lundi 9 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2200460 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | INTER-BARREAUX EMO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 2 février 2022, 4 avril 2023, 16 novembre 2023, 11 janvier 2024, 1er février 2024, 13 mars 2024 et 18 avril 2024, la SA Allianz I.A.R.D., représentée par Me El Kaim, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le syndicat mixte des bassins versants Saane, Vienne et Scie à lui verser la somme de 90 499,22 euros ainsi que les intérêts au taux légal à compter de la réception de sa demande préalable en réparation des préjudices subis par M. A, son assuré, dans les droits duquel elle est subrogée ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner solidairement le syndicat et la communauté de communes Terroir de Caux au versement de cette somme ;
3°) de mettre à la charge de " la partie succombante " la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense enregistrés les 14 novembre 2022, 10 janvier 2024 et 1er mars 2024, le syndicat mixte des bassins versants Saane, Vienne et Scie, représentée par Me Billorté-Tennah, conclut à sa mise hors de cause, au rejet de la requête, à ce que la communauté de communes Terroir de Caux soit condamnée à le garantir de toute condamnation prononcée à son encontre et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 2 500 euros au titre des frais de procès.
Par des mémoires en défense enregistrés les 6 décembre 2023, 26 février 2024 et 26 mars 2024, la communauté de communes Terroir de Caux, représentée par la SCP Emo Avocats, conclut conclut à sa mise hors de cause, au rejet de la requête, à ce que le syndicat mixte des bassins versants Saane, Vienne et Scie soit condamné à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 3 000 euros au titre des frais de procès.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Mulot, premier conseiller, pour statuer par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte des dispositions du 1° et du 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative que les premiers conseillers désignés par les présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, donner acte des désistements et statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.
2. L'article R. 611-8-1 du même code dispose que " Le président de la formation de jugement () peut demander à l'une des parties de reprendre, dans un mémoire récapitulatif, les conclusions et moyens précédemment présentés dans le cadre de l'instance en cours, en l'informant que, si elle donne suite à cette invitation, les conclusions et moyens non repris seront réputés abandonnés () / Le président de la formation de jugement () peut en outre fixer un délai, qui ne peut être inférieur à un mois, à l'issue duquel, à défaut d'avoir produit le mémoire récapitulatif mentionné à l'alinéa précédent, la partie est réputée s'être désistée de sa requête ou de ses conclusions incidentes. La demande de production d'un mémoire récapitulatif informe la partie des conséquences du non-respect du délai fixé ".
3. Sur le fondement de ces dispositions, le conseil de la SA Allianz I.A.R.D. a été invité, par un courrier du 1er février 2024 dont il a pris connaissance le jour même, à reprendre, dans un mémoire récapitulatif, les conclusions et moyens précédemment présentés dans le cadre de l'instance en cours et a été informé qu'à défaut de production dans le délai imparti, la requérante serait réputée s'être désistée. Le mémoire récapitulatif n'a été enregistré au greffe du tribunal que le 13 mars 2024, soit postérieurement au délai imparti. Par suite, la SA Allianz I.A.R.D est réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal est tenu d'en donner acte.
4. Enfin il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SA Allianz I.A.R.D le versement d'une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par le syndicat mixte des bassins versants Saane, Vienne et Scie et, d'autre part, la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés la communauté de communes Terroir de Caux.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SA Allianz I.A.R.D.
Article 2 : La SA Allianz I.A.R.D. versera, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 000 euros syndicat mixte des bassins versants Saane, Vienne et Scie et la somme de 1 000 euros à la communauté de communes Terroir de Caux.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SA Allianz I.A.R.D, au syndicat mixte des bassins versants Saane, Vienne et Scie et à la communauté de communes Terroir de Caux.
Fait à Rouen, le 9 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
signé
R. Mulot
La République mande et ordonne au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
S. Combes
N°2200460
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026