LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2200067

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2200067

jeudi 11 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2200067
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantABEILLE & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 7 janvier 2022, 17 mai 2022 17 octobre 2022 et 2 novembre 2022 puis un mémoire récapitulatif enregistré le 3 août 2023, Mme B C, représentée par Me Morel, demande au tribunal :

1) de condamner la communauté urbaine le Havre Seine Métropole à lui verser la somme de 14 486,25 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi à la suite d'une chute sur la voie publique dont elle a été victime le 12 mai 2020 ;

2) à titre subsidiaire, de désigner avant-dire-droit un expert avec la mission exposée dans son mémoire ;

3) de mettre à la charge de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa chute a été causée par un défaut d'entretien normal du trottoir ;

- elle maintient qu'il n'appartient qu'à la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole de réparer ses préjudices ;

- elle n'a commis aucune faute de nature à entrainer un partage de responsabilité ou exonérer le défendeur ;

- elle justifie de ses préjudices.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2022, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, représentée par la SELARL Abeille et Associés, conclut à titre principal à sa mise hors de cause et à la mise en cause de la commune du Havre, à titre subsidiaire au rejet de la requête, à titre encore plus subsidiaire à ce que les prétentions indemnitaires soient ramenées à de plus justes proportions et en tout état de cause à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la chute ayant été causée par l'excavation d'un trou destiné à accueillir un mat de cérémonie appartenant à la commune du Havre, cette collectivité est débitrice de l'obligation d'entretien de l'ouvrage ;

- les faits ne sont pas démontrés ;

- l'ouvrage était normalement entretenu ;

- la victime a commis une faute de nature à exonérer la personne publique de sa responsabilité ;

- les préjudices sont exagérément évalués.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2022, la commune du Havre, représentée par Me Pierson, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que les prétentions indemnitaires soient ramenées à de plus justes proportions et en tout état de cause à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les faits ne sont pas démontrés ;

- l'ouvrage était normalement entretenu ;

- la victime a commis une faute de nature à exonérer la personne publique de sa responsabilité ;

- les préjudices sont exagérément évalués.

Par un mémoire enregistré le 27 septembre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie du Havre, représentée par Me Bourdon, demande au tribunal de condamner la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole ou la commune du Havre à lui verser la somme de 27 081,72 euros correspondant aux débours exposés au profit de Mme C, son assurée, assortie des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de son mémoire et la capitalisation de ces intérêts, le montant maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la personne publique condamnée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'elle s'approprie les écritures de Mme C.

En réponse à une demande du tribunal, adressée par courrier du 7 novembre 2023 sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, la caisse primaire d'assurance maladie du Havre a indiqué, par un mémoire du 16 novembre 2023, qu'elle maintenait ses conclusions et moyens précédents en y ajoutant qu'en cas de transaction conclue hors sa présence, elle entend demander la condamnation de la personne publique à lui verser la somme de 13 540,50 euros au titre de la pénalité prévue à l'article L. 376-4 du code de la sécurité sociale. Ce mémoire n'a pas été communiqué.

La clôture de l'instruction a été fixée au 2 octobre 2023 par une ordonnance du 14 septembre 2023.

Un mémoire, présenté pour Mme C, a été enregistré le 5 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code civil ;

- l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ;

- l'arrêté du 19 octobre 2018 de la préfète de la Seine-Maritime portant création de la communauté urbaine de l'agglomération havraise ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Mulot, premier conseiller ;

- les conclusions de Mme Cazcarra, rapporteure publique ;

- et les conclusions de Me Molkhou, pour la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction que Mme B C, née en 1955, soutient avoir chuté le 12 mai 2020 sur la voie publique, en raison d'une béance dans le trottoir entre les numéros 410 et 416 de la rue Aristide Briand sur le territoire de la commune Havre. Elle a été prise en charge par un équipage du service départemental d'incendie et de secours et transportée au service des urgences du groupe hospitalier du Havre où elle a été opérée d'une réduction de la fracture ouverte dont elle souffrait ; une ostéosynthèse a été réalisée. Mme C a été transférée en soins de suites et de réadaptation à compter du 18 mai suivant et a regagné son domicile le 11 août 2020.

