LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2200239

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2200239

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2200239
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge Unique 4
Avocat requérantSAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 janvier 2022, Mme B C, représentée par Me Verilhac, demande au tribunal :

- d'annuler la décision de pôle emploi du 3 juin 2021 portant confirmation de la sanction pour " fausse déclaration pour percevoir le revenu de remplacement " du 22 avril 2021 ;

- de mettre à la charge de pôle Emploi Normandie le versement d'une somme de 5 000 euros au bénéfice de la SELARL Eden avocats au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation au versement de la part contributive de l'Etat.

Elle soutient que :

- la décision comportant la seule mention " le directeur ", il est impossible d'en identifier l'auteur ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- l'intention frauduleuse posée à l'article R.5426-3-3° comme condition à la mise en œuvre de la sanction qui lui a été appliquée n'est pas caractérisée ;

- à titre subsidiaire, elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R.5426-3-3° eu égard à la durée de suppression du revenu de remplacement.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 mars 2022, pôle emploi Normandie, représenté par Me Lesieur-Guinault, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en tant qu'elle est tardive ;

- les moyens ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

' le code de la sécurité sociale ;

' le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Boyer, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique,

- le rapport de Mme A ;

- les observations de Me Verilhac pour Mme C.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Pôle emploi n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 22 avril 2021, le directeur de l'agence Pôle Emploi Normandie a radié Mme C de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de six mois et a supprimé définitivement ses allocations, le recours administratif préalable formé par l'intéressée a été rejeté par décision du 3 juin 2021 dont Mme C demande l'annulation.

Sur la fin de non-recevoir opposée par Pôle emploi :

2. Il résulte de l'instruction que Mme C a, dans le cadre du recours dirigé contre la décision du 3 juin 2021, présenté une demande d'aide juridictionnelle le 22 juillet 2021 soit dans le délai de recours contentieux, lequel a ainsi pu être prorogé par la décision d'aide juridictionnelle rendue le 26 novembre 2021. Par suite et contrairement à ce que fait valoir Pôle emploi, la requête tendant à l'annulation de la décision du 3 juin 2021, enregistrée le 19 janvier 2022 soit moins de deux mois à compter de la date de la décision en litige n'est pas tardive sans qu'il soit au demeurant utile de connaitre la date de sa notification. La fin de non-recevoir opposée par pôle emploi ne peut, par suite, qu'être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. ".

4. La décision du 3 juin 2021 qui se borne à mentionner " Le Directeur " suivie d'une signature, ne comporte pas les nom et prénom de son auteur. S'il a été mentionné, à la rubrique " références à rappeler " de la décision, l'identité d'un possible contact en la personne de " Fabienne Heline ", cette indication ne révèle pas que la personne ainsi désignée serait l'auteur de la décision. L'absence de ces mentions, qu'au demeurant pôle emploi ne conteste pas et qui ne permet pas à Mme C de connaître l'identité du signataire de la décision la radiant de la liste des demandeurs d'emploi et supprimant définitivement ses allocations, la prive d'une garantie. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée ne comporte pas les nom et prénom de son auteur doit être accueilli. Pour ce motif, il y a lieu d'annuler la décision du 3 juin 2021, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

5. Eu égard au motif qui fonde l'annulation, il y a seulement lieu d'enjoindre à Pôle emploi Normandie de réexaminer la situation de Madame C dans le délai d'un mois à compter du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de Pôle emploi Normandie tendant à leur application et dirigées contre Mme C, qui n'est pas partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que Mme C a présentées au titre des frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du directeur de Pôle emploi Normandie du 3 juin 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à Pôle emploi Normandie de réexaminer la situation de Mme C dans le délai d'un mois à compter du présent jugement.

Article 3 : Les conclusions présentées par les parties au titre des frais du litige sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et à Pôle emploi Normandie.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.

La magistrate désignée,

C. A

Le greffier,

J.-L. Michel

La République mande et ordonne au préfet de Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions