jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2200535 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | EBC AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 février 2022, le groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) Reconnu Bauchet, représenté par la SELARL EBC Avocats, demande au tribunal :
1) d'annuler les décisions implicites nées du silence gardé par le président de la métropole Rouen Normandie sur les demandes qu'il lui a adressées les 8 novembre 2021 et 28 janvier 2022 tendant à l'indemnisation de ses préjudices ainsi qu'à la réalisation de travaux de prévention du déversement d'eaux insalubres sur la parcelle 0A 441 lui appartenant ;
2) d'enjoindre au président de la métropole de faire procéder aux travaux demandés ;
3) de condamner la métropole Rouen Normandie à lui verser la somme de 28 000 euros ainsi que les intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de la requête en réparation du préjudice né du déversement d'eaux insalubres sur sa parcelle ;
4) de mettre à la charge de la métropole Rouen Normandie la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision rejetant sa demande est insuffisamment motivée ;
- le refus méconnait les dispositions de l'article L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales ;
- il est tiers à l'ouvrage public que constitue la station d'épuration, de sorte que la métropole Rouen Normandie est responsable, même sans faute, des dommages causés par son fonctionnement ;
- la Métropole Rouen Normandie a, en outre, commis une faute de nature à engager sa responsabilité dans l'entretien et l'exploitation de la station d'épuration ;
- il justifie de ses préjudices.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 juin 2022 et 28 juin 2024, la métropole Rouen Normandie, représentée par la SCP Normand et Associés, conclut à titre principal au rejet de la requête, à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge du requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à titre subsidiaire à ce que la commune de Boos soit condamnée à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre.
Elle fait valoir que :
- le requérant n'établit pas le lien entre l'ouvrage public en cause et les préjudices dont il sollicite la réparation ;
- l'ouvrage était normalement entretenu ;
- le maire de Boos a commis, dans l'exercice de ses pouvoirs de police, une faute de nature à justifier l'appel en garantie formé à son encontre.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 avril et 22 juillet 2024, la commune de Boos, représentée par la SELARL Vermont - Trestard et Associés, conclut au rejet de l'appel en garantie formé à son encontre et à ce que soit mise à la charge de la Métropole Rouen Normandie la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la métropole Rouen Normandie exerce la compétence assainissement et que le maire n'a commis aucune faute dans l'exercice de son pouvoir de police.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le décret n°2014-1604 du 23 décembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mulot, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Dujardin, rapporteur public ;
- les observations de Me Monange, avocate du GAEC Reconnu Bauchet ;
- les observations de Me Flageul, avocate de la Métropole Rouen Normandie ;
- et les observations de Me Alphonse substituant Me Vermont, avocate de la commune de Boos.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que le GAEC Reconnu Bauchet exploite sur le territoire de la commune de Boos un herbage de vingt-cinq hectares sur lequel paît à la belle saison une cinquantaine de vaches Blondes d'Aquitaine et leurs veaux. Les pâtures exploitées par le requérant sont situées en aval de l'exécutoire de la station d'épuration située sur le territoire de la commune et appartenant à la Métropole Rouen Normandie. Selon ses déclarations, le GAEC Reconnu Bauchet a constaté, entre 2015 et 2020, des écoulements d'eaux souillées provenant de la station d'épuration. En février 2020, une analyse menée sur ses bovins a conclu à un taux d'infestation à la paratuberculose de 28 % des bêtes, nécessitant une intervention de l'autorité étatique compétente et de l'inspection vétérinaire. Plusieurs animaux ont du être abattus.
2. En juin 2021, une expertise amiable a été organisée à l'initiative de l'assureur du requérant et le rapport du Dr A, vétérinaire, a été rendu le 28 octobre 2021. Après avoir vainement saisi la métropole Rouen Normandie de deux demandes tendant à l'indemnisation de ses préjudices et à la réalisation de travaux, le GAEC Reconnu Bauchet demande à titre principal au tribunal de condamner la métropole Rouen Normandie à l'indemniser de ses préjudices.
Sur l'interprétation des demandes du GAEC :
3. La personne qui subit un préjudice direct et certain du fait du comportement fautif d'une personne publique peut former devant le juge administratif une action en responsabilité tendant à ce que cette personne publique soit condamnée à l'indemniser des conséquences dommageables de ce comportement.
4. Elle peut également, lorsqu'elle établit la persistance du comportement fautif de la personne publique responsable et du préjudice qu'elle lui cause, assortir ses conclusions indemnitaires de conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la personne publique en cause de mettre fin à ce comportement ou d'en pallier les effets. De telles conclusions à fin d'injonction ne peuvent être présentées qu'en complément de conclusions indemnitaires.
5. De la même façon, le juge administratif ne peut être saisi, dans le cadre d'une action en responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, de conclusions tendant à ce qu'il enjoigne à la personne publique de prendre les mesures de nature à mettre fin au dommage ou à en pallier les effets, qu'en complément de conclusions indemnitaires.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions du GAEC Reconnu Bauchet doivent être regardées comme tendant, en premier lieu, à l'indemnisation de ses préjudices et, en second lieu, dans les conditions rappelées aux points 4 et 5 ci-dessus, à ce qu'il soit enjoint à la Métropole Rouen Normandie de prendre les mesures de nature à mettre fin au dommage ou à en pallier les effets.
En ce qui concerne les conclusions indemnitaires :
Quant au principe de la responsabilité :
7. Le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage n'est pas inhérent à l'existence même de l'ouvrage public ou à son fonctionnement et présente, par suite, un caractère accidentel.
8. Le GAEC Reconnu Bauchet a la qualité de tiers à l'ouvrage public que constitue la station d'épuration. Les dommages dont il se plaint, constitués par des inondations de ses pâturages par des eaux souillées excédentaires rejetées par la station d'épuration, n'étant pas inhérents à l'existence même de l'ouvrage public ou à son fonctionnement mais présentant un caractère accidentel, il n'est pas tenu de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice, mais seulement l'existence et l'étendue dudit préjudice ainsi que son lien avec le fait générateur.
9. Contrairement à ce que fait valoir la Métropole Rouen Normandie en se bornant à alléguer qu'il existe d'autres causes possibles, il résulte de l'instruction et notamment des documents techniques relatifs à la station d'épuration, aux pièces topographies et photographiques ainsi que du rapport de l'expert désigné par l'assureur que les écoulements de la station d'épuration dans les pâturages exploités par le requérant ont été à l'origine d'une contamination des animaux. Par suite la Métropole Rouen Normandie est responsable, même en l'absence de faute, des dommages subis par le GAEC Reconnu Bauchet du fait du déversement des eaux usées.
Quant aux préjudices :
10. Il résulte de l'instruction et notamment des indications du rapport d'expertise, des bons d'enlèvement du négociant, partenaire contractuel du requérant et des bordereaux d'achat que vingt-huit bovins ont dû être abattus entre le 1er janvier 2020 et le 5 juillet 2021 et ont été vendus, compte-tenu de leur état, à un prix inférieur (environ 612 euros HT pièce) à la valeur du marché pour des bêtes saines, pour un montant de perte non contesté de 17 171,41 euros HT. Il en va de même de la génisse n°7643194836, et du bovin n° 7643194825 pour lesquels le manque à gagner de valeur bouchère peut être évalué à la somme de 1 264 euros HT.
11. En outre, il résulte du rapport vétérinaire qu'une vache et un bovin, portant respectivement les numéros d'identification FR7643194020 et FR7643194531 ont du être euthanasiés les 12 février 2020 et 20 septembre 2021 compte-tenu d'une cachexie caractérisée et de la suspicion d'une paratuberculose ; la perte de valeur marchande a été évaluée par l'expert à 2 000 HT par bête. En l'absence de toute contestation utile, il y a lieu de retenir cette valeur, qui résulte suffisamment de l'instruction, soit 4 000 euros HT.
12. En revanche, si le GAEC requérant sollicite la somme de 720,11 euros HT au titre de frais vétérinaires, le principe et le montant desdits frais ne ressortent pas des pièces versées au dossier.
13. Enfin, les dommages constatés dans son exploitation ont été à l'origine d'un préjudice moral subi par le GAEC requérant, compte-tenu de son objet ; il en sera fait une juste appréciation en condamnant la Métropole Rouen Normandie à lui verser, à ce titre, une somme de 1 500 euros.
14. Enfin, le GAEC Reconnu Bauchet a droit aux intérêts au taux légal correspondant à l'indemnité de 23 935, 41 euros à compter du 4 février 2022, date d'enregistrement de sa requête, ainsi qu'il le demande.
Sur l'appel en garantie formé par la Métropole Rouen Normandie :
15. En premier lieu, s'il résulte de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales que les communes sont, en principe, compétentes en matière d'assainissement des eaux usées, l'article L. 5217-2 du même code prévoyait, y compris dans ses versions applicables durant les périodes de survenance des dommages, que " La métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences suivantes : () 5° En matière de gestion des services d'intérêt collectif : a) Assainissement des eaux usées, dans les conditions prévues à l'article L. 2224-8 () ", ce que confirment d'ailleurs les statuts de la Métropole dans leur version issue de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 23 juillet 2019. Par suite, la Métropole Rouen Normandie ne saurait sérieusement soutenir qu'elle n'exercerait pas cette compétence, à laquelle se rattachent les dommages en litige.
16. En second lieu, aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment () 5° Le soin de prévenir, par des précautions convenables, et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux ainsi que les pollutions de toute nature, tels que les incendies, les inondations, les ruptures de digues, les éboulements de terre ou de rochers, les avalanches ou autres accidents naturels, les maladies épidémiques ou contagieuses, les épizooties, de pourvoir d'urgence à toutes les mesures d'assistance et de secours et, s'il y a lieu, de provoquer l'intervention de l'administration supérieure ".
17. La carence du maire à faire usage des pouvoirs de police que lui confèrent les dispositions précitées n'est fautive, et par suite de nature à engager la responsabilité de la commune, que dans le cas où, en raison de la gravité ou de l'imminence du péril résultant d'une situation particulièrement dangereuse pour le bon ordre, la sécurité ou la salubrité publiques, cette autorité, en n'ordonnant pas les mesures indispensables pour faire cesser ce péril grave ou imminent, méconnaît ses obligations légales.
18. En l'espèce, outre que les dommages sont liés à une non-conformité de la station d'épuration de Boos, relevée par le préfet de la Seine-Maritime dans un courrier 25 juillet 2022 qui fait notamment état d'une non-conformité " depuis 10 ans du fait d'un traitement de désinfection défaillant " et d'une surcharge " au niveau hydraulique ", ainsi que des conséquences relevées en aval, il ne résulte pas de l'instruction qu'en s'abstenant de prendre des mesures relevant de la police municipale, le maire de Boos, qui par ailleurs indique sans être contester refuser toute demande de permis de construire qui ne prévoirait pas d'assainissement individuel, ait commis une faute de nature à engager la responsabilité de la commune.
19. Il résulte de ce qui précède que la Métropole Rouen Normandie n'est pas fondée à demander à ce que la commune de Boos soit condamnée à la garantir des condamnations prononcées à son encontre.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction :
20. Lorsque le juge administratif condamne une personne publique responsable de dommages qui trouvent leur origine dans l'exécution de travaux publics ou dans l'existence ou le fonctionnement d'un ouvrage public, il peut, saisi de conclusions en ce sens, s'il constate qu'un dommage perdure à la date à laquelle il statue du fait de la faute que commet, en s'abstenant de prendre les mesures de nature à y mettre fin ou à en pallier les effets, la personne publique, enjoindre à celle-ci de prendre de telles mesures. Pour apprécier si la personne publique commet, par son abstention, une faute, il lui incombe, en prenant en compte l'ensemble des circonstances de fait à la date de sa décision, de vérifier d'abord si la persistance du dommage trouve son origine non dans la seule réalisation de travaux ou la seule existence d'un ouvrage, mais dans l'exécution défectueuse des travaux ou dans un défaut ou un fonctionnement anormal de l'ouvrage et, si tel est le cas, de s'assurer qu'aucun motif d'intérêt général, qui peut tenir au coût manifestement disproportionné des mesures à prendre par rapport au préjudice subi, ou aucun droit de tiers ne justifie l'abstention de la personne publique. En l'absence de toute abstention fautive de la personne publique, le juge ne peut faire droit à une demande d'injonction, mais il peut décider que l'administration aura le choix entre le versement d'une indemnité dont il fixe le montant et la réalisation de mesures dont il définit la nature et les délais d'exécution.
21. Il résulte suffisamment de l'instruction et notamment du courrier du préfet de la Seine-Maritime mentionné au point 18 du présent jugement que le dommage, à supposer qu'il persiste, trouve son origine non dans la seule existence de l'ouvrage public que constitue la station d'épuration de Boos, mais dans le fonctionnement anormal de cet ouvrage.
22. En revanche, l'état du dossier ne permet pas au tribunal de faire application de la règle rappelée ci-dessus. D'une part, le GAEC requérant n'ayant pas actualisé ses demandes, il ne résulte pas de l'instruction que les dommages se seraient poursuivis au-delà de la fin de l'année 2021 et perdureraient à la date de la présente décision. D'autre part, aucun élément du dossier ne permet de déterminer les mesures à prendre pour prévenir tout nouveau préjudice, notamment des travaux sur l'ouvrage ou à ses abords afin d'éviter l'écoulement dans la pâture du requérant d'eaux souillées ou en assurer la compensation, par exemple par l'attribution d'autres parcelles. En l'absence de possibilité de détermination des mesures à prendre par la Métropole Rouen Normandie, le tribunal n'est pas en mesure d'apprécier si un motif d'intérêt général, qui peut tenir au coût manifestement disproportionné des mesures à prendre par rapport au préjudice subi, s'opposerait au prononcé d'une telle injonction.
23. Il y a lieu, dans ces conditions, d'ordonner un supplément d'instruction tendant à la production de documents ou d'éléments tels qu'énoncés à l'article 1er du présent jugement.
Sur les frais de procès :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du GAEC Reconnu Bauchet, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la Métropole Rouen Normandie demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la Métropole Rouen Normandie le versement, d'une part, d'une somme de 1 500 euros au GAEC requérant et, d'autre part, d'une somme de 1 500 euros à la commune de Boos, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Avant de statuer sur les conclusions à fin d'injonction du GAEC Reconnu Bauchet, il sera procédé à un supplément d'instruction tendant à la production :
- par le GAEC Reconnu Bauchet, de tout élément de nature à justifier que le dommage dont il se plaint perdure, ces éléments devant permettre d'en apprécier la nature et l'étendue ; ces documents devront parvenir au greffe du tribunal dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement ;
- par la Métropole Rouen Normandie, de tout document, étude ou élément qu'il lui appartiendra de déterminer, permettant de définir et chiffrer le coût des mesures à prendre pour mettre fin aux dommages subis par le GAEC Reconnu Bauchet ou d'en pallier les effets, en tenant compte des droits des tiers éventuellement concernés. Ces documents devront parvenir au greffe du tribunal dans un délai de quatre mois à compter de la transmission à la Métropole des premiers éléments produits par le requérant ou, à défaut, de l'expiration du délai qui lui est imparti pour les produire.
Il est sursis à statuer sur ces conclusions.
Article 2 : La Métropole Rouen Normandie est condamnée à verser au GAEC Reconnu Bauchet la somme de 23 935,41 euros (dont 22 435,41 HT) avec intérêts au taux légal à compter du 4 février 2022.
Article 3 : La Métropole Rouen Normandie versera au GAEC Reconnu Bauchet la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La Métropole Rouen Normandie versera à la commune de Boos la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Les conclusions d'appel en garantie de la Métropole Rouen Normandie et celles formées par elle sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié au GAEC Reconnu Bauchet, à la Métropole Rouen Normandie et à la commune de Boos.
Copie pour information en sera adressée au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 28 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
MM. Bouvet et Mulot, premiers conseillers,
Assistés de M. Tostivint, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024.
Le rapporteur,
signé
Robin Mulot La présidente,
signé
Anne Gaillard Le greffier,
signé
Henry Tostivint
La République mande et ordonne au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
S. Combes
N°2200535
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026