2. Mme C ayant saisi son assureur, elle a fait l'objet d'un examen expertal non contradictoire réalisé par le Dr D conclu par la remise d'un rapport le 8 juin 2021. Sur la base des conclusions de ce rapport, Mme C demande à titre principal au tribunal de condamner la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole à l'indemniser des préjudices résultants de la chute du 12 mai 2020.

Sur la requête :

3. Aux termes de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, " Le président de la formation de jugement () peut demander à l'une des parties de reprendre, dans un mémoire récapitulatif, les conclusions et moyens précédemment présentés dans le cadre de l'instance en cours, en l'informant que, si elle donne suite à cette invitation, les conclusions et moyens non repris seront réputés abandonnés () Le président de la formation de jugement () peut en outre fixer un délai, qui ne peut être inférieur à un mois, à l'issue duquel, à défaut d'avoir produit le mémoire récapitulatif mentionné à l'alinéa précédent, la partie est réputée s'être désistée de sa requête ou de ses conclusions incidentes. La demande de production d'un mémoire récapitulatif informe la partie des conséquences du non-respect du délai fixé ".

4. Le conseil de Mme C a été, en application des dispositions de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, invité, par un courrier du président de la formation de jugement du 28 juin 2023 dont il est réputé, en application de l'article R. 611-8-6 du même code, avoir pris connaissance dans un délai de deux jours ouvrés à compter de sa mise à disposition, soit le 30 juin 2023, à présenter un mémoire récapitulatif et informé de ce que, à défaut de cette production dans le délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté d'office. Le mémoire récapitulatif produit pour Mme C n'ayant été enregistré que le 3 août 2023, Mme C doit être regardée, en application des dispositions précitées, comme s'étant désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

Sur les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Havre :

5. En vertu des dispositions des deuxième et troisième alinéas de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, il appartient au juge administratif, qui dirige l'instruction, de mettre en cause la caisse de sécurité sociale qui a servi des prestations à un assuré social, victime d'un accident dont il impute la responsabilité à un tiers. A la suite de cette mise en cause, la caisse devient partie à l'instance engagée par son assuré.

6. Il y a lieu, dès lors, de statuer sur les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Havre, qui s'est approprié les écritures de Mme C et a expressément indiqué maintenir ses conclusions.

En ce qui concerne l'imputabilité :

7. La commune du Havre ne conteste pas que les faits - à les supposer établis, ce sur quoi il sera statué infra - ont trait à l'entretien de la voirie et plus précisément d'un emplacement d'un mat de cérémonie qui se rattache à l'exercice par la commune de la compétence " culture ", que n'exerce pas, ni à titre obligatoire ni à titre choisi, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole.

8. Toutefois, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole assure la compétence de voirie et est, dès lors, chargée de l'entretien de celle-ci, et il ne résulte pas de l'instruction que l'excavation destinée à accueillir le mat de cérémonie dans le cadre de cérémonies organisées par la commune du Havre appartienne à cette dernière. En tout état de cause, cette excavation est incorporée à la voirie publique.

9. Eu égard à cette incorporation, la caisse primaire d'assurance maladie du Havre peut rechercher la responsabilité de l'une seulement de ces collectivités ou leur responsabilité solidaire, sans préjudice des appels en garantie que peuvent former l'une contre l'autre lesdites collectivités.

10. Il suit de là que tant la responsabilité de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole que celle de la commune du Havre sont susceptibles d'être engagées et que la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole n'est pas fondée à demander sa mise hors de cause.

En ce qui concerne la responsabilité :

11. Compte-tenu des circonstances de la chute dont a été victime Mme C, telles qu'elles sont exposées, celle-ci avait la qualité d'usagère de la voirie.

