Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2200720
mercredi 3 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2200720 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 février 2022, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 janvier 2022 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) de l'Eure ne lui accordé qu'une remise de 328 euros de sa dette correspondant à un indu de prime d'activité ;
2°) de lui accorder une remise totale de sa dette.
Une demande de régularisation a été adressée le 22 février 2022 à Mme A lui demandant dans un délai de trente jours, d'expliciter sa requête au moyen du formulaire prévu par l'article R. 772-6 du même code.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. En outre, aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative applicable aux contentieux sociaux, dont relève la présente requête : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours () ".
3. En l'espèce, Mme A conteste la décision du 7 janvier 2022 par laquelle le directeur de la CAF de l'Eure ne lui accordé qu'une remise partielle de sa dette correspondant à un indu de prime d'activité. Par sa requête, elle expose être dans une situation financière difficile. Les allégations de la requérante n'étant manifestement pas assorties des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, elle a été invitée, par une demande de régularisation du 22 février 2022, à expliciter et compléter sa demande par la production de documents ou d'éléments de nature à établir que la décision en litige serait susceptible de méconnaître ses droits et ce, dans un délai de trente jours sous peine de rejet de la requête par la voie d'une ordonnance. Cette demande de régularisation, reçue par Mme A le 25 février 2022, est restée sans réponse. La requérante n'ayant ainsi présenté aucun moyen de fait ou de droit dans sa réponse à la demande de régularisation du 22 février 2022, il y a lieu de rejeter les conclusions de sa requête en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Copie en sera adressée, pour information, à la caisse d'allocations familiales de l'Eure.
Fait à Rouen, le 3 août 2022.
La présidente de la 4ème chambre
A. MACAUD
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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