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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2104214

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2104214

mardi 23 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2104214
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4 ème Chambre
Avocat requérantRENOULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 novembre 2021, Mme C A, représentée par Me Renoult, demande au tribunal :

1°) de condamner le département de la Seine-Maritime à la somme totale de 50 485 euros au titre des préjudices subis résultant de sa maladie professionnelle ;

2°) d'enjoindre au département de la Seine-Maritime de prendre en charge son accident du 5 février 2020 au titre d'accident de service ;

3°) de mettre à la charge du département de la Seine-Maritime les dépens ainsi que la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme A soutient que :

- la responsabilité sans faute du département de la Seine-Maritime est engagée en raison de sa maladie professionnelle ;

- les préjudices résultant de sa maladie professionnelle sont évalués à :

o 5 605 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;

o 4 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;

o 7 000 euros au titre des souffrances endurées ;

o 16 280 euros au titre de la tierce personne avant consolidation ;

o 14 400 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;

o 2 000 euros au titre du préjudice esthétique définitif ;

o 1 200 euros au titre de remboursement des frais d'expertise.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mars 2022, le département de la Seine-Maritime, représenté par la SCP Normand et associés, demande à fixer les indemnités de Mme A comme suit :

- 5 000 euros au titre des souffrances endurées ;

- 2 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;

- 4 548 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;

- 10 582 euros au titre de l'assistance par une tierce personne ;

- 12 480 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;

- 1 000 euros au titre du préjudice esthétique définitif.

Le département de la Seine-Maritime demande également que la provision allouée par ordonnance n° 2103883 soit déduite des sommes précitées, conclut au rejet du surplus de la requête et à ce que les dépens soient mis à la charge de Mme A.

Par un mémoire, enregistré le 7 avril 2023, Mme A a déclaré se désister de l'ensemble de ses conclusions.

Vu :

- l'ordonnance n° 2102193 du 20 juillet 2021 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Rouen a désigné l'expert judiciaire ;

- le rapport de l'expert judicaire enregistré le 6 décembre 2021 ;

- l'ordonnance du 21 décembre 2021 par laquelle le président du tribunal administratif de Rouen a taxé et liquidé les frais et honoraires de l'expert judiciaire à la somme de 1 200 euros ;

- l'ordonnance n° 2103883 du 15 juillet 2022 par laquelle le juge des référés a mis à la charge définitive du département de la Seine-Maritime les frais d'expertise ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Favre,

- les conclusions de Mme Delacour, rapporteure publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, adjointe technique territoriale des établissements d'enseignement du département de la Seine-Maritime, exerçait les fonctions de cuisinière. Par arrêté du 12 décembre 2014, sa maladie a été reconnue comme étant imputable au service. Par arrêté du 21 juin 2017, le président du département de la Seine-Maritime a déclaré l'état de Mme A consolidé au 25 janvier 2017 puis a, par un arrêté du 4 décembre 2018, fixé le taux de son incapacité permanente partielle à 8 %. Par une ordonnance du 20 juillet 2021, le juge des référés a désigné un expert, lequel a remis son rapport le 6 décembre 2021. Par courrier du 29 octobre 2021, Mme A a adressé au département de la Seine-Maritime une demande indemnitaire préalable à hauteur de 15 600 euros, rejetée par décision implicite. Mme A porte sa demande à la somme totale de 50 485 euros dans la présente instance.

2. Par un mémoire, enregistré le 7 avril 2023, Mme A déclare se désister purement et simplement de l'ensemble de ses conclusions. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement d'instance.

Sur les frais d'expertise :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre les dépens, constitués des frais et honoraires de l'expertise taxés et liquidés à la somme de 1 200 euros par l'ordonnance du 21 décembre 2021, à la charge définitive du département de la Seine-Maritime.

D E C I D E :

Article 1 : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de Mme A.

Article 2 : Les frais de l'expertise, taxés et liquidés par ordonnance du 21 décembre 2023 à la somme de 1 200 euros, sont mis à la charge définitive du département de la Seine-Maritime.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au département de la Seine Maritime.

Copie en sera adressée pour information à Dr B

Délibéré après l'audience du 9 mai 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Boyer, présidente,

- M. Guiral, conseiller,

- Mme Favre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2023.

La rapporteure,

L.FAVRE

La présidente,

C.BOYERLe greffier,

J.-B. MIALON

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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