12. Il appartient à l'usager d'un ouvrage public qui demande réparation d'un préjudice qu'il estime imputable à cet ouvrage de rapporter la preuve de l'existence d'un lien de causalité entre le préjudice invoqué et l'ouvrage. Le maître de l'ouvrage ne peut être exonéré de l'obligation d'indemniser la victime qu'en rapportant, à son tour, la preuve soit de l'entretien normal de l'ouvrage, soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.

13. Contrairement à ce que font valoir la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et la commune du Havre, les circonstances factuelles de l'accident subi par Mme C sont suffisamment établies par la fiche bilan VSAV du service de santé et de secours médical et les photographies prises quelques minutes après l'accident. Ces éléments sont corroborés par l'attestation établie par M. A, qui a constaté que la jambe de la victime était enfoncée dans la béance en litige. En outre, il résulte de l'instruction que cette excavation n'était ni protégée ni signalée. Par suite, les personnes publiques défenderesses ne rapportent pas la preuve, qui leur incombe, de l'entretien normal de cet ouvrage.

14. En outre, contrairement à ce qu'elles font valoir, la circonstance que Mme C résidait à proximité du lieu de l'accident n'est pas de nature, en l'absence de tout élément justifiant une vigilance particulière de sa part, à caractériser l'existence d'une faute de la victime de nature à exonérer, même partiellement, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et la commune du Havre de leur responsabilité.

Sur les débours de la caisse primaire d'assurance maladie :

15. En premier lieu, les débours de la caisse primaire d'assurance maladie du Havre, constitués de frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques, d'appareillage et de transports évoqués par le relevé desdits débours, apparaissent établis au regard des autres pièces du dossier, notamment les pièces médicales de Mme C, et ne sont pas contestées en défense. La somme totale, soit 27 081,72 euros, doit être mise à la charge solidaire de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et de la commune du Havre.

16. En revanche, en l'absence de règlement amiable conclu entre la victime directe et le tiers responsable, les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Havre tendant à ce que les défenderesses soient condamnées à lui verser la pénalité prévue au deuxième alinéa de l'article L. 376-4 du code de la sécurité sociale ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions accessoires :

17. En premier lieu, la caisse primaire d'assurance maladie du Havre a droit aux intérêts au taux légal sur la somme de 27 081,72 euros à compter du 27 septembre 2022, date d'enregistrement de son premier mémoire devant le tribunal. Les intérêts échus le 22 septembre 2023 seront capitalisés à cette date, pour produire eux-mêmes intérêts.

18. En deuxième lieu, la caisse primaire d'assurance maladie du Havre a droit à l'indemnité prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, dont le montant maximum a été fixé à 1 191 euros par l'arrêté du 18 décembre 2023 visé ci-dessus.

19. En dernier lieu, d'une part, dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et de la commune du Havre les frais exposés par elles et non compris dans les dépens. D'autre part, il y a lieu de mettre à leur charge solidaire une somme totale de 900 euros au titre des frais exposés par la caisse primaire d'assurance maladie du Havre et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er: Il est donné acte du désistement d'office de la requête de Mme C.

Article 2 : La communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et la commune du Havre sont condamnées solidairement à verser à la caisse primaire d'assurance maladie du Havre la somme totale de 27 081,72 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 27 septembre 2022. Les intérêts échus au 27 septembre 2023 seront capitalisés à compter de cette date pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 3 : La communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et la commune du Havre verseront solidairement à la caisse primaire d'assurance maladie du Havre la somme totale de 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Article 4 : La communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et la commune du Havre verseront solidairement à la caisse primaire d'assurance maladie du Havre une somme de 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Havre sont rejetées pour le surplus.

Article 6 : Les conclusions de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et de la commune du Havre présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à la caisse primaire d'assurance maladie du Havre, à la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et à la commune du Havre.

Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gaillard, présidente,

MM. Bouvet et Mulot, premiers conseillers,

Assistés de M. Tostivint, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2024.

Le rapporteur,

Robin Mulot

La présidente,

Anne Gaillard

Le greffier,

Henry Tostivint

La République mande et ordonne au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2200067

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions