.
Vu :
- l'ordonnance du 27 septembre 2022 fixant la clôture de l'instruction au 3 novembre 2022 à 12h ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de commerce ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative, et notamment ses articles R. 222-19 et R. 811-1.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, ont été entendus :
- le rapport de M. Minne, président de chambre,
- et les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Grosse Equipement, qui exerce une activité de carrossage industrielle et de construction de remorques, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle la valeur locative de l'établissement exploité à Neufchâtel-en-Bray, dont la nature industrielle n'est pas contestée, a été évaluée selon la méthode comptable prévue à l'article 1499 du code général des impôts. La société vérifiée demande la réduction des droits supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties mises à sa charge au titre des années 2018 et 2019 ainsi que la réduction des droits, primitifs et supplémentaires, de CFE mis en recouvrement au titre des années 2016 à 2019 à raison de ce seul site industriel.
Sur la qualité de redevable de la taxe foncière au titre des années 2018 et 2019 :
2. Aux termes de l'article 1400 du code général des impôts : " I. Sous réserve des dispositions des articles 1403 et 1404, toute propriété, bâtie ou non bâtie, doit être imposée au nom du propriétaire actuel. II. Lorsqu'un immeuble est grevé d'usufruit ou loué soit par bail emphytéotique, soit par bail à construction, () la taxe foncière est établie au nom de l'usufruitier, de l'emphytéote, du preneur à bail à construction () "
3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, par acte du 9 octobre 1975, la SCI Carrneuf a fait l'acquisition de la parcelle alors cadastrée AM 124 d'une contenance de 12 688 m². En application d'un bail à construction consenti par acte du 11 octobre 1975, corrigé le 8 janvier 1998 la société requérante, preneuse, y a édifié la première tranche d'une usine. Après une division du terrain en huit lots, puis en dix-sept lots finalement ramenés à trois lots seulement, la SCI Carrneuf a consenti, à compter du 16 octobre 2005, un renouvellement partiel du bail à construction, jusqu'au 31 décembre 2035, limité à la parcelle désormais cadastrée AM 498 issue, avec la parcelle AM 499, de la division de la parcelle AM 124. Pour le seul motif tiré de ce que la parcelle cadastrée AM 498, qui a permis à la société requérante de bâtir une deuxième tranche d'extension de ses ateliers, était soumise au régime d'un bail à construction publié au 1er janvier de chacune des années 2018 et 2019, l'administration était fondée à la regarder comme la redevable légale de la taxe foncière.
4. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que, le 2 juin 2015, la parcelle AM 499 a, à son tour, été divisée en deux parcelles AM 581 et AM 582, cette dernière parcelle étant destinée à accueillir une troisième tranche d'extension des installations bâties. Il résulte du rapprochement des stipulations des baux à construction et baux commerciaux produits à la demande de la juridiction que les parcelles AM 582, AM 450 et AM 454 continuent de relever d'un bail à construction. La SAS Grosse Equipement pouvait donc être considérée comme la redevable légale de la taxe foncière due à raison des immeubles effectivement édifiés.
5. En troisième lieu, il n'est pas contesté qu'aux dates de référence, les parcelles cadastrées AM 338 et AM 455 étaient encore détenues en pleine propriété par la société requérante, laquelle était donc la débitrice légale de la taxe.
6. En dernier lieu, en revanche, les constructions édifiées sur la parcelle AM 581 mentionnée au point 4 sont devenues la propriété de la SCI Carrneuf à l'expiration, le 15 octobre 2005, du bail à construction qui concernait ce terrain issu des divisions successives des parcelles AM 124 et AM 499. Du rapprochement des stipulations des contrats versés au dossier, il résulte que la parcelle AM 581 continuait d'être exploitée par la SAS Grosse Equipement sous le régime d'un bail commercial conclu le 19 décembre 2014 sans que cette entreprise se soit vu conférer les attributs de propriétaire. La circonstance que la SAS Grosse Equipement ait, par erreur, maintenu dans son registre des immobilisations la valeur correspondant à des constructions revenues par accession dans le patrimoine du bailleur à construction est sans incidence sur la détermination du redevable légal de l'impôt. Par suite, c'est à tort que l'administration a constitué la société requérante redevable de la taxe foncière due à raison de cette seule parcelle.
7. Invitée à présenter des observations sur la perspective de se voir attribuer la qualité de redevable de la taxe foncière assise sur la parcelle AM 581, la SCI Carrneuf n'a pas émis d'objection. Elle a au demeurant précisé qu'elle s'était acquittée spontanément de cette taxe. Par suite, il n'y a pas lieu de la constituer débitrice.
Sur la qualité de redevable de la CFE au titre des années 2016 à 2019 :
8. En vertu de l'article 1467 du code général des impôts, la CFE a pour base la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière situés en France dont le redevable a disposé pour les besoins de son activité professionnelle pendant la période de référence. Il résulte de ces dispositions que les immobilisations dont la valeur locative est intégrée dans l'assiette de la CFE sont les biens placés sous le contrôle du redevable et que celui-ci utilise matériellement pour la réalisation des opérations qu'il effectue.
9. La SAS Grosse Equipement ne conteste pas que les immobilisations réparties sur les huit parcelles composant désormais le site industriel sont des biens placés sous son contrôle et qu'elle les utilise matériellement pour la réalisation de ses opérations de production de biens manufacturés. Par suite, et quelle que soit la nature des conventions en application desquelles ces biens lui sont confiés, elle a la qualité de redevable légale de la CFE au titre de la période des quatre années en cause.
Sur la valeur comptable :
10. Aux termes de l'article 1499 du code général des impôts : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt () " Aux termes de l'article 1500 du même code, dans sa rédaction alors applicable : " Les bâtiments et terrains industriels sont évalués : 1° selon les règles fixées à l'article 1499 lorsqu'ils figurent à l'actif du bilan de leur propriétaire ou de leur exploitant, et que celui-ci est soumis aux obligations définies à l'article 53 A ; () " Aux termes de l'article 324 AE de l'annexe III au même code : " Le prix de revient visé à l'article 1499 du code général des impôts s'entend de la valeur d'origine pour laquelle les immobilisations doivent être inscrites au bilan en conformité de l'article 38 quinquies. () " Aux termes de l'article 38 quinquies de la même annexe : " 1. Les immobilisations sont inscrites au bilan pour leur valeur d'origine. Cette valeur d'origine s'entend : a) Pour les immobilisations acquises à titre onéreux, du coût d'acquisition, c'est-à-dire du prix d'achat minoré des remises, rabais commerciaux et escomptes de règlement obtenus et majoré des coûts directement engagés pour la mise en état d'utilisation du bien et des coûts d'emprunt dans les conditions prévues à l'article 38 undecies. () "
11. D'une part, il est loisible au contribuable de démontrer soit que le choix de la méthode retenue par l'administration ou sa mise en œuvre est erroné au regard des principes ainsi définis, soit de justifier l'évaluation qu'il a retenue en se référant à d'autres données que celles qui lui sont opposées par l'administration. D'autre part, quelle que soit la méthode retenue pour fixer la valeur de la construction et celle du terrain, cette dernière doit être déterminée à la date d'entrée du bien au bilan du contribuable, y compris en cas d'acquisition d'un immeuble existant à des fins de démolition-reconstruction ou de transformation.
12. Il résulte de l'instruction que, par un acte du 8 janvier 2014, la SAS Grosse Equipement a acquis de la SCI des Idées un bâtiment industriel situé sur les deux parcelles cadastrées AM 338 et AM 455 moyennant le prix de 400 000 euros. Ce bâtiment a été désamianté et détruit pour un montant de travaux de 95 978 euros. La société requérante, qui ne conteste pas la prise en compte par l'administration fiscale du coût de démolition du bâtiment ainsi que ceux inhérents à sa transformation, fait notamment valoir dans ses écritures que cette acquisition a été inscrite en comptabilité au compte 208 - autres immobilisations incorporelles - et que l'opération s'inscrivait dans une stratégie commerciale consistant à transformer les parcelles bâties en un parc de stationnement adjacent aux ateliers existants afin d'engendrer des gains de productivité. Dans ces conditions, l'achat comme la démolition du bâtiment industriel constituaient les composantes d'un projet d'ensemble dont l'objet était la création d'un nouveau parc de stationnement productif. Il s'ensuit que la valeur du bâtiment industriel détruit pouvait légalement être regardée comme un élément du prix de revient. Par suite, et sans qu'ait d'incidence une expertise concluant à l'existence d'une valeur vénale moindre, la SAS Grosse Equipement n'est pas fondée à critiquer la prise en compte du prix d'achat du bâtiment industriel acquis en 2014 pour déterminer la valeur locative de son établissement industriel.
Sur l'exonération :
13. Pour apprécier, en application de l'article 1495 du code général des impôts et de l'article 324 B de son annexe III, la consistance des propriétés qui entrent, en vertu de ses articles 1380 et 1381, dans le champ de la taxe foncière sur les propriétés bâties, il est tenu compte, non seulement de tous les éléments d'assiette mentionnés par ces deux derniers articles mais également des biens faisant corps avec eux. Sont toutefois exonérés de cette taxe, en application du 11º de l'article 1382 du même code, ceux de ces biens qui font partie des outillages, autres installations et moyens matériels d'exploitation d'un établissement industriel, c'est-à-dire ceux de ces biens qui relèvent d'un établissement qualifié d'industriel au sens de l'article 1499, qui sont spécifiquement adaptés aux activités susceptibles d'être exercées dans un tel établissement et qui ne sont pas au nombre des éléments mentionnés aux 1º et 2º de l'article 1381.
14. Les installations de sécurité telles que le dispositif d'alarme en litige ne présentent pas le caractère de biens spécifiquement adaptés aux activités de carrosserie et de manufacture exercées dans l'établissement de Neufchâtel-en-Bray. Par suite, la SAS Grosse Equipement n'est pas fondée à soutenir que la valeur des alarmes doit être exclue de l'assiette des impositions litigieuses.
15. Par ailleurs, si la société requérante conteste la valeur du dispositif d'alarme retenue qui serait de 38 099 euros et non de 32 999 euros ainsi que l'expose l'administration fiscale, cette erreur, favorable au contribuable, est sans incidence sur le bien-fondé des impositions litigieuses.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Grosse Equipement est seulement fondée à demander la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 et 2019, à raison de la parcelle cadastrée AM 581 située dans la commune de Neufchâtel-en-Bray.
Sur les frais liés à l'instance :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés par la SAS Grosse Equipement et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les bases d'imposition supplémentaires à la taxe foncière sur les propriétés bâties assignées à la SAS Grosse Equipement au titre des années 2018 et 2019 dans la commune de Neufchâtel-en-Bray sont diminuées en application du point 16 du présent jugement.
Article 2 : La SAS Grosse Equipement est déchargée du paiement d'une somme égale à la différence entre les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 et 2019 dans la commune de Neufchâtel-en-Bray restant à sa charge et les cotisations déterminées en application de l'article 1er du présent jugement et qu'il appartiendra à l'administration de calculer.
Article 3 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiées Grosse Equipement, à la société civile immobilière Carrneuf et à la directrice spécialisée de contrôle fiscal Nord.
Copie en sera transmise, pour information, au directeur régional des finances publiques de Normandie.
Délibéré après l'audience du 6 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
M. Deflinne, premier conseiller,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2023.
Le président-rapporteur,
P. MINNEL'assesseur le plus ancien,
T. DEFLINNE
Le greffier,
N. BOULAY
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY
N°2103626
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026